<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132</id><updated>2012-01-05T23:55:29.603+01:00</updated><category term='yopal'/><category term='OFS'/><category term='étranger'/><category term='usa'/><category term='france'/><category term='gastronomie'/><category term='colombie'/><category term='barranca'/><category term='abu dhabi'/><category term='rio'/><category term='santé'/><category term='divers'/><category term='mondial'/><category term='préparatifs'/><category term='dubai'/><category term='uk'/><category term='madrid'/><category term='souvenirs'/><category term='new york'/><category term='identité'/><category term='humeur'/><category term='vie courante'/><category term='tech'/><category term='oxford'/><category term='san francisco'/><category term='field'/><category term='culture'/><category term='el coca'/><category term='senteur'/><category term='quito'/><category term='tunisie'/><category term='abingdon'/><category term='geek'/><category term='cuba'/><category term='school'/><category term='cinéma'/><category term='tunis'/><category term='londres'/><category term='n&apos;importe quoi'/><category term='musique'/><category term='argentine'/><category term='lecture'/><category term='paris'/><category term='casabe'/><category term='off'/><category term='marseille'/><category term='bogota'/><category term='bruxelles'/><category term='completions'/><category term='ça m&apos;énerve'/><category term='andina'/><category term='avion'/><title type='text'>S comme...</title><subtitle type='html'>De quoi vous tenir au courant de mes périples !</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>271</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5908615402897043564</id><published>2011-12-23T00:21:00.008+01:00</published><updated>2012-01-05T17:59:42.113+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='uk'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><title type='text'>Ils sont fous ces British (2)</title><content type='html'>L'autre jour j'étais dans un resto, aux toilettes.&lt;div&gt;Il faut savoir que les toilettes dans les lieux publics, au Royaume-Uni, c'est sacré. Je pense pouvoir me risquer à une généralisation encore plus générale en parlant des lieux publics généralement. ! Dans les restos, ici, les toilettes - &lt;i&gt;the loo&lt;/i&gt; en VO, prononcer louw - sont propres. Et ça ne s'arrête pas là ! En fait elles sont propres, systématiquement, et on y trouve tout à profusion ; du basique : papier toilette, savon, serviettes en papier, sèche-mains ; ainsi que du moins basique : crème hydratante, parfums, mouchoirs en papier. Et on y trouve surtout cet élément qui revient partout dans les lieux publics tels que le métro ou les trains : un numéro de téléphone sur un petit écriteau indiquant qui contacter en cas de mauvais état des lieux... Parfois, en bonus, il y a un autre numéro, celui à contacter si l'on est témoin de vandalisme dans ce lieu public. Tout de suite les spots &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Catch a looter"&lt;/span&gt; appelant à dénoncer les vilains délinquants lors des émeutes de Londres cet été prennent tout leur sens...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la quête ultime de respect de l'ordre à tout prix, s'il y a un autre point sensible au Royaume-Uni il s'agit bien des queues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Premier Tableau :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cet été, à la gare, à Londres, je désirais prendre un billet de train pour me rendre à l'aéroport.&lt;br /&gt;La première règle de survie à connaître, c'est qu'au Royaume-Uni il vaut toujours mieux éviter d'acheter ses billets (quels qu'ils soient) sur place et toujours privilégier l'achat sur internet, qui sera systématiquement ridiculement moins cher.&lt;br /&gt;La deuxième règle de survie c'est qu'obtenir &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le bon&lt;/span&gt; billet sans aide relève de l'épreuve olympique, car il faut s'y retrouver entre l'heure de pointe, l'heure pas de pointe, les billets très à l'avance, et, comble du comble, même pour des trajets d'une demi-heure, type RER ou train de banlieue, il faut spécifier l'horaire exact du train (voire bus) que l'on va prendre et prendre le train correspondant sous peine de devoir racheter un billet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partant de ces deux principes, il en résulte de manière directe et irrévocable que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'usager a toujours tort&lt;/span&gt;, et qu'il se fera toujours avoir. S'il est prévoyant et fait ses achats sur Internet à l'avance, il risquera très fortement de ne pas prendre le bon billet, et s'il est à l'arrache, il paiera ses billets plus du double et sera très souvent en retard de toutes façons à cause de l'heure et demi de queue au comptoir qu'il n'avait pas prévue...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en revenons tout naturellement à cette belle journée ensoleillée où je souhaitais me rendre à l'aéroport et m'y étais pris plus de quatre heures à l'avance pour éviter toute mauvaise surprise (j'ai fini par rater mon vol, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;of course&lt;/span&gt;). J'arrive à la gare et mets quinze minutes à trouver le comptoir de vente des billets de train pour Gatwick. Trois vendeurs pour toute la gare, bah voyons... Au moins ici le concept de file unique est à peu près bien assimilé, ce qui optimise le temps d'attente. Pour organiser cette queue, il y a des petites rambardes organisées en escargot, et comme à l'aéroport, on peut en décrocher le ruban pour se glisser à l'intérieur. Bien sûr, quand je trouve enfin le guichet, Loi de Murphy oblige, j'arrive dans le sens opposé à celui de la file d'attente, mais le dernier segment de l'escargot est totalement vide, personne n'y fait encore la queue. Alors dans ma quête perpétuelle de l'optimisation et histoire de m'économiser 23 pas, au lieu de faire le tour, aller jusqu'au bout, entrer dans l'escargot et revenir, je me contente d'arriver du côté opposé, d'ouvrir le ruban détachable et de me glisser dedans ni vue ni connue... Sauf qu'à ce moment précis, au niveau de la *vraie* entrée, une dame d'un certain âge surgit du néant, et me voyant OSER gruger, elle se met à courir pour prendre la place qu'elle estime être sienne, juste devant moi, parce qu'elle, elle est entrée du bon côté... Elle me dévisage du regard tout en me devançant et me lance un implacable &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"you were cheeting"&lt;/span&gt;, injure suprême au pays du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Name and Shame&lt;/span&gt;... Sur le moment, je n'avais pas tout compris, car d'où je viens, on laisse passer les personnes âgées de toutes façons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-L1-T6xrJeSg/TwXUJyEDvrI/AAAAAAAAAyM/iXjbyNz0-Lk/s1600/image.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 299px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-L1-T6xrJeSg/TwXUJyEDvrI/AAAAAAAAAyM/iXjbyNz0-Lk/s400/image.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5694190568402566834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Second Tableau :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;À l'aéroport (comme souvent), récemment, je souhaitais acheter quelques friandises et à manger dans une boutique. Il y avait la queue à la caisse, alors je l'ai faite car j'ai bien compris qu'on ne rigolait pas avec ça ici. Mon tour arrive, je dépose mon gobelet plein de bonbons et deux sandwiches. "Heyya.. Did you neeeed a baaag?" me demande le vendeur.&lt;br /&gt;Une fois n'est pas coutume, je réponds que oui, parce que mon sac à main croule déjà sous le poids de mon laptop, de son alimentation et des deux adaptateurs dont j'ai besoin pour la brancher au prises anglaises. Il me facture le sac une livre et me le tend avec les 2 sandwiches dedans pendant que je tape mon code de carte bleue, alors que le gobelet reste sur le comptoir. Je lui demande s'il peut également le glisser dans le sac tout en me demandant pourquoi diable il ne l'avait pas fait... Il reste figé, je récupère ma carte bleue, prends mon sac et le gobelet qui était resté sur le comptoir et m'éloigne en cherchant l'arnaque et recomptant mentalement combien j'aurais dû payer car malgré le sac plastique à une livre je trouve m'en être plutôt bien tirée... Le gobelet ! Je vérifie sur le ticket de caisse, et comme je le soupçonnais, les bonbons n'y figurent pas ! Bon sang de bon soir ! Dans l'émotion je retourne sur mes pas et assaillis la vendeuse juste à côté, que je trouve libre, et lui dis en vrac que son collègue vient d'oublier de me facturer un article. Elle me répond sec d'attendre mon tour et m'envoie valser dans la queue... Je m'exécute en contenant ma rage et ravalant mes mauvais sentiments car NON je ne mangerai pas des bonbons volés ! Cinq minutes et deux clients plus tard, c'est enfin mon tour, à nouveau, et je demande à la vendeuse calmement si elle se rend bien compte qu'elle vient de m'ordonner de faire la queue pour que j'offre généreusement de corriger l'oubli de son collègue et payer un article pour lequel j'avais DEJA fait la queue. Elle balbutie et ne semble pas comprendre la partie où je parle de doublon, mais saisit en revanche assez bien le passage où je lui file 3 livres supplémentaires qu'elle encaisse naturellement....&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5908615402897043564?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5908615402897043564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/12/ils-sont-fous-ces-british-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5908615402897043564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5908615402897043564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/12/ils-sont-fous-ces-british-2.html' title='Ils sont fous ces British (2)'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-L1-T6xrJeSg/TwXUJyEDvrI/AAAAAAAAAyM/iXjbyNz0-Lk/s72-c/image.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-338633202294933102</id><published>2011-12-10T00:11:00.008+01:00</published><updated>2011-12-10T03:07:03.933+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='uk'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tech'/><title type='text'>Ils sont fous ces British (1)</title><content type='html'>C'est pas du jeu !&lt;br /&gt;Ça fait trois mois que je suis ici et je ne vous ai fait part d'aucune des spécificités locales qui font le charme du Royaume-Uni....&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au bureau.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au bureau, les Anglais travaillent.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne travaille pas avec suffisamment d'Anglais pour vous raconter la façon dont ils travaillent, mais ce qui est clair, c'est que contrairement à l'autre côté du canal, ici sur l'île il n'y a pas de pauses café conventionnelles, genre celle de 10h ou celle après le déjeuner où tout le monde se retrouve de façon conviviale autour de la machine à café pour raconter son weekend ou polémiquer sur les dernières sorties ciné. Aucun endroit donc pour claquer la bise et taper la discute sur la nouvelle coupe de cheveux d'Untel ou les derniers ragots sur UneAutreTelle. En fait si, mais cet endroit s'appelle le &lt;i&gt;pub&lt;/i&gt;, et les gens le fréquentent après le boulot pour y boire des pintes et raconter des blagues dans le flegme et l'ambiance qui s'imposent.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il reste la pause déjeuner.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En fait beaucoup de mes collègues déjeunent à leur bureau, des tartines ou de la nourriture en tupperware (c). Il faut dire que même s'ils avaient la témérité de déjeuner à la &lt;i&gt;canteen&lt;/i&gt; - comme les plus vaillants parmi lesquels je suis fière de compter - ils auraient droit aux tartines &lt;i&gt;chutney&lt;/i&gt;/&lt;i&gt;chicken&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;cheddar&lt;/i&gt;/&lt;i&gt;letuce&lt;/i&gt;, ou à des plats plus traditionnels tels que le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Haggis" style="font-style: italic; "&gt;haggis&lt;/a&gt;, ce plat écossais (ci-dessous) &lt;i&gt;mieux connu en France sous le nom de "panse de brebis farcie"&lt;/i&gt; pour reprendre Wikipedia, ou le curry indien qu'on ne présente plus (et qui est bien souvent la "valeur sûre" de la cantine).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-FfjtsBrKYZ4/TuKx9VH-dCI/AAAAAAAAAx8/diX7WtWQTgE/s1600/haggis.png" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 360px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-FfjtsBrKYZ4/TuKx9VH-dCI/AAAAAAAAAx8/diX7WtWQTgE/s400/haggis.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5684301346895721506" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On n'a peut-être pas droit au stand pizzas des bureaux de Clamart, mais ici, nous avons droit à l'ascenseur du futur - &lt;i&gt;the lift of the future&lt;/i&gt;! L'ascenseur du futur c'est quoi d'abord ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Déjà il faut noter que nos bureaux sont situés dans un parc scientifique au milieu d'un village à vingt minutes d'Oxford en prenant la nationale, et que le bâtiment où nous sommes installés compte un rez-de-chaussée et deux étages... et deux ascenseurs pour rejoindre les étages supérieurs. Vus comme ça, c'est un peu incongru.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Surtout quand on sait que ce sont des ascenseurs qui parlent. Ils, enfin ELLES parlent, d'une voix claire et dans un anglais britannique parfait. Elles disent &lt;i&gt;"Gueuyingue eup. Dôeuz cloeuzine. Ding. Feust flôeu. Dôeuz oeupeuningue. Gueuyine daeun."&lt;/i&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.hark.com/clips/hyjngqxqrc-going-up-in-a-lift-slash-elevator"&gt;(si si je vous jure)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Alors je veux bien croire que ces ascenseurs sont là pour les aveugles, mais quand bien même au boulot ils pourraient rejoindre leurs étages j'ai toujours du mal à comprendre comment ils feraient pour rejoindre le boulot... Enfin toujours est-il que du coup on n'a pas d'aveugles au boulot, mais on a deux ascenseurs qui parlent !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-338633202294933102?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/338633202294933102/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/12/ils-sont-fous-ces-british-1.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/338633202294933102'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/338633202294933102'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/12/ils-sont-fous-ces-british-1.html' title='Ils sont fous ces British (1)'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-FfjtsBrKYZ4/TuKx9VH-dCI/AAAAAAAAAx8/diX7WtWQTgE/s72-c/haggis.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-1389787293183587227</id><published>2011-11-26T15:39:00.006+01:00</published><updated>2011-11-29T02:02:40.205+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='oxford'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='divers'/><title type='text'>l'Automne, le vrai</title><content type='html'>&lt;div&gt;Au début du mois j'ai pu profiter d'une escapade au soleil (Émirats puis Tunis), et j'ai compris sur place, en regardant en face ma mine blafarde aux rayons du jour que j'avais définitivement perdu mon teint hâlé d'aventurière d'Amérique Latine, et qu'une page de mon existence s'était tournée... Une de mes grandes peurs, en "rentrant" en Europe, outre perdre mon bronzage, était le climat nordique et le retour dans mon existence des saisons, après près de deux ans d'absence...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais force est de constater que malgré la nuit qui tombe à QUATRE HEURES DE L'APREM (!!!!!), la baisse de moral en flèche qui en découle, le froid polaire qui règne en ce moment au Royaume-Uni (5-12 degrés, soit 10 degrés de plus que les normales saisonnières) et les pluies diluviennes (0 mm ou pas loin de pluie en novembre), l'automne a du bon.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'automne m'a fait redécouvrir les joies d'avoir un appétit gargantuesque à toute heure du jour ou de la nuit, avec une forte préférence pour les produits riches en beurre, fromage, chocolat, crème et autres substances lipidiques ! Je ne sais pas si ça me sauvera de la malnutrition, mais il paraît que j'ai l'air moins "digne de campagnes Unicef contre la malnutrition".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les nuits plus longues me donnent un prétexte pour dormir (encore) plus ! Avec une moyenne de huit heures par nuit contre six heures trente dans ma vie antérieure, et des pointes à douze heures le weekend et parfois même en semaine, je n'ai jamais eu un tel sentiment de sommeil comblé. Je soupçonne aussi un peu le fait que boire cinq litres de thé par jour puisse être responsable de me faire flirter à nouveau avec l'anémie, mais dormir c'est tellement bon que je fais la sourde oreille et continue de siroter mon thé !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et puis surtout, je remercie cette saison qui sonne comme une invitation à rester en pyjama tout le weekend sous la couette à mater des séries, lire des livres, se badigeonner de crème hydratante, surfer sur internet, boire du thé chaud et grignoter des frosties, autrement dit, COCOONER - parce que la culpabilité nous a fait trouver une expression consacrée pour transformer un état de larve-en-quasi-hibernation hivernal en activité trendy avec un nom à consonance anglo-saxonne.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-cpnPWpogNWM/TtEA338SMsI/AAAAAAAAAxw/0M-MHkr-vsk/s1600/veilhan-cecile-cocooning.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 397px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-cpnPWpogNWM/TtEA338SMsI/AAAAAAAAAxw/0M-MHkr-vsk/s400/veilhan-cecile-cocooning.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5679321565000512194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref comme quoi ça a du bon les saisons !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-1389787293183587227?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/1389787293183587227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/11/lautome-le-vrai.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1389787293183587227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1389787293183587227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/11/lautome-le-vrai.html' title='l&apos;Automne, le vrai'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-cpnPWpogNWM/TtEA338SMsI/AAAAAAAAAxw/0M-MHkr-vsk/s72-c/veilhan-cecile-cocooning.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7107394844709328854</id><published>2011-10-11T20:28:00.006+02:00</published><updated>2011-10-12T01:25:02.820+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='uk'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tech'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><title type='text'>Minding the gap</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-8xGh_i3XmFc/TpScwacCbsI/AAAAAAAAAxU/CUguWdAX9BA/s1600/mind_the_gap_lp.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 267px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-8xGh_i3XmFc/TpScwacCbsI/AAAAAAAAAxU/CUguWdAX9BA/s400/mind_the_gap_lp.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5662322987056131778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Dans ma prime jeunesse, je pensais que conduire à gauche n'impliquait pas beaucoup de changements pour la circulation, que c'était une simple lubie des Insulaires, au même titre que manger salé au petit-déjeuner. Tu parles, non seulement ça modifie toute la géométrie de la voiture, en plaçant du coup le volant sur le siège du mort, ce qui n'est pas sans poser le problème du changement de vitesse avec la main gauche - ou pourquoi j'ai décidé que ma première voiture, si l'envie suicidaire de m'en payer une en Grande-Bretagne me venait à l'esprit, serait automatique ou ne serait pas - mais en plus ça crée mille raison pour que les passants non avertis s'homicident involontairement, percutés par un &lt;i&gt;lovely jubbly&lt;/i&gt; bus rouge à deux étages venant du *mauvais côté* de la chaussée, parce qu'en fait, NON ce n'était PAS le mauvais côté.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Autant vous dire que le fait que je sois encore en vie pour témoigner aujourd'hui relève du miracle à répétition. Pas plus tard qu'hier j'ai failli me prendre une mini dans la tronche. Ahh les minis et le Royaume-Uni, c'est une longue histoire d'amour, mais nous y reviendrons peut-être un autre jour.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La différence entre cette île et le reste du monde, mieux connu ici sous l'appellation &lt;i&gt;overseas&lt;/i&gt;, ne s'arrête pas à la circulation routière. Ici il faut apprendre à utiliser des billets et des pièces à l'effigie de la Reine. Là encore il y a un truc totalement déroutant pour moi. Autant le code des couleurs est clair autant je ne comprends toujours pas pourquoi la pièce de 5 pence (prononcer &lt;i&gt;fayf ppi&lt;/i&gt;) est la plus petite de toutes ni pourquoi celle de 2 pence (&lt;i&gt;tchouw ppi&lt;/i&gt;) est la plus grande de toutes, plus grand même que celle d'une livre...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7107394844709328854?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7107394844709328854/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/10/minding-gap.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7107394844709328854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7107394844709328854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/10/minding-gap.html' title='Minding the gap'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-8xGh_i3XmFc/TpScwacCbsI/AAAAAAAAAxU/CUguWdAX9BA/s72-c/mind_the_gap_lp.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7364590788056191353</id><published>2011-09-05T23:14:00.005+02:00</published><updated>2011-09-06T14:14:41.165+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='uk'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tech'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tunisie'/><title type='text'>Ça s'en va et ça revient</title><content type='html'>J'écris, j'écris pas ? Entre velléité et mauvaises habitudes, me voilà ressassant ce que je pourrais bien raconter, sous-pesant chaque mot qui franchit le seuil de mes pensées, encore bien trop brumeuses pour que j'y puisse voir clair, hésitant sur chaque tournure, sous-estimant la moindre idée que je pourrais bien développer. Si l'on devait attendre d'avoir des choses intéressantes à dire pour les écrire, il n'y aurait plus grand chose à lire.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Partant de ce principe, au diable la littérature et le bon goût me suis-je dit, faisons preuve d'improvisation voire de bagou, on va quand même pas en faire un fromage, l'écriture vient en écrivant, et puis au pire personne ne lira et puis c'est tout !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Essayons de se dépêtrer dans cette mélasse d'idées, faisons le tri.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;D'abord, quand je vous ai quittés, je quittais la Colombie aussi. À ce moment-là, j'étais encore extatique à l'idée d'abandonner mes bleus de travail plus très bleus, mon téléphone portable du boulot, aussi connu sous l'appellation "INSTRUMENT DE SATAN", qui permettait à mes supérieurs, mais surtout aux company-men, de me joindre à toute heure du jour ou de la nuit pour m'envoyer au puits. Bref, extatique donc, riant de là à là, la bouche béante, même que ça en agaçait certains.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après un long voyage je suis arrivée à Londres, en vacances. Là une amie brésilienne m'a rejoint depuis les Émirats pour faire un petit tour (c'était son baptême d'Europe). C'était l'été, le ciel céruléen inondait nos yeux incrédules (attends voir du bleu dans le ciel londonien c'était une première pour moi) et les rayons chauds du soleil caressaient nos peaux bronzées, tandis qu'une légère brise agitait nos longs cheveux. London-Barcelona-Paris. Pour notre tiercé gagnant le climat est demeuré constant, pour des vacances réussies et ô combien confortables pour moi, enfin de retour sur "mon" territoire - ça change de l'Amérique !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Puis j'ai erré encore quelque temps, à cause des joies et de la magie des transports ferroviaires britanniques. Comprendre par là que j'ai manqué mon vol pour la Tunisie un jour de grand soleil où les voies de train vers Gatwick ont été impraticables pour cause d'inondation. Par grand soleil, vous avez bien lu ! Allez comprendre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai fini par atterrir à Tunis deux jours plus tard, et par me faire opérer des yeux : adieu traces de lunettes de vue disgracieuses, bonjour traces de lunettes de soleil disgracieuses. J'ai passé trois douces semaines ramadanesques en famille, à dormir jusque pas d'heure et planquer mes yeux de tout faisceau lumineux. Et puis j'ai découvert aussi tout le sens du mot relativité en me couvrant d'une mince couette par 35 degrés alors que le reste de ma famille crevait de chaud... J'en ai déduit que 1. je m'étais plutôt pas mal adaptée au climat équatorial trop chaud et trop humide de Barranca et 2. j'étais faite pour vivre dans un pays CHAUD. Si on y trouve des fruits tropicaux ça m'ira aussi ! Oui parce que tout serait plus simple si je ne m'étais pas mise à faire ces rêves étranges de goyave fraiche ou de jus de &lt;i&gt;guanabana&lt;/i&gt; ! Mais rien que d'y penser je salive déjà, alors je préfère occulter les délicieux fruits colombiens pour alléger mes souffrances !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce qui nous amène à la fin des vacances tunisiennes, et au début des vacances parisiennes, puisqu'entre temps ma date de rentrée des classes avait été décalée au 1er septembre. Trop tard pour modifier mon billet, j'en ai donc profité pour passer une semaine à Paris, mais je me répète.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a fait beau, jusqu'à ce qu'il fasse moche, un vendredi, je m'en souviens bien, je me suis dit "ah ben voilà c'est l'automne". Le lendemain j'assistais au mariage d'un de mes amis, et y rencontrais pas mal de camarades de promotion. Revoir des gens d'"avant" ça fait bizarre. Ils te demandent comment c'était, si la Colombie c'est vraiment dangereux, si tu as pu survivre, toujours la même rengaine, tu peux même pas leur en vouloir de pas avoir suivi ton blog ces deux dernières années, tu leur en as jamais parlé de toutes façons. Alors tu dis "non non c'est génial comme pays" et tu les bombardes de questions sur leur vie (singulier volontaire) pour les occuper et les divertir en espérant qu'ils ne te poseront plus aucune de ces questions qui t'horripilent bien que tu saches qu'ils ne font pas exprès et n'y sont pour rien au fond. Eux ils te répondent "bah toujours à Paris, j'en ai marre" et te content tous ces détails de leur vie (toujours au singulier) que tu as connus (connue ça marche aussi) toi-même et abhorrés mais qui ne manquent pas de te rappeler une époque qui semble si lointaine et révolue. Petit pincement au coeur.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Puis il a fallu s'installer à Oxford. Au moment de quitter Paris j'ai compris que cette ville, tant qu'on y vit, on peut pas l'aimer à sa juste valeur, parce que les Parisiens ils aiment rien. Et dès que l'on réalise qu'on ne retournera pas y vivre de si tôt, on est pris d'un vague à l'âme. J'ai laissé le vague et pris le train pour Londres à la place, il y faisait plus chaud. Mais le lendemain il a plu. Je n'étais même pas surprise.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comment revivre l'automne, automne qui m'avait tant manqué l'an dernier, quand on vit en été depuis deux ans ? Il va falloir m'expliquer...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà, je me suis donc trouvé une colocation à Oxford. C'est une petite ville pleine d'étudiants. Il commence à faire un peu frais et humide, et les nuits se raccourcissent. Et surtout je me sens à mille lieues de la vie locale. Je suis dans ce tourbillon de la vie à l'Européenne et il faut que je m'y fasse. Si l'accent local n'était pas si prononcé je dis pas, mais là j'ai parfois tendance à croire qu'il faut en plus apprendre une nouvelle langue !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'était pour éviter de raconter ce genre de choses que je n'ai pas écrit plus tôt je pense. Vous connaissez le syndrome de dépression post-natale ? Eh bien j'ai l'impression de le vivre, sans avoir eu à supporter neuf mois de coliques et autres contractions, ni le (ou les) morveux dont il faut changer les couches à tour de bras entre deux xanax. Dans ma version light, je sors de dix huit mois de coliques nerveuses et dois maintenant supporter de ne plus voir le soleil douze heures par jour. Alors pour m'en sortir je prends d extraits de pépins de pamplemousse et j'apprends à parler avec l'accent de sa Majesté. On a vu pire hein ;)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cheers Mates!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7364590788056191353?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7364590788056191353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/09/ca-sen-va-et-ca-revient.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7364590788056191353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7364590788056191353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/09/ca-sen-va-et-ca-revient.html' title='Ça s&apos;en va et ça revient'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-6480389688672833105</id><published>2011-07-17T22:26:00.000+02:00</published><updated>2011-07-18T05:43:00.035+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Trois petits tours et puis s'en vont</title><content type='html'>Je déteste les au revoirs, mais vous devez déjà avoir lu ça &lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2010/02/ce-nest-quun-au-ta-gueule.html"&gt;quelque part&lt;/a&gt;. Idem, je vais pas vous soûler à coups de souvenirs mièvres, nostalgie précoce, émotions mal placées !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les souvenirs sont notre richesse future, les amis que l'on laisse derrière soi sont notre trait d'union culturel pour toujours, et toutes ces choses que l'on aurait aimé faire sont autant de raisons de revenir à l'avenir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-_Jj3GRqqsRc/TiOrcI6MxNI/AAAAAAAAAv0/zKztWfGXhUs/s1600/61352_153842651316012_153840967982847_292994_68326_n.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 267px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-_Jj3GRqqsRc/TiOrcI6MxNI/AAAAAAAAAv0/zKztWfGXhUs/s400/61352_153842651316012_153840967982847_292994_68326_n.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5630532459059528914" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors je m'en vais, oui, mais je m'en vais heureuse de tout ce que j'ai eu la chance de faire, ces rencontres merveilleuses, ces voyages incroyables, ce métier improbable, et impatiente de découvrir l'Europe sous un nouvel angle, forte de mon expérience et prête à la conquérir à nouveau !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bisous les moches, j'ai trois avions à prendre et après on en reparle...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-6480389688672833105?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/6480389688672833105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/07/trois-petits-tours-et-puis-sen-vont.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6480389688672833105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6480389688672833105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/07/trois-petits-tours-et-puis-sen-vont.html' title='Trois petits tours et puis s&apos;en vont'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-_Jj3GRqqsRc/TiOrcI6MxNI/AAAAAAAAAv0/zKztWfGXhUs/s72-c/61352_153842651316012_153840967982847_292994_68326_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7359872732458113511</id><published>2011-07-11T01:47:00.004+02:00</published><updated>2011-07-15T01:33:59.420+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><title type='text'>Prendre le temps</title><content type='html'>Depuis un an et demi je cours. Au boulot, je cours, en vacances surtout, je cours, pour ne pas perdre une minute, pour voir tout le monde, faire tout ce qu'il faut faire, et puis là, ben j'ai pas envie de courir.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ma valise est ouverte, à moitié faite. Mon billet n'est pas encore pris. Et de plan, je n'en ai aucun pour les dix prochains jours, et je ne suis pas sûre de vouloir en faire. Est-ce trop demander, dix jours de juste RIEN ? Dix jours où la seule lutte soit celle pour définir où commander à manger, où aucune alarme autre que le bruit des travaux dehors ne vienne troubler mon réveil, ou que le vendeur d'avocats qui crie de sa voix nasillarde "aguacaaaate".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Prendre le temps de vivre en Colombie encore un petit peu. Maintenant que la fin est si proche je me sens prise de nostalgie, de ce sentiment que tout est passé trop vite, qu'il faudra revenir, quand bien même ces dix-huit mois seraient en fait du domaine du souvenir. Il y a encore tant de choses à voir, tant de choses à vous raconter sur la culture colombienne, sur ce pays, ses gens, sa nourriture, mais n'ayez crainte, je suis loin d'avoir dit mon dernier mot !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7359872732458113511?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7359872732458113511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/07/prendre-le-temps.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7359872732458113511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7359872732458113511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/07/prendre-le-temps.html' title='Prendre le temps'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3043189288206055009</id><published>2011-07-08T09:12:00.002+02:00</published><updated>2011-07-09T19:22:04.541+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Épilogue</title><content type='html'>Et voilà après New York il a fallu rentrer à Barranca. Pour éviter le choc thermique et culturel, j'avais prévu une courte escale à Panama, histoire de voir ce fameux canal. Au lieu de cela il a plu des cordes et j'ai dormi, ça a fait du bien aussi !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Puis, après quelques péripéties avionesques d'une fréquence telle qu'il n'est même plus pertinent de les développer, je suis arrivée à Barranca et ai repris le boulot... pour six jours !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les six derniers jours de boulot sur le terrain et en Colombie, jusqu'au 22 août, date de ma rentrée des classes.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et six jours plus tard...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je suis en vacances depuis aujourd'hui. Ça faisait un paquet d'années que je n'avais pas eu de vacances d'été, et je ne suis pas sûre que ça se reproduise de sitôt...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans tout ça j'en viens même à oublier de développer les derniers jours de boulot à la base. Ils étaient tranquilou, et mon intuition que mon dernier job-terrain était celui de fin mai (ah tiens il faudra que je vous raconte ce fameux job !) s'est confirmée. Adieu chiens, moustiques, chèvres et autres singes, adieu rigs, adieu pick ups, adieu packers.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-JT9naoQpq-4/ThiNp4S0IEI/AAAAAAAAAvE/C3nJlkB7bYA/s1600/P1050577_2.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 375px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-JT9naoQpq-4/ThiNp4S0IEI/AAAAAAAAAvE/C3nJlkB7bYA/s400/P1050577_2.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5627403485024886850" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour le moment je suis en vacances, et heureuse de l'être. Mais je sais qu'une fois de retour au rythme d'un boulot en intérieur, à l'abri de la pluie et en Europe, la bougeotte me reprendra et je me surprendrai à rêver d'une folle escapade,  le temps d'une nuit (blanche), sur un rig colombien au bord du Rio... le genre de rêves pas commun !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'espère que les aventures qui pourront m'arriver en Europe sauront nous (vous et moi) captiver autant que celles du Nouveau Monde. Ce fut un plaisir de partager mon expérience du terrain avec vous, même si vous sûtes rester silencieux pour la plupart. Si l'envie vous prend de sortir du mutisme, laissez-la vous envahir ! Et comme toujours si vous avez des questions (vous n'en eûtes pas souvent), je me ferai un plaisir d'y répondre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est un chapitre de ma vie qui s'apprête à se fermer (il sera définitivement clos à mon retour en Europe). Ça me rappelle à quel point le temps passe vite, et à quel point tout est éphémère...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bonnes vacances les choubidous, et à bientôt pour de nouvelles aventures !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3043189288206055009?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3043189288206055009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/07/epilogue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3043189288206055009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3043189288206055009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/07/epilogue.html' title='Épilogue'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-JT9naoQpq-4/ThiNp4S0IEI/AAAAAAAAAvE/C3nJlkB7bYA/s72-c/P1050577_2.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7276944129165585059</id><published>2011-07-01T18:36:00.000+02:00</published><updated>2011-07-09T03:03:40.549+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='usa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='new york'/><title type='text'>the big apple</title><content type='html'>Le tournant de mon voyage - supposé se dérouler en Colombie - a eu lieu lorsqu'une de mes très bonnes amies vivant à New York m'a appris qu'elle ne pourrait pas m'accueillir chez elle au mois de juillet mais qu'elle serait ravie de m'héberger la dernière semaine de juin. Elle m'a informé de cela un peu après mi-juin, alors que j'étais sur la côte. Qu'à cela ne tienne, j'avais mon passeport et n'avais pris aucun billet d'avion pouvant contraindre ce changement inopiné de plan. Après Cartagena c'est donc tout naturellement que je me suis envolée en direction de New York !&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-_aoLeALFi5E/TheoTA95V_I/AAAAAAAAAu8/zBucatzSVY0/s1600/P1050574.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-_aoLeALFi5E/TheoTA95V_I/AAAAAAAAAu8/zBucatzSVY0/s400/P1050574.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5627151304053315570" /&gt;&lt;/a&gt;Alors il faut tout de suite vous dire que je ne partais pas des étoiles plein les yeux. J'étais contente d'y aller, mais je m'attendais à une énorme métropole bruyante, suffocante voire asphyxiante. Au lieu de cela, j'ai découvert un énorme village, où il fait plutôt bon vivre et où les gens sont souriants et toujours disposés à aider les touristes. Bien sûr il y a plein de gratte-ciels partout, mais à aucun moment je ne me suis sentie oppressée, car il sont finalement disposés de façon étrangement aérée et ne sont pas présents dans tous les quartiers. Malgré les larges rues aérées (qui contribuent au passage à espacer les paysages), il est agréable de marcher en ville, contrairement à Dubaï par exemple où les distances sont toujours trop importantes et le soleil souvent trop accablant.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref si vous ajoutez à cela qu'on trouve à peu près tout ce que l'on peut être amené à chercher sur place (restos de partout et même d'ailleurs, shopping international, vie culturelle fournie), New York est une ville plutôt sympa où il doit faire bon vivre. Peut-être moins l'hiver cela dit...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7276944129165585059?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7276944129165585059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/07/big-apple.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7276944129165585059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7276944129165585059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/07/big-apple.html' title='the big apple'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-_aoLeALFi5E/TheoTA95V_I/AAAAAAAAAu8/zBucatzSVY0/s72-c/P1050574.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7348680637237602425</id><published>2011-06-24T04:22:00.001+02:00</published><updated>2011-07-02T07:10:00.211+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><title type='text'>La Co'ta</title><content type='html'>On se rend vite compte qu'on arrive sur la côte. L'accent est chantant, les s disparaissent, ainsi que d'autres lettres, et le climat se fait chaud, humide et musical.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je suis largement en retard, mais je ne pouvais pas ne pas vous parler de ma grosse semaine sur la Côte Caraïbes !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout commence à Santa Marta, au propre comme au figuré puisque c'est la ville la lus ancienne de Colombie. En soi cette ville n'a rien de particulier, elle n'est pas très grande, sa plage est plutôt sale. Mais elle est bien située, entre plusieurs sites intéressants. C'est la ville d'où partent les expéditions vers la &lt;i&gt;Ciudad Perdida&lt;/i&gt;, un site archéologique perdu dans les steppes humides à une journée de marche du patelin le plus proche. C'est aussi très proche du Parc Tayrona, réserve naturelle nationale entre montagnes (Sierra Nevada) et plage (Caraïbes), connu pour abriter certaines espèces de faune et flore très rares ailleurs sur le globe, et pour ses paysages paradisiaques.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-FGIlB86FN2k/Tg6j_LbBE1I/AAAAAAAAAtg/8Nh76_mrEX0/s1600/P1050222.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 225px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-FGIlB86FN2k/Tg6j_LbBE1I/AAAAAAAAAtg/8Nh76_mrEX0/s400/P1050222.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5624613290425520978" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Petits joueurs que nous sommes, plutôt que de s'aventurer cinq jours vers une ville paumée (c'est le cas de le dire), nous nous sommes laissé charmer par les plages et les randonnées "faciles" selon toutes nos sources. On a quand même mis trois heures trente à rejoindre la première plage depuis l'entrée du parc, au lieu de l'heure quarante cinq annoncée par les guides à l'entrée. Le plus pernicieux ce sont les pancartes censées annoncer le pourcentage du parcours déjà effectué. Lorsque, de la boue à mi-mollet, les tongs à la main, trempée d'eau de pluie (un torrent, non un déluge était en train de s'abattre sur nous) et de transpi, après deux heures de marche, j'ai lu que nous avions parcouru 40% de la route, j'ai commencé à croire que les Colombiens n'étaient pas aussi peu sportifs qu'ils voulaient bien le laisser croire. Puis nous avons vu des Colombiens passer, à cheval, et nous avons compris les règles du jeu, et notre douleur aussi...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les paysages en valaient la chandelle, la nuit passée dans un hamac livré au froid à l'humidité et aux prédateurs en tous genre fut moins romanesque, et une occasion supplémentaire de se rendre compte qu'on ne devient pas "jungle proof", on naît ainsi (ou pas). Nous avons pris la sage décision de rentrer en bateau, promenade fort agréable le long de la côte du parc. Ce fut un des moments forts de ce voyage, de contempler les mêmes paysages et reliefs que, plus d'un demi-millénaire avant moi, Christophe Colomb et son équipage ont vu en arrivant d'Europe, croyant découvrir les côtes de l'Inde. Des plateaux verts, des cactus et des plages de sable fin. Rien n'a changé depuis, et j'espère que ce parc restera protégé pour ne pas subir l'injure de l'homme.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-XxW77u7cXwE/Tg6ly2nvXZI/AAAAAAAAAto/W-e9qreGbnM/s1600/P1050231.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 225px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-XxW77u7cXwE/Tg6ly2nvXZI/AAAAAAAAAto/W-e9qreGbnM/s400/P1050231.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5624615277706567058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quelques jours plus tard, nous mettions les pieds à Cartagena, dernière étape de mon périple Colombien. Mais Cartagena ne se raconte pas, ce petit joyau colonial se vit. Le soleil accablant, les orages rafraîchissants, les vendeurs ambulants, la chaleur latente, les couleurs chatoyantes. Allez à Cartagena, vous ne le regretterez sans doute pas !&lt;/div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-t1ij8WhFKEM/Tg6oBhUzU6I/AAAAAAAAAtw/32WkgxHRyBU/s1600/P1050324.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-t1ij8WhFKEM/Tg6oBhUzU6I/AAAAAAAAAtw/32WkgxHRyBU/s400/P1050324.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5624617728711283618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7348680637237602425?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7348680637237602425/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/la-cota.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7348680637237602425'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7348680637237602425'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/la-cota.html' title='La Co&apos;ta'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-FGIlB86FN2k/Tg6j_LbBE1I/AAAAAAAAAtg/8Nh76_mrEX0/s72-c/P1050222.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7311374509135768608</id><published>2011-06-23T22:57:00.002+02:00</published><updated>2011-06-30T08:28:20.270+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><title type='text'>Rencontres</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Premier Tableau&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes trois Européens, nous nous sommes rencontrés par hasard, au fil du voyage, et nous sommes sur la côte Caraïbe. Mercedes, nous l'appellerons ainsi (Bosch c'était peut-être un peu trop connoté), est allemande, la trentaine avancée, elle est l'image parfaite du féminisme vieillissant, elle s'est réfugiée dans des systèmes de pensée alternatifs tels que l'astrologie, peut-être pour combler les failles de son existence, son célibat, sujet visiblement hautement tabou, comme celui de son âge qu'elle ne révèlera jamais. Elle voyage beaucoup, elle dit avoir "visité le monde entier".&lt;div&gt;Milka (ouais bon en vrai il s'appelle autrement vous l'aurez compris) vient de Suisse Allemande. Il voyage depuis cinq mois, avait pour projet de faire un tour d'Amérique du Sud, a atterri en janvier en Argentine et compte repartir pour l'Europe dans cinq semaines, de Mexico.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;ensemble nous discutons en espagnol, ça ne s'invente pas, mais je trouve cela très agréable.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Je serais bien incapable de me souvenir pourquoi ou comment nous en étions venus à parler immigration. C'est ainsi que Milka nous parla de ses origines maternelles italiennes, ses vacances annuelles en Italie chez sa grand-mère, les pastas le soleil et la sauce tomate. C'est ainsi également que Mercedes nous expliqua l'échec de l'intégration turque en Allemagne, un constat qui tenait sa source selon elle en l'absence de volonté de s'intégrer des Turcs, malgré les nombreuses initiatives allemandes. Milka, plus optimiste, nuança ces propos en évoquant l'exemple des footballeurs d'origine turque qui acceptaient de plus en plus nombreux de jouer sous les couleurs allemandes. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;N'étant moi-même ni au fait du football allemand, ni de l'état des lieux de l'immigration/intégration turque, je m'abstins de tout commentaire ou jugement hâtif. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Plus tard dans la soirée, je me renseignai sur ladite immigration, sur la politique d'immigration allemande, ou plutôt son absence jusque la coalition de 1998, sur l'absence de contraintes linguistiques sur les migrants, qui devaient selon le plan "rentrer chez eux". En en parlant au petit-déjeuner à Mercedes, elle me proposa de croire son vécu à elle, qui vivait en Allemagne, ou les choses que j'avais lue. Je restai perplexe et préférai battre en retraite et clore le débat d'un "&lt;i&gt;tienes toda la razón&lt;/i&gt;". Le destin était scellé, je ne devais plus jamais passer à travers l'enveloppe de sa personnalité, à jamais rigide pour moi. Mais nous devions aller à la plage ensemble, puis à Cartagena le lendemain, alors je me vêtis de mon plus aimable sourire, elle en fit de même, et nous partîmes en groupe soudé, une vraie Union Européenne en somme. La Suisse, sans surprise, resta neutre durant l'altercation belgo-allemande.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Deuxième Tableau&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes à la plage, nous avons négocié "&lt;i&gt;una carpa&lt;/i&gt;", sorte de grand parasol, et des chaises longues, et nous entendons bien nous relaxer. Sur la belle plage de sable blanc se suit une série de ces parasols, à vrai dire ce sont plutôt des abris montés sur quatre piquets, que les locaux louent à la journée aux vacanciers, Colombiens ou non, désireux de ne pas passer tout de suite par la case cancer de la peau. Nos voisins de carpa sont Colombiens, plusieurs couples et un bébé. Ils semblent en vacances, plaisantent entre eux et n'hésitent pas à acheter de tout ce que les nombreux vendeurs ambulants proposent. Un bracelet, un &lt;i&gt;ceviche&lt;/i&gt; de crevettes, vingt minutes de massage.&lt;br /&gt;C'est Milka qui engage le premier la conversation avec nos voisins. Il a appris l'espagnol durant un cours de quelques semaines à Buenos Aires au début de son voyage et pour lui toute occasion de pratiquer et de connaître des locaux est bonne. Je m'introduis peu à peu dans la conversation, en posant tout d'abord quelques questions timides. C'est que nos voisins sont militaires, et je n'ai jamais eu l'occasion d'avoir une conversation informelle avec des militaires colombiens.&lt;br /&gt;- Et vous voyagez beaucoup ?&lt;br /&gt;- Oui, on travaille par missions avec des objectifs de quatre à six mois environs. En fait jusqu'à ce qu'on neutralise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'ose pas trop demander ce qu'il s'agit de neutraliser, on change de sujet. Ils nous expliquent qu'ils ont un mois de vacances tous les six mois, et qu'autrement ils travaillent vingt-quatre heures sur vingt-quatre sept jours sur sept, qu'ils sont envoyés partout en Colombie et pour cela doivent être capables de travailler dans n'importe quelles conditions climatiques. Ils sont fiers de nous annoncer sans équivoque être l'unique armée qui travaille toute l'année, rapport aux guérilleros. Je m'avance à rappeler le cas de l'armée israélienne. Ils acquiescent et mentionnent le fait que certains militaires colombiens sont même envoyés au Moyen-Orient, que c'est un privilège réservé aux meilleurs. J'ai du mal à cacher mon embarras et demande instinctivement si c'est un privilège d'aller tuer du Palestinien. Ils expliquent qu'ils ne vont pas là-bas avec l'armée israélienne mais plutôt pour assurer la paix sur place. Casques bleus ? Je n'en demande pas plus.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ils parlent à présent de jungle, d'animaux qu'ils y ont vus, de paresseux, et l'un d'eux brandit son téléphone portable (touchpad) et la série de photos de lui et du paresseux dans la jungle. On dirait son bébé, dormant avec lui dans un hamac vert kaki, se baladant sur son épaule. C'est un bébé paresseux dont la mère est morte lors de l'envoi bimensuel des vivres. L'hélicoptère qui faisait le ravitaillement a rasé un arbre qui s'est brisé, et la maman paresseux était perchée dans cet arbre au moment où il s'est fracassé au sol. C'est donc naturellement que le militaire, nous l'appellerons Carlos, a pris sous son aile le bébé, durant les deux mois qu'il a passés dans cette jungle, le nourrissant et le protégeant des prédateurs nombreux. Au milieu des photos il y a celle d'un de leurs camarades, juste après s'être fait amputer la moitié de la jambe gauche, qu'il a perdue à cause d'une mine antipersonnel. Les mines. C'est le principal outil de guerre des FARCs. Ils les disséminent dans la jungle et Carlos et ses collègues moins chanceux risquent leurs membres voire leur vie en franchissant les "terres des guérilleros". Mais la paie est relativement bonne, ils assurent un avenir à leurs enfants. Et c'est une vocation, militaire. Sauf que les Droits de l'Homme ont rendu la tâche plus ardue.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Perplexes, nous demandons des détails.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"Ben les droits de l'homme se rigidifient chaque fois un peu plus, et maintenant par exemple on ne peut plus ouvrir le feu sur eux. Mais s'ils commencent à tirer, on le fera "&lt;i&gt;con mucho gusto&lt;/i&gt;"."&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a une sorte de haine qui illumine son regard. Carlos ne comprend pas toujours pourquoi l'Etat a mis en place des plans de réhabilitation pour les FARCs, qui pour lui sont vicié, parfois depuis leur enfance, et sont responsables de la mort de certains de ses proches amis. Il nous rappelle qu'il vit littéralement avec ses collègues.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'ami de Carlos qui discute lui aussi avec nous est "&lt;i&gt;puntero&lt;/i&gt;", éclaireur. Il a échappé à six mines, est svelte et a le regard très intelligent. Il a l'air optimiste. Pendant que Carlos montre des scènes de guerre filmées avec son téléphone dans la jungle, l'éclaireur essaie d'engager la conversation avec Mercedes, restée à part jusque là. Il croit bon lui demander si nous sommes mère et fille. Dans ma tête je pense instinctivement à l'épisode où une collègue m'avait demandé si j'avais des enfants, à peine une semaine après mon arrivée à Bogota, il y a de cela près d'un an et demi, et bien sûr je me souviens à quel point j'en avais été scandalisée et blessée... Si la vexation avait un visage, ce serait celui de Mercedes au moment de cet affront. Elle a eu une seconde d'incrédulité puis elle s'est mortifiée, a fait une tête de chat vexé (vous avez déjà vu un &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_TP1j0yU7MAA/S-QSC5-PwFI/AAAAAAAAAN8/WBkGVIbyxck/s320/PoissonChat.jpg"&gt;chat vex&lt;/a&gt;é ?) a enfilé ses lunettes solaires et a décidé de bouder. De mon côté j'ai essayé de la jouer diplomate en expliquant à notre nouveau camarade que dans la culture européenne la question qu'il avait posée pouvait être insultante parce que les femmes ont leur premier enfant en moyenne vers 30 ans, et que s'il faisait le calcul il verrait quel âge il suggérait que notre amie Mercedes avait. Il a pas tout compris, a expliqué que lui même avait une fille de presque 10 ans (il avait l'air d'avoir 27 ans) et qu'en Colombie c'était courant d'avoir des enfants plutôt jeune, ce que j'avais déjà compris, mais qu'il était bon de rappeler pour notre interlocutrice allemande qui, si elle avait perdu la parole, ne perdit, j'en jurerais, pas une miette du reste de notre conversation.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;D'ailleurs nous ne réussîmes jamais à reprendre une conversation consistante, car il y avait une tension palpable dans l'air. Nous nous séparâmes au moment de rentrer. Mercedes resta très silencieuse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le lendemain matin, jour de notre départ pour Cartagena, elle se leva de bonne heure, se prépara et nous dit qu'elle allait voir les dauphins.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"- Mais tu reviens à temps pour partir en bus avec nous ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- Ah non. Bonne fin de voyage."&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7311374509135768608?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7311374509135768608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/rencontres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7311374509135768608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7311374509135768608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/rencontres.html' title='Rencontres'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-8802193902155089540</id><published>2011-06-16T04:13:00.003+02:00</published><updated>2011-06-16T04:28:51.736+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bogota'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tech'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>I have a date!</title><content type='html'>Oui messieurs dames, une date de retour !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est ici, à Santa Marta, sur la côte Caraïbes, que j'ai appris que je rentrerais dans deux mois en Europe. Derniers mois de l'été le plus long de ma vie, avant ce que je présage être le plus long hiver !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cette date maintenant fixée (au 22 août ma bonne dame) me permet de peaufiner mon emploi du temps jusque-là, et y a de quoi faire !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'autre jour, en escale à Bogota, j'ai visité le musée de l'or. Pfiouu j'en ai eu pour mon argent ! J'ai pas trop lu les légendes parce que je préfère me faire mes propres films, c'est plus intéressant que l'Histoire, je suis sûre... Genre en Colombie ils ont quand même inventé Bouddha bien avant les Indiens (les autres) :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-84vzev7HNsY/TflqG-nD3TI/AAAAAAAAAtY/EyIR1YtGXI8/s1600/P1040981.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-84vzev7HNsY/TflqG-nD3TI/AAAAAAAAAtY/EyIR1YtGXI8/s400/P1040981.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5618638678239993138" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur ces sages paroles, je vous laisse méditer !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-8802193902155089540?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/8802193902155089540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/i-have-date.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/8802193902155089540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/8802193902155089540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/i-have-date.html' title='I have a date!'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-84vzev7HNsY/TflqG-nD3TI/AAAAAAAAAtY/EyIR1YtGXI8/s72-c/P1040981.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7431669751273884696</id><published>2011-06-11T22:49:00.007+02:00</published><updated>2011-06-13T05:51:39.862+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><title type='text'>La route du café</title><content type='html'>Après quelques jours à Medellin, cap Sud pour suivre la route du café.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le voyage par voie terrestre vaut particulièrement la peine, afin de profiter des paysages, essentiellement des plateaux de cultures de café, de palmiers, des cours d'eau, de nombreuses fleurs et des maisons typiques. Nous traversons les Andes pour ainsi dire, et je dois avouer que l'on est loin du cliché typique à la bolivienne, genre montagnes surélevées et températures arides. Ici tout est vert et rond et pas si haut, c'est l'image que l'on a lorsque l'on traverse la Colombie par avion et sans doute celle qui restera gravée dans ma mémoire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-qI72lL8iqXw/TfP1JuJfXTI/AAAAAAAAAs4/JNLMUhujrBc/s1600/P1040829.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 225px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-qI72lL8iqXw/TfP1JuJfXTI/AAAAAAAAAs4/JNLMUhujrBc/s400/P1040829.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5617102707616603442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Manizales est une des villes de la région productrice de café, el Eje Cafetero, et c'est la destination où nous avons élu domicile pour deux jours. C'est une ville perchée à quelques 2200 mètres, plutôt fraiche quoique très ensoleillée. Outre ses plantations de café, elle est connue pour ses eaux thermales, alors en bons touristes, on a testé les deux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les plantations de café sont généralement organisées au sein d'une &lt;i&gt;hacienda&lt;/i&gt;, une exploitation agricole grande de plusieurs centaines d'hectares, qui cultive également les aliments de base pour nourrir les travailleurs saisonniers et leurs familles, je vous le donne en mille des bananes plantains ! Les terrasses des villas sont décorées de fleurs et de hammacs, et bien souvent il y a au moins une piscine. Ce sont de petits havres de paix, retirés du bruit et de la tourmente de la ville, on pourrait y passer sa vie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-tj9Du7wLU9Q/TfP51oji6rI/AAAAAAAAAtA/-gKtUXf0YSY/s1600/P1040902.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-tj9Du7wLU9Q/TfP51oji6rI/AAAAAAAAAtA/-gKtUXf0YSY/s400/P1040902.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5617107860076030642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On a découvert l'histoire du café colombien et le processus de préparation des grains, de leur culture à leur exportation. Je ne me rendais pas compte que cette production pourtant massive était quasi exclusivement artisanale, et ça fait plaisir de savoir que toute la planète n'est pas encore passée du côté obscur de l'industrialisation massive et l'agriculture intensive, et qu'il reste encore de la place pour la qualité.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-IfK_83t61A8/TfWHgmGH_kI/AAAAAAAAAtQ/ghKj5ADFPbk/s1600/P1040876.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-IfK_83t61A8/TfWHgmGH_kI/AAAAAAAAAtQ/ghKj5ADFPbk/s400/P1040876.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5617545104266362434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quant aux eaux thermales, elles proviennent directement d'un volcan et peuvent atteindre les 70 degrés au sortir de la source. L'eau contient du soufre, du phosphore et tout plein d'autres minéraux très bons pour la peau et tout, mais surtout, plonger dans une piscine à 40 degrés au clair de lune est une expérience géniale !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-Y9-unTXkOuk/TfQqI2WJetI/AAAAAAAAAtI/fF8FCQBEQU8/s1600/P1040837.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-Y9-unTXkOuk/TfQqI2WJetI/AAAAAAAAAtI/fF8FCQBEQU8/s400/P1040837.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5617160966753581778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Depuis Manizales nous avons rejoint Cali, la ville de la salsa et objectivement une des villes les plus moches qu'il m'ait été donné de visiter en Colombie, une sorte de Barranca en plus grand.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Demain, retour à Bogota. Ciao les gros ! À bientôt pour de nouvelles aventures !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7431669751273884696?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7431669751273884696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/la-route-du-cafe.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7431669751273884696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7431669751273884696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/la-route-du-cafe.html' title='La route du café'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-qI72lL8iqXw/TfP1JuJfXTI/AAAAAAAAAs4/JNLMUhujrBc/s72-c/P1040829.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-744221578720156092</id><published>2011-06-06T23:51:00.002+02:00</published><updated>2011-06-07T17:27:24.672+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><title type='text'>Enamorada de Medellin</title><content type='html'>Yes my friends! Et j'en perds même mon français !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je suis arrivée hier, après un court vol depuis Bucaramanga, où je débutais mon tour de Colombie.&lt;div&gt;Bucaramanga est une petite ville agréable. C'est aussi la capitale du département qui a donné sa réputation aux Colombiens de "mangeurs de &lt;a href="http://www.google.com/search?client=safari&amp;amp;rls=en&amp;amp;q=hormiga+culona&amp;amp;oe=UTF-8&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;tbm=isch&amp;amp;source=og&amp;amp;sa=N&amp;amp;hl=fr&amp;amp;tab=wi&amp;amp;biw=1279&amp;amp;bih=607"&gt;fourmis&lt;/a&gt;" (cliquez sur le lien pour voir à quoi ressemblent les bébêtes). Et pour ceux qui se posent la question, NON je n'y ai pas goûté, car OUI je vous en rapporterai pour tester en &lt;i&gt;live&lt;/i&gt; en même temps que vous ;)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais Medellin, ah Medellin !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Medellin est la ville d'origine de Pablo Escobar et Fernando Botero, entre autres.&lt;/div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Nn3vSEqjLTM/Te2oulV4LTI/AAAAAAAAAsg/9ksH4G00CXc/s1600/la%2Bmuerte%2Bde%2BPablo%2BEscobar-%2BFernando%2BBotero.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 301px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-Nn3vSEqjLTM/Te2oulV4LTI/AAAAAAAAAsg/9ksH4G00CXc/s400/la%2Bmuerte%2Bde%2BPablo%2BEscobar-%2BFernando%2BBotero.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615329828652199218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;C'est aussi la ville dite du Printemps éternel, pour son climat enchanteur, un bon 33oC toute l'année... Située dans une vallée entourée de montagnes à tous bords, ce joyau de ville est à la hauteur de sa réputation. Si la ville offre au moins autant d'activités culturelles que Bogota (pour la plupart bon marché si non gratuites, comme bon nombre de théâtres), son climat est bien plus agréable, ce qui explique son succès touristique relatif pour une ville si peu accessible de l'international par vol direct. Botero a offert une énorme collection à celle qui est sa ville natale, disposée pour la plupart sur la place qui fait face au musée de Antioquia, qui regorge de ses peintures. Si vous passez à Medellin, il ne faut pas oublier d'aller au jardin botanique, pour y voir des orchidées, un beau lac, et des hibiscus jaunes !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-25dK94ycbbo/Te2viYWw1sI/AAAAAAAAAso/vpvMm-bZhPQ/s1600/P1040734.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-25dK94ycbbo/Te2viYWw1sI/AAAAAAAAAso/vpvMm-bZhPQ/s400/P1040734.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615337315589215938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et puis bien sûr, nous ne pouvions pas venir jusqu'ici et ne pas prendre le métro-câble, ce téléphérique public qui rejoint en un temps record le parc écologique des Piedras Blancas, situé sur les hauteurs de la ville, au-delà de ce qui ressemble davantage à une favela carioca qu'à une banlieue colombienne... La balade vaut le déplacement, et est incroyablement bon marché puisqu'il s'agit d'une ligne du métro citadin... Ah Medellin !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-kR2kzdLfJak/Te2xKLN0mnI/AAAAAAAAAsw/fGxOhn_CEgs/s1600/P1040747.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 225px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-kR2kzdLfJak/Te2xKLN0mnI/AAAAAAAAAsw/fGxOhn_CEgs/s400/P1040747.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5615339098768448114" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-744221578720156092?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/744221578720156092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/enamorada-con-medellin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/744221578720156092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/744221578720156092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/enamorada-con-medellin.html' title='Enamorada de Medellin'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Nn3vSEqjLTM/Te2oulV4LTI/AAAAAAAAAsg/9ksH4G00CXc/s72-c/la%2Bmuerte%2Bde%2BPablo%2BEscobar-%2BFernando%2BBotero.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3388654266299633986</id><published>2011-06-05T01:03:00.008+02:00</published><updated>2011-06-05T07:03:31.015+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Du field - les animaux</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Il s'en est passé des aventures sur le terrain. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Je ne sais pas si je les ai attirées comme un aimant, mais j'en ai vécu un paquet, que je n'ai pas reportées au jour le jour pour m'éviter autant d'humiliations !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire aussi qu'en rentrant d'un job j'ai rarement la force de faire le compte-rendu détaillé de tout ce qui s'est passé sur le puits, étant plus concentrée sur des priorités vitales telles que dormir ou me nourrir. Je vais essayer à mesure que je repense à ces aventures, de les consigner par écrit, pour qu'elles ne meurent pas étouffées dans la partition "souvenirs embarrassants" de ma mémoire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les animaux.&lt;br /&gt;L'unique &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/nouvelle-routine.html"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;épisode&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; que j'ai conté est celui des chiens-monstres qui ont eu le mérite de me guérir de la phobie que je trainais depuis la petite enfance. Depuis les chiens des rigs sont mes amis. Ouais non faut pas exagérer non plus, disons plutôt que nous avons appris à dépasser nos différends pour coéxister pacifiquement dans l'indifférence l'une des autres. Et puis depuis j'ai découvert bien d'autres bestioles qui ont su remplacer les chiens dans mon coeur.&lt;br /&gt;Les moustiques demeurent à ce jour mes ennemis déclarés du terrain. Ils me piquent par escadrons, je suis démunie face à eux. Quand je m'asperge d'anti-moustiques ils choisissent stratégiquement les endroits où il n'y en a pas (typiquement le visage et les mains) alors j'ai renoncé à la science et préfère leur offrir en pâture mes membres plutôt que de leur sacrifier mes extrêmités...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="  border-collapse: collapse; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;Sinon durant mes pérégrinations j'aurai croisé des vaches, des chèvres, une tortue, un tamanoir, un crocodile, des libellules, des sauterelles, des papillons, des chats, et un singe qui mérite que l'on s'y attarde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="  border-collapse: collapse; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit d'une femelle de la même espèce et stature que Marcel, le singe de Ross dans Friends, le genre de petites créatures qu'on élève à voler dans les souks de l'imaginaire collectif, une bestiole toute mimi dont on a peine à croire qu'elle pourrait faire du mal à quiconque. Or donc alors j'ai appris à mes dépens que les singes femelles sont très jalouses, en particulier quand elles sont l'unique femelle du rig et qu'elles entendent bien le rester. Je me rendais sur ce puits pour checker les horaires et discuter avec le client du programme, avec un coéquipier. On découvre la ptite peste, sous ses airs d'ange. Moi de m'esclaffer qu'elle est trooop mimiiiii, et elle de me dévisager et de commencer à me tourner autour en me regardant bizarre. Puis elle se fige devant moi, bras en avant et émet de petits sons aigus en me montrant les canines...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="  border-collapse: collapse; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:arial;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-IhiYOxh-qg8/Teq8r0IeYXI/AAAAAAAAAsY/TFf20im3Dl0/s1600/Marcelandross.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 337px; height: 233px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-IhiYOxh-qg8/Teq8r0IeYXI/AAAAAAAAAsY/TFf20im3Dl0/s400/Marcelandross.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5614507346385330546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="  border-collapse: collapse; "&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'trebuchet ms';"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Moi je commence à plus trop la sentir, j'essaie de regarder ailleurs en m'éloignant l'air de rien. On était quand même quatre ou cinq en cercle à discuter et à la regarder. Elle se met à s'approcher dangereusement de moi, limite à me renifler, et ni une ni deux elle se met à me repousser de ses petits bras. Je me retourne pour pas la regarder, il paraît que ça la rend nerveuse. Elle, toujours pas calmée, me repousse de plus belle, tout en criant. Moi je commence quand même à flipper et à reculer, limite me cachant derrière mon coéquipier amusé. Et la garce a commencé à me poursuivre, jusqu'à ce que les autres tentent de retenir son attention pour me laisser filer en douce. Je me suis enfermée dans la camionnette et ne suis plus jamais retournée sur ce puits, déjà pas très courageuse, je suis loin d'être téméraire. Mon coéquipier m'a expliqué par la suite que la peste a cherché après moi genre en me singeant, je vous laisse imaginer...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3388654266299633986?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3388654266299633986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/du-field-les-animaux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3388654266299633986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3388654266299633986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/du-field-les-animaux.html' title='Du field - les animaux'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-IhiYOxh-qg8/Teq8r0IeYXI/AAAAAAAAAsY/TFf20im3Dl0/s72-c/Marcelandross.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3605770098199766691</id><published>2011-06-04T18:18:00.000+02:00</published><updated>2011-06-05T01:29:57.329+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tech'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Point News</title><content type='html'>Coucou les boudinous !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ah ça vous avait manqué mes public display of affection, avouez ! Bon ben les boudinous, c'est juste pour vous dire que je suis en congé depuis hier et pour un mois. À l'issue de ces congés, soit je serai encore en congé un mois de plus, soit je retournerai pour quelque temps sur le terrain, une vingtaine de jours maxi, pour retourner en congé ensuite. À la clé, un retour à mon centre technologique, au Royaume-Uni, fixé pour cet été (en juillet ou en août).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà, alors pour le moment je suis en train de visiter la Colombie, et devrais en profiter tout le mois. En attendant de vivre des choses incroyables dans ce pays, je suis en train de résumer quelques unes des anecdotes les plus humiliantes qui me sont arrivées sur le terrain, pour les partager ici !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et puis si vous êtes en Colombie ou que l'envie vous prend de partir à l'aventure au pays des FARCs et du café en juin, ne vous effrayez pas au passage de l'ouragan, &lt;i&gt;it's just me!&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3605770098199766691?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3605770098199766691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/point-news.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3605770098199766691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3605770098199766691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/06/point-news.html' title='Point News'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-612406979338584661</id><published>2011-05-26T06:40:00.003+02:00</published><updated>2011-12-12T02:02:51.899+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Roulement de tambour</title><content type='html'>J'ignore encore ce qu'il adviendra des six à huit prochains mois, mais je sais qu'ils seront loin d'ici. J'ai regagné cette position de pion mu pas une force qui le dépasse. Quand on y réfléchit bien, c'est notre état continu et constant (enfin c'est comme ça que je le vois), mais on n'en prend jamais autant conscience que lorsque l'on va changer de trajectoire ou disons pour être plus précis dans la métaphore, d'orbite, et que l'on ne sait très bien ni comment ni quand.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'essaie de profiter de ces derniers mois (semaines ?) à Barranca où je me suis fait de bons amis, et de mener à terme certains projets qui me tiennent à coeur, faire en sorte d'avoir servi à quelque chose, d'avoir apporté ma pierre à l'édifice.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mes amis et collègues, pour la plupart Colombiens, sont bien souvent imprégnés de la culture de travail locale. Je ne pense pas avoir pris le temps de développer les conditions de travail dans ce pays ni les relations professionnelles entre employés et hiérarchie car c'est un sujet épineux, qui n'intéresse pas spécialement, et puis par pudeur pour ne pas transformer des textes qui se veulent gais et légers en pamphlets acides et amers - mes amis m'appellent Pamplemousse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref ces conditions sont très différentes des normes de travail à la française ou à l'européenne. Les droits des employés ne sont pas toujours très clairs, et l'on est en droit de se demander si la hiérarchie n'y trouve pas son intérêt. Bien sûr il s'agit de "faits divers", autrement dit ponctuels et à prendre au cas par cas, il ne faut en rien généraliser ni perdre la dimension humaine du problème.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors avant de m'en aller, j'essaie de proposer comme tous les jours depuis mon arrivée, une autre façon de voir, une autre façon de faire. Même si parfois ça signifie élever le ton, ou menacer du doigt, voir se faire entendre à l'étage au-dessus, il est des combats qui valent la peine d'être menés. C'est le moins que je puisse faire pour mes amis, et c'est une façon de justifier mon départ, pour lequel je culpabiliserai toujours un peu...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-612406979338584661?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/612406979338584661/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/05/roulement-de-tambour.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/612406979338584661'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/612406979338584661'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/05/roulement-de-tambour.html' title='Roulement de tambour'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5746767835295815625</id><published>2011-05-14T21:18:00.007+02:00</published><updated>2011-05-14T22:58:52.100+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Mon rêve familier (à moi)</title><content type='html'>La nuit, quand je n'ai rien d'autre à faire que d'attendre que le soleil se lève pour aller me coucher, plein d'idées me traversent l'esprit, de choses à écrire, à raconter. Puis je dors, et j'oublie. Ou peut-être que la nuit quand je suis très fatiguée, je pense avoir des idées, je ne suis plus sûre.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'écoute de la musique aussi, en regardant les paysages. Parfois c'est de la musique "d'avant", qui me fait repenser à "avant", et face à l'incongruité de la situation, d'être dans un pick-up au bord du Rio Magdalena sur un puits de pétrole au fin fond de Cantagallo, Colombie, dans un décor digne d'une contre-utopie, entre le mouvement continu des pompes mécaniques qui extirpent inlassablement le pétrole des entrailles de la terre, et l'ombre menaçante des rigs, décor bercé des ronronnements de moteurs et autres cliquetis mécaniques inquiétants, et d'écouter de la musique confortable qui me fasse penser à mes amis, à Paris (ou ailleurs).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai envie de graver ces jours dans ma tête, de m'en souvenir à jamais comme de l'époque où j'ai quitté le monde "réel" des gens qui vivent leur vie normalement, pour celui de ceux qui vivent pour travailler dans l'ombre et pour que ces-premiers puissent mener leur existence en tout confort sans jamais penser à ceux qui suent à eau et parfois à sang pour faire marcher le système. Ici je côtoie les mineurs des temps modernes, sous-payés et exploités, et j'ai appris plus en 15 mois sur la vie qu'en un quart de siècle préalable.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comment vivre en voyant au quotidien des gens qui travaillent plus que soi, à des besognes ingrates et sous-payées, quand on sait qu'ils sont parfois malades ou bien assez vieux pour être à la retraite. Je n'ai pas de réponse à cette question et j'en viens à envier ceux qui sont loin et n'en savent rien. Au lieu de réfléchir, je me cale dans la camionnette, j'allume mon lecteur et je me laisse porter loin d'ici, dans un monde qui d'ici a l'air imaginaire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est l'histoire d'un Australien qui travaille en Inde, qui discute avec une Belgo-Tunisienne qui travaille en Colombie, ça s'invente pas. L'Aussie est un "Music Mate", une personne qui, malgré une vie et un bagage culturel sensiblement différents, se trouve avoir les mêmes goûts musicaux que moi, goûts incluant de la musique qui ne sera sans doute jamais connue ni reconnue à sa juste valeur (&lt;a href="http://whoisarcadefire.tumblr.com/"&gt;exemple&lt;/a&gt;) mais qui trouve son public à travers le monde.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a près de trois semaines, cet ami me demandait si j'avais fait de nouvelles découvertes récemment. C'est là que j'ai réalisé que depuis des mois j'avais arrêté d'écouter de la musique. Et depuis des mois aussi je perdais ma bonne humeur, ma joie de vivre. De la poule ou de l'oeuf, je n'ai pas vraiment cherché qui était qui. À la place je me suis remise à jour côté discographie, et me remets à écouter des titres "bonne humeur". La musique que je préfère est celle qui me semble familière, comme l'inconnue de cet autre, qui n'est chaque fois ni tout à fait la même ni tout à fait une autre. Cette musique qui me suit à travers les années, les pays, les périples, m'accompagne pour le meilleur et pour le pire toujours fidèle et compréhensive.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ferme les yeux et me laisse bercer, "et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a l'inflexion des voix chères qui se sont tues".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;iframe width="480" height="390" src="http://www.youtube.com/embed/kb96VhvwdbM?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen=""&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5746767835295815625?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5746767835295815625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/05/mon-reve-familier-moi.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5746767835295815625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5746767835295815625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/05/mon-reve-familier-moi.html' title='Mon rêve familier (à moi)'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/kb96VhvwdbM/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-746561277568548416</id><published>2011-05-09T21:38:00.002+02:00</published><updated>2011-05-19T05:40:19.855+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Mi querida Colombia</title><content type='html'>Vraisemblablement mon aventure en Colombie approche de son épilogue. D'ici fin août, au plus tard, je vivrai ailleurs, même si ma prochaine destination reste encore floue - entre un retour au centre technologique, au Royaume-Uni, ou une autre base quelque part dans le monde.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ça fait déjà plus d'un an que je suis ici, mine de rien et pourtant, côté géographie, je n'ai pas visité la moitié de tout ce que j'aurais aimé voir de ce pays. C'est cela dit un prétexte parfait pour revenir, un jour, avec des amis ou de la famille, pour partager un peu de cette aventure que j'ai vécue, et repenser au "bon vieux temps", raconter une anecdote sur la culture local ou un souvenir de "l'époque où je vivais là".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si je reviens, ce ne sera pas pour les puits de pétrole, ni même pour Barranca, qui derrière ses aspects rebutants, son climat adverse et son histoire mouvementée restera mine de rien un très bon souvenir de petite ville où il fait bon vivre, une sorte de Neverland où les jours se suivent et se ressemblent, où les saisons ne veulent plus rien dire, où l'on perd si facilement la notion du temps, et où l'on pourrait vieillir avant même d'avoir vu passer sa vie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si je reviens, ce sera pour visiter la Colombie, ses régions dont on m'a tant parlé, voir ses paysages. Je voudrais découvrir les Caraïbes et ses villes mythiques telles que Cartagena ou Barranquilla. Puis je visiterais les cultures de café, ces vallées à perte de vue qui offrent des paysages dignes de posters de WC au format A-zéro. Je continuerais jusque la côte pacifique encore un peu sauvage, de préférence en suivant le cours d'un fleuve. Comment ne pas découvrir les grandes cités du pays, Medellin, la ville des fleurs, de l'éternel printemps et d'Escobar, Cali pour la salsa et le métissage culturel, Bucaramanga pour ses parcs naturels. Et l'Amazone, ses animaux sauvages, la forêt, le fleuve, les insectes, comment ne pas vouloir découvrir cette région tant redoutée par l'homme, et pourtant si proche et facile d'accès ici. Je ne voudrais surtout pas oublier los Llanos, cette savane équatoriale, entre plaine et marais, sorte de Camargue inter-tropicale, dont beaucoup d'amis m'ont dit le plus grand bien (à part ceux qui y travaillaient sur plateformes et dormaient dans des containers).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai bien peur que les jours manquent pour visiter tout ce pays. Un an à plein temps ne serait pas de trop. En attendant de tout voir, je me contente de regarder les photos de ce qui se trouve à portée de main, mais pourtant inaccessible. À peine rentrée d'un puits, demain j'ai un autre job.&lt;/div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-RWujkMvUMEU/TcitZQCdwlI/AAAAAAAAAsM/iI4OH8ag-oM/s1600/cartagena-indias-casas1.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-RWujkMvUMEU/TcitZQCdwlI/AAAAAAAAAsM/iI4OH8ag-oM/s400/cartagena-indias-casas1.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5604920385576223314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-746561277568548416?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/746561277568548416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/05/mi-querida-colombia.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/746561277568548416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/746561277568548416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/05/mi-querida-colombia.html' title='Mi querida Colombia'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-RWujkMvUMEU/TcitZQCdwlI/AAAAAAAAAsM/iI4OH8ag-oM/s72-c/cartagena-indias-casas1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-1248630353235609855</id><published>2011-05-01T22:48:00.004+02:00</published><updated>2011-05-02T00:38:38.801+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paris'/><title type='text'>What comes around goes around</title><content type='html'>Le temps des congés, j'ai fait comme si je vivais toujours en France, comme si je n'étais jamais partie. J'ai essayé de parler le moins possible de là-bas, d'oublier où je vis, ce que je fais.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au début c'était parfait. Il faisait beau, j'étais bronzée et en vacances, je voyais mes amis. Et puis je crois que je suis restée un poil trop longtemps, et Paris s'est laissé aller, comme une ménagère qui aurait troqué ses belles manières de jeune mariée pour des bigoudis et des crocs, passées les noces de laine ou le troisième gosse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;D'abord, comme il fait beau, les fous sont de sortie. En me baladant je me suis fait aborder par des gens chelous de manière récurrente, par des fous du quartier, des relous de passage ou des excentriques saisonniers.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je sais pas vous, mais j'ai remarqué depuis quelques années déjà qu'à Paris vers avril, c'est comme s'il y avait une Felindra tête de Fous qui les lâchait tous sur la ville avec les premières chaleurs. Comment on reconnaît un fou ? Il parle seul ou à la cantonade, voire s'adresse à des passantes, avec un e, car ils s'adressent uniquement aux filles. Il chante ou pose des questions indiscrètes ou demande juste l'heure parfois avec de bonnes manières, toujours imprégné d'un air chelou et d'une odeur qui rappelle que les beaux jours sont de retour, avec tous les mauvais côtés que cela implique. Un jour dans un bus vers Opéra un Fou m'a demandée en mariage. Il a aussi demandé en mariage toutes les autres filles du bus, il était prêt à partager. Le même jour, dans un Mc Do bondé à 22h - autre preuve du retour du beau temps, le classique sundae de dix heures du soir - rue Soufflot, un autre fou avait squatté notre table et avait causé Interim avec une amie à moi (on était alors dans la même classe, en prépa), qui lui avait répondu qu'elle se sentait pas trop concernée vu qu'elle étudiait la géographie à la fac, mensonge qu'elle avait débité avec une telle aisance qu'elle m'en avait presque convaincue, moi aussi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Retour à ces congés. En discutant avec mes amis, on a forcément parlé politique. C'était pas volontaire je vous jure. Il faut dire qu'après ce que j'ai pu lire &lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/la-france-vue-du-ciel.html"&gt;ici&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/la-france-aux-fancais-tu-laimes-ou-tu.html"&gt;là&lt;/a&gt;, j'ai veillé à ne pas aborder les sujets qui fâchent. Or il se trouve que beaucoup de mes amis sont étrangers, et sont pile à cette période de leurs vies où ils ont commencé une procédure de naturalisation, ou sont sur le point de se lancer. Et c'est avec curiosité, étonnement puis déception que j'ai écouté le récit de leur marathon au Graal qui leur permettra, qui de pouvoir quitter la France sans cette frousse de plus pouvoir y revenir, qui de repasser du statut de salarié à celui d'étudiant, chose inaccessible aux étrangers, qui enfin de ne plus devoir vivre des humiliations pour le moins annuelles dès qu'il s'agit de renouveler ses papiers. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je vous avoue, moi j'y comprends rien.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-th7UrJroRUs/Tb3eUqFDneI/AAAAAAAAAsA/xvOao89d0tc/s1600/3_2.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 224px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-th7UrJroRUs/Tb3eUqFDneI/AAAAAAAAAsA/xvOao89d0tc/s400/3_2.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5601877957993012706" /&gt;&lt;/a&gt;Tout ce que je sais c'est que ça a l'air super hyper compliqué. Rien que la liste de papiers à fournir relève de l'épreuve olympique. Il faut des papiers dont on ignore parfois qu'ils existent donc où se les fournir, puis il faut se les procurer, parfois il faut aller les chercher en personne là où on est né, puis les traduire selon les règles de l'art par des interprètes assermentés (tout cela a un prix), et puis il faut se rendre sur place pour solliciter un rendez-vous, attendre des mois, recevoir une date de rendez-vous arbitraire et irrévocable, attendre des mois, être impérativement là le jour du rendez-vous, et je vous épargne l'amabilité des fonctionnaires rencontrés... Bref paie ta galère. Tout ça pour caresser l'espérance de pouvoir un jour voter pour des gens qui changeront tout ça, enfin j'espère...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ah cette bonne vieille capitale. Je ne sais pas si c'est le fait que je n'ai pas eu à prendre les transports à l'heure de pointe, le soir, baignés d'effluves fermentées et égayés de conversations incongrues avec d'illustres fous inconnus, ou si c'est le fait que je n'ai ouvert ni un 20 Minutes ni pris connaissance des dernières nouveautés en matière de politique de l'immigration française et que j'ai tout fait pour ne pas savoir ce que pensent les Parisiens des Tunisiens entassés à Porte de la Villette, mais finalement, je serais bien restée à Paris, cette fois-ci.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais ce n'est pas prévu, demain je repars.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-1248630353235609855?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/1248630353235609855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/05/what-comes-around-goes-around.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1248630353235609855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1248630353235609855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/05/what-comes-around-goes-around.html' title='What comes around goes around'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-th7UrJroRUs/Tb3eUqFDneI/AAAAAAAAAsA/xvOao89d0tc/s72-c/3_2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-819304691002918042</id><published>2011-04-29T00:28:00.004+02:00</published><updated>2011-04-29T05:01:45.749+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='n&apos;importe quoi'/><title type='text'>Idée lumineuse du jour</title><content type='html'>J'ai envie d'un talkie-walkie.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est pas une blague en plus.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Attention j'ai pas envie de ces Avantel (c.f. &lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/one-year.html"&gt;ici&lt;/a&gt;) que l'on trouve en Colombie et qui sont chers et trop sophistiqués. Je veux un talkie-walkie pourri ! Enfin quand je dis pourri, je veux dire : je le veux VINTAGE ! Genre bien gros, avec une carcasse lourde en plastique de couleur improbable vouée à s'écailler, et je le veux avec une bouton UNIQUE et surtout, une grande antenne, rétractable cela va sans dire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-OLsCIlzItjU/TbooypClGQI/AAAAAAAAAr4/xxBagQWz-sc/s1600/pack-talkie-walkie-235864.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 394px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-OLsCIlzItjU/TbooypClGQI/AAAAAAAAAr4/xxBagQWz-sc/s400/pack-talkie-walkie-235864.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5600833937063876866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comment est née cette envie inutile ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un jour il y a quelques années (pas plus de 7 ans, je ne vous parle pas de préhistoire non plus), alors que j'étais au ciné à Paris, j'ai rencontré une camarade d'enfance, de Tunis, assise juste devant moi. On se claque la bise, prend des nouvelles, quand soudain un petit bruit électronique atypique retentit, le même que dans les taxis que contactait leur centrale, avant l'ère du GPS et autres téléphones portables. "Tuututiit". Et voilà que ma camarade sort un TALKIE de son sac, l'air de rien, et parle à son ami parti chercher du pop-corn, pour lui dire où elle était installée, partageant leur conversation avec tous les gens déjà dans la salle. GÉANT ! Bon bien sûr personne n'a rien pigé, eux y compris, à cause des interférences, mais quand même ! Bon et puis c'est sûr qu'au-delà de 250 mètres un talkie devient totalement obsolète, mais ça reste tellement stylé.....&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'imagine déjà ce que deviendrait ma vie si elle était égayée par un talkie. Je trouverais mille choses inutiles à faire avec, à commencer par essayer de capter la fréquence de la police du coin (légende urbaine quand tu nous tiens), avant de définitivement le reléguer aux oubliettes parce qu'on comprend vraiment rien à cause des grésillements continus en "prshchchkrwaaabrrrfttfrchhh"...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'autre truc qui me travaille, c'est qu'un talkie tout seul, c'est pas hyper pratique en fait. Si ces gadgets se vendent par paire, c'est pour une bonne raison. Mais du coup il faut savoir à qui donner le walkie, cet alter ego du talkie, son frère ami, son âme soeur, acte qui a ce facheux défaut qu'il scelle le champs des possibles pour ne pas dire qu'il restreint les interlocuteurs potentiels à l'unité. Bref choix compliqué... Et c'est peut-être aussi pour ça que j'ai pas de talkie en fait.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-819304691002918042?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/819304691002918042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/04/idee-lumineuse-du-jour.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/819304691002918042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/819304691002918042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/04/idee-lumineuse-du-jour.html' title='Idée lumineuse du jour'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-OLsCIlzItjU/TbooypClGQI/AAAAAAAAAr4/xxBagQWz-sc/s72-c/pack-talkie-walkie-235864.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5707391662923529539</id><published>2011-04-27T01:56:00.002+02:00</published><updated>2011-04-27T02:10:03.332+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><title type='text'>Flash-back sur les congés soudains</title><content type='html'>Je n'avais pas été aussi heureuse depuis des mois. Dimanche et lundi derniers, alors que je venais d'acheter mon billet d'avion, j'ai plané. Pouvoir rentrer chez soi, de si loin, à peine le surlendemain, c'est le genre de bonnes nouvelles qui cassent la routine et égayent non pas une journée mais au moins un mois !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai entassé le maximum d'affaires que je pouvais dans mes valises, avec ce pressentiment que la prochaine fois que je partirai, ce sera la bonne, le départ avec un grand D, comme définitif.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mon envie de changer d'air peut sembler soudaine et injustifiée, je pense qu'elle a germé peu à peu dans mon esprit et que depuis des mois mon moral a été en baisse. Partir au Royaume-Uni visiter mon futur centre, rencontrer ma future équipe et revoir des amis proches m'a rappelée au "monde réel", et m'a fait miroiter un espoir de "vie normale". Quand je me suis lancée dans cette aventure, je formais ce voeu qu'une année et demi passée sur le terrain me donnerait l'envie - qui me manquait cruellement - de travailler dans un bureau avec des horaires qui s'y rattachent. Il faut croire que ça a marché !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Aujourd'hui je ne sais pas encore à quand est fixé mon retour, mais quoi qu'il en soit je sais que cette date se rapproche à grands pas, et que je l'accueillerai à bras ouverts, pour de nouvelles aventures !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5707391662923529539?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5707391662923529539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/04/flash-back-sur-les-conges-soudains.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5707391662923529539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5707391662923529539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/04/flash-back-sur-les-conges-soudains.html' title='Flash-back sur les congés soudains'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-1656796689418860600</id><published>2011-04-18T01:03:00.003+02:00</published><updated>2011-04-18T01:12:19.455+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paris'/><title type='text'>Quand y en a marre..</title><content type='html'>et qu'il y a besoin de se reposer et de se ressourcer, ben on fait trois clics et on se paie un billet pour Paris  pour le surlendemain (et Tunis, of course) !!!&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-lA2tyDz7FVY/TatzlDt0mNI/AAAAAAAAArw/lv0WWli_AWM/s1600/38961_452286929433_552159433_6146490_7691572_n.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-lA2tyDz7FVY/TatzlDt0mNI/AAAAAAAAArw/lv0WWli_AWM/s400/38961_452286929433_552159433_6146490_7691572_n.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5596694042427824338" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À mercredi, et d'ici là pas de bêtise :)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-1656796689418860600?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/1656796689418860600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/04/quand-y-en-marre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1656796689418860600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1656796689418860600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/04/quand-y-en-marre.html' title='Quand y en a marre..'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-lA2tyDz7FVY/TatzlDt0mNI/AAAAAAAAArw/lv0WWli_AWM/s72-c/38961_452286929433_552159433_6146490_7691572_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3865415784677665131</id><published>2011-04-09T22:04:00.001+02:00</published><updated>2011-04-10T03:56:08.867+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='n&apos;importe quoi'/><title type='text'>Ma semaine pas mytho</title><content type='html'>Cette semaine a été plutôt riche en événements du genre "faits divers" et complètement inutiles. C'est une raison plus que suffisante de vous en tenir informés.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Lundi c'était un jour pépère à la base, tranquille sous un soleil de plomb, rien à signaler.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mardi j'ai cédé à la douleur qui m'attaque au cou depuis déjà plusieurs mois. J'en ai jamais vraiment parlé avant parce que je pensais que c'était juste une douleur due à un rythme de vie un peu trop soutenu, mais en fait vu que depuis une semaine je dors beaucoup, je mange très bien et j'ai encore mal au cou, j'ai pensé que c'était le moment d'agir. Profitant d'une après-midi peu chargée, je suis sortie du taf à 17h30 (youhou!) et ai pris rendez-vous dans un spa pour me faire masser ce maudit cou. Bon en vrai ça devient croustillant au moment où le massage s'achève (une heure de relaxation, un pur bonheur), qu'un orage éclate et que les plombs du quartier sautent. Jusque là, rien d'extraordinaire, on a l'habitude. Le massage terminé, je me rends à l'accueil, éclairée à la lumière de mon téléphone portable, et me retrouve nez à nez avec une amie et collègue qui vient de rentrer de 3 semaines de vacances. Un peu étonnée qu'elle se paie un massage au retour de vacances je lui demande ce qui l'amène ici. "Ah en fait je me suis fait opérer pour m'enlever le gras du ventre, j'étais pas vraiment en vacances, du coup maintenant je suis une cure de massages pour aller mieux". Elle me sort ça de but en blanc et avec une aisance déconcertante, comme si elle me parlait de ses courses au supermarché. Alors j'ai pas tout de suite réalisé, moi, et puis il faisait noir alors je pouvais pas vraiment vérifier sur elle. Du coup je lui demande de quoi elle s'est fait opérer, croyant que peut-être j'avais mal compris. Elle me dit en anglais qu'elle s'est fait une liposuccion et me raconte les détails ragoûtants de ses vacances de remise en forme d'opération, et semble un peu déçue que je lui dise "ah oui tiens ça passe presque naturel", la première phrase qui me vient à l'esprit, complètement maladroite et européenne quand on y réfléchit bien, à mille milliard de lieues de l'esprit local (en même temps si une liposuccion semble naturelle, c'est qu'on n'en a peut-être pas retiré assez..). Quelques minutes plus tard, bim le courant revient et je constate que oui, en effet, elle s'est fait aspirer la taille de manière drastique et à la frontière du réel. On dirait un tronc d'arbre grignoté par un castor, sauf que le tronc est encore debout, défiant les lois de la gravité. Je m'exclame que oui oh oui c'est.. comment dire.. liposuccé. Elle est ravie de voir que les résultats sont visibles, me demande de le garder entre nous (à ce propos, je compte sur votre discrétion) parce qu'elle a raconté à tout le monde qu'elle avait "juste" suivi un régime pendant ses vacances, tiens ça a marché, cool...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref mercredi a été le jour tampon pour me permettre d'absorber l'information du mardi soir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Jeudi la terre a tremblé ! Bon je sais que ça fait super ptit joueur de balancer ça après les événements du Japon, mais on fait avec ce qu'on a et oui, ici aussi on a senti la terre trembler, même si aucun sismographe ne l'a enregistré parce que ça doit se compter en partie décimale sur l'échelle de Richter ! À huit heures du matin, alors que nous étions en réunion du matin, on entend un énorme BONG durant 1/2 secondes et on sent une secousse, comme si un camion était rentré dans le mur de la base. C'est d'ailleurs ce qu'on a cru. On a regardé par la fenêtre, mais y avait rien qui ressemble à un camion encastré dans le mur. On est sorti voir à la terrasse, et tous les gens de la base (tous en réunion à cette heure là) étaient eux aussi perplexes et réunis et se demandant ce qui avait bien pu se passer. Au moins ça nous a rassuré, on avait bien senti quelque chose. Une demi-heure plus tard, le verdict est tombé, la terre avait bien tremblé, au Mexique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De mon côté j'ai joué la fille blasée. Oui ce n'est pas mon premier tremblement de terre. Jadis du temps du lycée, alors que j'étais en terminale, dans une salle de bio à une paillasse à trois avec mes deux copines de paillasse de SVT (spéciale casse dédi W &amp;amp; A, si vous me lisez !), alors qu'on riait comme des dindes à propos sans doute de quelque chose qui n'avait rien à voir avec le cours - il faut dire pour notre défense que le cours de bio de terminale se résument en une phrase à "la reproduction des mouches drosophiles slash les phénocristaux des roches microlitiques" et qu'à ma connaissance personne de ma classe n'a fini géologue ni biologiste - la terre a tremblé une seconde et demi c'est-à-dire 150% ce que j'ai vécu jeudi matin, les paillasses ont vibré, avec mes deux potes on s'est regardé et on a gloussé de plus belle et le prof qui était sorti pour nous apporter une merveilleuse roche qu'il fallait absolument qu'on voie (je ne suis plus cent pour cent sûre mais cet événement a dû se passer la même année alors je ne prends pas trop de risques à l'évoquer) est revenu et il avait manqué le tremblement de terre, un comble pour un prof de SVT..&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà. Vendredi j'ai digéré le tremblement de terre, revu les classiques du genre : que faire en cas de tremblement de terre, d'incendie et puis de fuite nucléaire, sait-on jamais. PS s'imbiber la gorge de sel c'est pipeau je vous promets !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Samedi (aujourd'hui), après ma journée de boulot (on est une dure à cuire ou on ne l'est pas), je me suis fait piquer. Car la douleur à la nuque, les noeuds que j'ai ne sont pas imaginaires, et j'ai d'ailleurs carrément flippé que la kiné de jeudi soir (oui, je suis retournée me faire masser, cette fois-ci chez une kiné, toujours pour mes problèmes de cou) les grille sans que je ne lui donne aucun indice :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;" - Ah oui tu as des boules là et là. Et là aussi. C'est marrant je les sens, ça te fait mal si j'appuie ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- AHHHHHHHH."&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors j'ai décidé de me résoudre à me faire injecter les produits qu'elle m'a prescrits. Deux piqûres, bien symétriques, pour marcher symétriquement comme un pingouin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà pour ma semaine. Demain, dimanche, départ par voie fluviale pour un job d'une petite semaine. D'ici mon retour portez-vous mieux que moi, et arrêtez de croire aux régimes ciblés miracles, ils s'appellent aiguille à gras !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3865415784677665131?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3865415784677665131/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/04/ma-semaine-pas-mytho.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3865415784677665131'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3865415784677665131'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/04/ma-semaine-pas-mytho.html' title='Ma semaine pas mytho'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-982655267894287039</id><published>2011-04-03T04:54:00.006+02:00</published><updated>2011-04-03T09:32:21.030+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><title type='text'>Je sais pas vous mais...</title><content type='html'>Ça fait un peu plus d'un an que je vis en Colombie, et je me fonds peu à peu dans le décor, je comprends l'humour local, et me surprends même parfois à fredonner des airs de Vallenato "à l'insu de mon plein gré".&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les charmes de la phase de découverte ont cédé leur place à la routine, et à mesure que je m'adapte à l'environnement local, paradoxalement, les petites habitudes de ma vie, mise entre parenthèse depuis mon départ, me manquent de plus en plus : aller voir un vieux film au ciné d'en-bas, manger des sushis au jardin du Luxembourg, passer l'après-midi à lire au soleil de la véranda, à Tunis, et bien sûr les miens, ma famille et mes amis, disséminés un peu partout sur Terre, partout sauf ici...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je suis comme une bouteille vide que l'on plonge dans l'océan, au bout d'un certain temps elle se remplit d'eau, et tout volume supplémentaire ne s'ajoutera qu'au péril de ce qui est déjà dans la bouteille. Je suis saturée en culture locale, et pour apprendre une nouvelle expression je devrai me défaire d'une autre. Je me surprends à me focaliser sur les différences de mentalité qui me déplaisent et à ne voir plus que ces détails.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En ce moment, j'aspire au départ. Où ? À vrai dire n'importe où, de préférence vers une autre culture, car il y a encore tant à découvrir. Attention soyons clairs, la Colombie est un pays qui me plaît beaucoup, de même que la France me plaisait, et je ne pense pas qu'il y ait de contradiction dans ce que je dis. Je pense juste avoir appris ce que j'avais à apprendre ici, et préfèrerais profiter du temps qu'il me reste sur le terrain pour en profiter et apprendre davantage. La routine me fait toujours autant horreur, et est synonyme de déperdition pour moi. Au travail aussi elle s'installe, je la sens, de par des jobs toujours identiques. Il me faut de l'action et j'entends bien me faire entendre !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-RDLhzlwynJs/TZfnKEkPx9I/AAAAAAAAArU/INAN0VgP_7s/s1600/do-you-really-need-to-change-or-are-you-just-a-change-junkie.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-RDLhzlwynJs/TZfnKEkPx9I/AAAAAAAAArU/INAN0VgP_7s/s400/do-you-really-need-to-change-or-are-you-just-a-change-junkie.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591191622614239186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-982655267894287039?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/982655267894287039/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/04/je-sais-pas-vous-mais.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/982655267894287039'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/982655267894287039'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/04/je-sais-pas-vous-mais.html' title='Je sais pas vous mais...'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-RDLhzlwynJs/TZfnKEkPx9I/AAAAAAAAArU/INAN0VgP_7s/s72-c/do-you-really-need-to-change-or-are-you-just-a-change-junkie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-4870044102787962652</id><published>2011-03-26T21:39:00.005+01:00</published><updated>2011-03-27T23:08:21.117+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>"sur le terrain"</title><content type='html'>&lt;div&gt;Je pourrais profiter du temps qu'il m'est accordé aujourd'hui pour aborder la tragique décision de mon estomac de stopper sa digestion, prise hier treize heures pour une durée de 24 heures, le tout sans préavis. Mais je ne gratifierai pas mon organe gréviste en citant ses exploits et préfère profiter de ce jour de répit qu'il m'a offert au péril des siens pour parler boulot, à défaut d'y être.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Souvenez-vous, nous en étions restés &lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/one-year.html"&gt;là&lt;/a&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En route aujourd'hui sur un puits pour savoir ce qui nous y attend. Un &lt;i&gt;pick-up&lt;/i&gt;, une glacière pleine de boissons fraiches, un PC portable, une imprimante portable, un classeur contenant toutes les données clé du job, un adjuvant, gentil casque vert dont on doit assurer la survie et qui en échange nous obéit, et un chauffeur qui nous conduit sur place. Moins d'une heure plus tard, on arrive, après quelques "appels à un ami"-jokers pour se localiser, sur le "&lt;i&gt;wellsite&lt;/i&gt;", que l'on peut difficilement réduire au mot français "puits".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-DE_4EZUnEto/TY-iBW51vAI/AAAAAAAAArE/sFbYQdKcJEI/s1600/198004_10150436639700483_743900482_17506667_2313604_n.jpg"&gt;&lt;img src="http://4.bp.blogspot.com/-DE_4EZUnEto/TY-iBW51vAI/AAAAAAAAArE/sFbYQdKcJEI/s400/198004_10150436639700483_743900482_17506667_2313604_n.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5588863806801820674" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px; " /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;(La photo ci-dessus représente un rig ici en Colombie, comprenant le derrick, tous les liens qui le maintiennent droit, on voit aussi une série de tubes posés à même la table de travail ou rotary table et allant jusqu'au sommet du derrick, où travaille le monkeyman, la chose jaune suspendue est l'elevator, qui permet de déplacer les tubes, la BOP est située entre le niveau de la terre et la table de travail, table accessible par des escaliers)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le puits, c'est le trou creusé sous terre, surmonté par une série de valves en forme d'arbre de Noël. Lorsque l'on intervient sur un puits, et je parle comme toujours de mon segment (car cela varie pour chaque segment), le puits est surmonté d'une valve de sécurité (a.k.a la BOP, celle-là même qui est supposée couper les tubes en train de passer dans le puits et fermer celui-ci hermétiquement en cas de pépin , &lt;i&gt;cf.&lt;/i&gt; le drame du golfe de Mexico). Afin d'introduire des tubes dans notre puits, nous disposons d'un rig dit de production ou work-over (par opposition aux rigs de forage), composé du fameux derrick, la structure métallique que l'on voit de loin, et qui sert de support à tous les systèmes de poulies et à l'élévateur de tubes, d'une table de travail, là où nous sommes debout à travailler, et de divers autres éléments que je ne développerai pas ici.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-TRPPcHlcURw/TY-iBVZ8yRI/AAAAAAAAArM/fMRvvFI81BE/s1600/189810_10150436639990483_743900482_17506671_456107_n.jpg"&gt;&lt;img src="http://3.bp.blogspot.com/-TRPPcHlcURw/TY-iBVZ8yRI/AAAAAAAAArM/fMRvvFI81BE/s400/189810_10150436639990483_743900482_17506671_456107_n.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5588863806399629586" style="display: block; margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 10px; margin-left: auto; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px; " /&gt;&lt;/a&gt;(La photo représente une table de travail avec au centre le dernier tube introduit, qui reste à la surface, accroché par les "&lt;i&gt;slips&lt;/i&gt;", en rouge sur la photo, le temps que l'on visse le tube qui vient au-dessus à l'aide d'une machine hydraulique, l'espèce de gros machin rouge au fond qu'un homme en gris est en train de manipuler)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Notre travail consiste à introduire des tubes de fonctions et aspects différents dans un certain ordre, dans les entrailles de la terre. Nous calculons l'ordre dans lequel les positionner, et le faisons respecter aux membres du "&lt;i&gt;rigcrew&lt;/i&gt;".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Car il est bon de savoir que le rig possède sa propre équipe. Déjà il appartient à une société de services, qui le loue au client (le client c'est la boîte pétrolière), avec toute une équipe : des personnes en charge de l'électricité, de la maintenance mécanique, de faire respecter les normes de QHSE, et j'en passe, et plus concrètement le &lt;i&gt;rigcrew&lt;/i&gt;, composé dans l'ordre croissant des &lt;i&gt;roughnecks&lt;/i&gt;, qui sont ceux qui font le gros du travail physique, armés de clés, graisse et huile de coude ; du &lt;i&gt;monkeyman&lt;/i&gt;, qui est celui que l'on poste au sommet du derrick pour manipuler les tubes d'en haut ; le &lt;i&gt;driller&lt;/i&gt; qui est celui qui actionne les engins mécaniques du rig et le chef de tout ce beau monde, le &lt;i&gt;pusher&lt;/i&gt;. L'unique personne au-dessus est le &lt;i&gt;company-man &lt;/i&gt;(&lt;i&gt;co-man &lt;/i&gt;ou &lt;i&gt;company &lt;/i&gt;pour les intimes), chef du site qui mène la danse. C'est le représentant du client, qui vit sur place et travaille à plein temps (plein temps comme dans 24/7). Il y en a des jeunes, des vieux, des sympa des moins sympa, des stressés des stressants des coolos, et à force de travailler sur les mêmes jobs on finit par se connaître, et signer les &lt;i&gt;tickets&lt;/i&gt; (autrement dit nos factures, ces papiers tout simples contenant peu de nombres mais des nombres avec beaucoup de chiffres) comme une simple formalité.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En effet après avoir passé 24 à 48 heures à faire descendre des tubes que l'on aura rigoureusement mesuré à la surface, et quelques autres opérations qu'il serait fastidieux de développer ici (mais en lesquelles réside la difficulté de notre travail), on doit rendre un rapport détaillé des opérations au &lt;i&gt;co-man&lt;/i&gt; et lui faire signer la facture, grand moment d'émotion pour tous ! Ce n'est qu'après cela que l'on peut plier bagages, faire attention à ne rien oublier sur place, et rentrer se reposer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-4870044102787962652?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/4870044102787962652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/sur-le-terrain.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4870044102787962652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4870044102787962652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/sur-le-terrain.html' title='&quot;sur le terrain&quot;'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-DE_4EZUnEto/TY-iBW51vAI/AAAAAAAAArE/sFbYQdKcJEI/s72-c/198004_10150436639700483_743900482_17506667_2313604_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3315648766801990412</id><published>2011-03-20T01:37:00.005+01:00</published><updated>2011-03-21T06:23:18.198+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Chose promise...</title><content type='html'>Je suis rentrée hier après-midi rigoureusement de mon puits. En tout nous avons passé cinq jours pour compléter notre puits, sans trop d'embrouilles !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Même si c'était rafraichissant de travailler dans un nouveau contexte avec de nouvelles personnes, la traversée du fleuve était quand même de loin la meilleure partie du &lt;i&gt;job...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-0qQtl4O0XAE/TYVPNuYbXFI/AAAAAAAAAqk/WuEDwM68uOc/s1600/199547_10150158321604434_552159433_8047473_4525704_n.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-0qQtl4O0XAE/TYVPNuYbXFI/AAAAAAAAAqk/WuEDwM68uOc/s400/199547_10150158321604434_552159433_8047473_4525704_n.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5585958010030349394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-rJU-LQg_X2c/TYbgdyFp2cI/AAAAAAAAAq8/9_Krl094acA/s1600/P1040259.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-rJU-LQg_X2c/TYbgdyFp2cI/AAAAAAAAAq8/9_Krl094acA/s400/P1040259.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5586399190065994178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-QyxSsVkMRfA/TYbgdkUrzDI/AAAAAAAAAq0/lqyl52hQPs4/s1600/P1040273.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 225px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-QyxSsVkMRfA/TYbgdkUrzDI/AAAAAAAAAq0/lqyl52hQPs4/s400/P1040273.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5586399186370939954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-YsjKcLHAOoo/TYbgddzKXFI/AAAAAAAAAqs/XR4X8o4zvh4/s1600/P1040267.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-YsjKcLHAOoo/TYbgddzKXFI/AAAAAAAAAqs/XR4X8o4zvh4/s400/P1040267.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5586399184619723858" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3315648766801990412?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3315648766801990412/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/chose-promise.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3315648766801990412'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3315648766801990412'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/chose-promise.html' title='Chose promise...'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-0qQtl4O0XAE/TYVPNuYbXFI/AAAAAAAAAqk/WuEDwM68uOc/s72-c/199547_10150158321604434_552159433_8047473_4525704_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2163034233896165918</id><published>2011-03-14T07:18:00.003+01:00</published><updated>2011-03-14T07:21:59.363+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Cantagallo..</title><content type='html'>Ce n'est pas le nom d'un genre musical local (quoique), mais celui du "field" où je vais demain. Nouveau field, nouveau job, il paraît qu'il faut traverser le Rio Magdalena en chaloupe pour y arriver, ça promet d'être épique !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sur place je devrais rester 4-5 jours, la dernière fois que l'on m'a donné ce genre d'échelle j'ai passé deux semaines dans un container...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Adieu monde connecté, au pire j'ai mon téléphone français.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À bientôt, avec des photos-trophées de la promenade en chaloupe à vous montrer, j'espère !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2163034233896165918?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2163034233896165918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/cantagallo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2163034233896165918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2163034233896165918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/cantagallo.html' title='Cantagallo..'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-996813041148349416</id><published>2011-03-12T22:16:00.003+01:00</published><updated>2011-03-12T22:44:03.424+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><title type='text'>Quoi de neuf doc' ?</title><content type='html'>Lors de mon escale forcée à Bogota j'ai attrapé la crève.&lt;div&gt;Je n'ai peut-être jamais eu l'occasion de vous parler de mon unique allergie, celle à l'humidité. Je sais ça sonne absurde, et mon autre unique allergie, celle aux docteurs, m'empêche de prouver le bien-fondé de mes propos. Soit. Empiriquement j'ai décelé que j'étais allergique à l'humidité et depuis j'y crois..&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Depuis plus d'un an pourtant tout allait bien, jusqu'à ce que je sois coincée à Bogota sans habits chauds. Rechute. J'ai pas tout de suite compris que c'était un bête rhume. Parce que d'abord ça faisait un an et demi que j'étais pas tombée malade, et puis ensuite parce que j'ai eu le bon goût de suivre une sensibilisation aux risques de la Malaria juste à mon retour de vacances.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne suis pas hypocondriaque mais... On a tous déjà vécu ce moment où devant une émission sur le cancer du gros orteil, alors que Docteur Marina de France 5 nous décrivait à renforts d'animations les symptômes et les conséquences hard core de ce fléau aussi ravageur que sous-estimé, on s'est convaincu que nous aussi on l'avait cette maudite maladie. Il faut dire que les deux trois témoignages de patients en phase finale qui t'expliquent que ça les a pris un beau matin, un pet de travers ou une toux sèche et hop en vrai c'était le cancer du gros orteil, sont là pour te convaincre que toi aussi, ce matin, c'est pas ton lait que tu as avalé de travers, c'est le microbe responsable du cancer du gros orteil, et c'est trop tard à présent, tes heures sont déjà comptées.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour en revenir à la Malaria, les symptômes, t'explique-t-on, sont les mêmes que pour la "&lt;i&gt;flu&lt;/i&gt;", mot anglo-saxon pour dire grippe, mais employé couramment de nos jours comme terme générique pour dire "crève", à savoir : fièvre, courbatures, frissons, vomissements, maux d'estomac. Alors toi t'es rassuré, tu te dis que tu as juste un peu de fièvre et plus froid que d'habitude, et que les courbatures sont juste dues à la reprise du taf. Mais là tu continues de lire et tombes sur des chiffres qui te glacent le sang. D'abord 85% des patients de la boîte qui sont morts de Malaria en avaient manifesté les symptômes pendant leurs jours de congé, alors qu'ils étaient dans des endroits non infestés. Autrement dit jusque là, ils étaient en période d'incubation et n'ont pas pensé à la Malaria car loin des terres dangereuses. Ensuite le dernier gars qui a clamsé dans la boîte, en 2006, n'avait que 66% des symptômes énumérés ci-dessus. 66% des symptômes... chaud !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors en bonne autruche que je suis je me la suis bouclé ; je n'ai pas validé ma formation Anti-Malaria, parce que j'ai pensé que ça ferait mauvais genre pour la postérité de mourir de malaria 2 jours après avoir validé l'examen de sensibilisation à la maladie ; je n'ai surtout pas vu de médecin et j'ai continué de mourir au boulot. Hier, pensant que si c'était la malaria je serais déjà morte, j'ai demandé un jour de congé histoire de me décomposer à la maison. Je me convaincs petit à petit qu'avoir la gorge qui pique, une toux sèche puis grasse, le nez qui coule et surtout n'avoir aucune trace ni souvenir de piqûre de moustique depuis un mois, c'est bon signe... L'avenir nous le dira !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-996813041148349416?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/996813041148349416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/quoi-de-neuf-doc.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/996813041148349416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/996813041148349416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/quoi-de-neuf-doc.html' title='Quoi de neuf doc&apos; ?'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-6662453746551574508</id><published>2011-03-09T03:06:00.006+01:00</published><updated>2011-03-09T03:48:14.033+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rio'/><title type='text'>Dessine-moi un voyage</title><content type='html'>Ce voyage se termine, je ne suis pas encore rentrée puisque la malédiction des vols annulés me poursuit, mais je suis à Bogota, le temps de me poser un peu.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je n'ai jamais été une grande voyageuse avant l'an dernier, et je ne pense pas être des ces gens qui peuvent prendre leur sac à dos, une brosse à dents, un billet open, et s'en aller. Ces gens qui se nourrissent de voyages, qui vivent dans un monde parallèle, côtoyant le monde des sédentaires mais de manière fugace, avant de repartir déjà.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ces gens-là m'intriguent, et j'aime discuter avec eux, apprendre d'eux, m'évader avec eux le temps d'une anecdote ou d'un souvenir qu'ils partagent comme on lirait une histoire à un enfant.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Lors de ce voyage à Rio, tout comme précédemment en Argentine, il m'a été donné de rencontrer beaucoup de gens en plein voyage, souvent des Européens fascinés par l'Amérique du Sud, mais pas que. Derrière des apparences de Robinson se cachent des personnalités tout aussi singulières qu'attachantes, des gens parfois paumés, d'autres réglés comme une horloge suisse, quelques uns fatigués d'être ballotés, et en définitive beaucoup de gens heureux de vivre et voyager.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'aime voyager, mais pour de courtes durées. Je suis une sédentaire en mouvement. J'aime pouvoir collecter les souvenirs, et prendre le temps de les digérer, de les analyser, de les disposer soigneusement dans l'écrin qui leur est réservé dans ma mémoire. Souvenirs des impressions, des sensations, des paysages, des rencontres. Je ne m'attends jamais à rien en particulier lorsque je pars, aucune expectative, je n'achète ni guide, ni carte, et ne pense pas pouvoir voyager seule. Un voyage pour moi est une aventure qui se partage au jour le jour, et qui se vit comme une page blanche qui se remplit sans aucun plan préalable au départ. Des idées, des rêves, mais sans y tenir particulièrement, quelques balises au cas où l'on se sentirait perdu, rien de plus, pour ne pas être déçue, jamais, et je ne l'ai jamais été.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-XoICtCQvTtk/TXbn0-A7sbI/AAAAAAAAAqM/8ZfZzqpPN8I/s1600/P1040238.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-XoICtCQvTtk/TXbn0-A7sbI/AAAAAAAAAqM/8ZfZzqpPN8I/s400/P1040238.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581903685358432690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Aujourd'hui je repense à Rio, à ces rencontres formidables, à ces paysages enchanteurs, au carnaval, à la joie des gens, aux déguisements, au sambodrome, à cette expérience unique, comme chaque jour que nous vivons et que nous devons apprécier à sa juste valeur.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-6662453746551574508?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/6662453746551574508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/dessine-moi-un-voyage.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6662453746551574508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6662453746551574508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/dessine-moi-un-voyage.html' title='Dessine-moi un voyage'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-XoICtCQvTtk/TXbn0-A7sbI/AAAAAAAAAqM/8ZfZzqpPN8I/s72-c/P1040238.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-133646506884953933</id><published>2011-03-03T00:48:00.006+01:00</published><updated>2012-01-05T23:55:29.610+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rio'/><title type='text'>Here we go again!</title><content type='html'>Après un retour mouvementé de Londres, une escale inattendue à Reykjavik, une correspondance perdue à Miami, une nuit forcée à Miami, un vol à Bogota, quelques heures dans la ville à chercher un téléphone tri-bandes, à échanger de valise, à retourner en speed à l'aéroport, après une demi-journée d'attente à Sao Paulo, je suis arrivée, saine et sauve, avec mon nouveau téléphone tri-bandes qui me permet d'être de retour dans le monde des gens joignables tout le temps, à Rio, après un an passé à espérer y repartir un jour, sans trop y croire, surtout pas dans de telles conditions "calendriesques" coïncidant avec mon anniversaire et le Carnaval.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref, j'y suis ! Je suis encore loin de récupérer mes heures de sommeil perdues entre avions, aéroports et fuseaux horaires, mais Rio est Rio et le sommeil attendra !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est marrant de revenir ici, à présent je n'ai plus autant peur des gens dans la rue, je comprends presque ce qui est écrit et baragouine des oui-non-merci à tout va car ce sont les seuls mots dont je maîtrise l'accentuation. Ah le portugais... Qui a donc eu l'idée d'inventer une langue si proche de l'espagnol, mais pas tant que ça en fait, avec une autre conjugaison, une autre grammaire, une sorte d'espagnol de monde parallèle. Note pour plus tard : me mettre au portugais !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà je suis donc toujours en Amérique du Sud, un an plus tard, à vivre ces choses que je n'aurais jamais pensé vivre (aller deux fois à Rio ?! Fêter son anniversaire à Rio !! passer un carnaval à Rio ?!!!!!), ce qui me ramène à ce message de l'an dernier, quand mon coverall était bleu propre, que j'étais à Bogota depuis 2 jours et que je chantais la vie, comme aujourd'hui. Bien sûr je pourrais raconter que décider d'aller au Pao de Açúcar (un des points de vue panoramique de la ville) alors qu'il fait nuageux et pluvieux n'est pas la meilleure idée qui soit, surtout quand on espère voir la statue du Christ de loin (en vrai dans ces conditions on voit à peine le bout de son propre nez tellement on est dans le brouillard là-haut), mais je crois que ce n'est pas l'essentiel, non ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-9frv7lir68M/TW7pC_NuSgI/AAAAAAAAAqE/RY2MN3WrfP4/s1600/P1030913.JPG" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-9frv7lir68M/TW7pC_NuSgI/AAAAAAAAAqE/RY2MN3WrfP4/s400/P1030913.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579653225896626690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'essentiel c'est de se rendre compte une fois encore de la beauté de la vie, du cadeau que c'est. Il faut accepter le moins bon et le bon, et ne jamais douter ! Parce qu'après la pluie vient le beau temps, assurément :)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-133646506884953933?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/133646506884953933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/here-we-go-again.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/133646506884953933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/133646506884953933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/03/here-we-go-again.html' title='Here we go again!'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-9frv7lir68M/TW7pC_NuSgI/AAAAAAAAAqE/RY2MN3WrfP4/s72-c/P1030913.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3392169379238548255</id><published>2011-02-24T01:01:00.001+01:00</published><updated>2011-02-24T02:27:36.180+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='uk'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='londres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tech'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='abingdon'/><title type='text'>Please mind the gap...</title><content type='html'>Je suis de retour sur le continent européen l'espace de quelques jours. Ce matin à sept heures, alors que tous les atomes de mon corps étaient persuadés qu'il était 2h du mat' et me le faisaient ressentir, mon avion a atterri dans la grisaille, l'humidité, le froid et la brume londoniens. Après les 35 degrés de Barranca en cure quotidienne depuis 10 mois le choc était rude. Pas le temps de reprendre les mauvaises habitudes de bougonner, le taxi m'attendait, en route pour Abingdon.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-uIjriP0GoYA/TWWyDZkxyPI/AAAAAAAAAp8/amPMgQlFlr4/s1600/P1030714.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-uIjriP0GoYA/TWWyDZkxyPI/AAAAAAAAAp8/amPMgQlFlr4/s400/P1030714.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5577059485042723058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;Une heure de route plus tard, j'arrivais en banlieue d'Oxford, dans cette charmante bourgade que traverse la Tamise et héberge mon futur Tech Center. J'ai tenté de lutter mais le sommeil m'a gagnée jusque 13h. Puis direction London histoire de me fournir en vêtements chauds et de faire quelques autres emplettes. Londres est une ville que j'affectionne beaucoup, malgré tous ses défauts, sans que je ne puisse m'expliquer pourquoi. Elle me plaisait avant même que j'y mette les pieds pour la première fois. J'y retrouve aujourd'hui le bon et le moins bon. Les looks insolites, les bus et les cabines téléphoniques rouges, les gens aux couleurs Benetton, le métro et l'ordre dans les Escalators et les couloirs de transits (heureusement qu'il est précisé au mur KEEP YOUR LEFT), les voitures qui roulent à gauche et là encore Dieu merci les indications au sol à tous les croisement pour rappeler de quel côté les piétons doivent regarder avant de traverser, l'accent &lt;i&gt;posh&lt;/i&gt; à en tomber (un des objectifs que je me suis fixés étant de maîtriser cet accent dans les six mois suivant mon installation future), les numéros de téléphones à contacter en toutes circonstances, typiquement si les toilettes publiques sont sales ou si le métro pue (le numéro se trouve parfois sur les marches de sortie du métro, il faut avoir l'oeil !).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Là il est 1h du matin, et le jet lag me gagne, malgré mon faible nombre d'heures de sommeil au compteur. Je pense que je finirai par dormir, et de toutes façons ce n'est pas comme si je n'avais pas pris l'habitude de faire des siestes à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit ! Demain rendez-vous à 9h au Tech Center. Déjà ça commence bien !&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3392169379238548255?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3392169379238548255/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/please-mind-gap.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3392169379238548255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3392169379238548255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/please-mind-gap.html' title='Please mind the gap...'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-uIjriP0GoYA/TWWyDZkxyPI/AAAAAAAAAp8/amPMgQlFlr4/s72-c/P1030714.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7542699094559220859</id><published>2011-02-20T14:19:00.011+01:00</published><updated>2011-02-21T14:48:49.198+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>O.N.E.!</title><content type='html'>Ça fait pile un an que je suis officiellement membre de la &lt;i&gt;blue team&lt;/i&gt; ! Et cela me fait penser qu'il y a plein de petits détails sur ce qu'est réellement le field que je n'ai jamais pris le temps de vous expliquer, des choses qui étaient pour moi abstraites et, avouons-le, dont je me contre-balançais.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il faut dire que je pars de loin. Je n'ai jamais envisagé de travailler dans l'industrie, et encore moins pétrolière. À l'heure d'accepter ce boulot, des mois avant de le commencer réellement, je pensais que les ingénieurs terrain travaillaient sur le terrain, genre 24/7 sur plateformes, d'un puits à l'autre. Où dormaient-ils, où mangeaient-ils, cela n'était que détail logistique, je ne soupçonnais même pas qu'il faille préparer son équipement et son job, dans une base consacrée. Je n'ai pas honte de le dire, j'étais la plus &lt;i&gt;dummie&lt;/i&gt; qui puisse exister en matière de services pétroliers, et complètement ingénue avec ça.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors en vrai je vais vous raconter comment ça se passe.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a d'abord la base. C'est là où l'on va travailler "par défaut", i.e. quand on n'est pas sur un job. Dans une base travaillent plusieurs segments d'activités terrain, nous nous côtoyons tout en étant "manageurialement" complètement indépendants. Il y a aussi tout le personnel de soutien, les RH, IT, et autres &lt;i&gt;supply chain&lt;/i&gt; qui nous aident à recruter des stagiaires, réparent nos PC et passent nos commandes diverses, autres que celles spécifiquement liées à notre segment, autrement dit papeterie, informatique basique, camionettes, et puis qui s'occupent du logement, des téléphones cellulaires et tout le tintouin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quand on travaille à la base, on a des horaires à peu près corrects, si tant est que commencer à 7:30 du matin est correct, ce qui n'a pas encore été démontré. On y va aussi les week-ends, sauf avis contraire des boss.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-bPdUTzJT8Fo/TWEnYzlsjyI/AAAAAAAAAp0/aHNRY_6QPwE/s1600/29393_417749874433_552159433_5203475_5731450_n.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-bPdUTzJT8Fo/TWEnYzlsjyI/AAAAAAAAAp0/aHNRY_6QPwE/s400/29393_417749874433_552159433_5203475_5731450_n.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575781120780046114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;(photo de l'aire réservée à mon segment à la base)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le travail à la base consiste à préparer nos jobs. Dans le cas de mon segment, &lt;i&gt;completions&lt;/i&gt;, cela consiste à faire des tests de pression de gros tubes customisés. Et on répare aussi certains de nos équipements, on lave, démonte, remonte, à coup de clés qui m'arrivent aux hanches et pèsent une dizaine de kilos !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quand je ne suis pas à l'atelier, à l'air libre sous le soleil équatorial et les 38 degrés moyens de notre tempérée Barrancabermeja, c'est que je suis dans les bureaux climatisés à 18 degrés qui m'imposent de porter ma petite laine, on ne se refait pas.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans le bureau, une sorte d'&lt;i&gt;open space&lt;/i&gt; pouvant accueillir six personnes et en accueillant parfois jusque dix, on travaille sur notre ordinateur, à la partie digitale du &lt;i&gt;job&lt;/i&gt;. Réaliser le &lt;i&gt;design&lt;/i&gt; de ce que l'on va installer (un peu comme un architecte dessinerait le plan de ce qu'il va construire avant de le construire), compiler toutes les données dont on aura besoin sur le &lt;i&gt;job&lt;/i&gt;, et remplir tous les documents d'envoi d'équipement, de personnel, bref toute la paperasse logistique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a aussi toute la partie du boulot qui se passe au téléphone, l'outil s'il en est en Colombie, enfin au téléphone ou à l'avantel, une invention locale (?) qui fonctionne comme un talkie walkie mais avec une portée nationale, à en croire ceux à qui j'ai soumis mon questionnaire (cet engin m'intrigait). Bref la communication par la voix et à distance se fait beaucoup ici, pour contacter le &lt;i&gt;company-man&lt;/i&gt; et le harceler toutes les 3 heures pour savoir quand commence le &lt;i&gt;job&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et puis c'est l'heure. Le matos lourd est envoyé par camion-grue une demi-journée à l'avance quand on peut, on charge le pick-up avec une glacière pleine de boissons fraiches et de sacs de glaçons, on prend une boîte à outils, une imprimante portative, son PC et les documents concernant le job, son casque, et un sac de survie qui inclut une brosse à dents, des lingettes pour bébé, un petit oreiller, son ipod, des chips, puis on part avec ses acolytes sur le job, sur le terrain, en s'étant assuré que l'on savait où il se situait géographiquement dans le labyrinthe des puits du champs pétrolier en question.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ici les champs pétroliers sont très proches de la ville, et nous n'avons donc pas de &lt;i&gt;container&lt;/i&gt; sur place. Il faut survivre dans le &lt;i&gt;pick-up&lt;/i&gt;, pour des &lt;i&gt;shifts&lt;/i&gt; théoriques de 12 heures. Le shift c'est la durée de travail avant que n'arrive l'équipe de relève. On se relaie ainsi toutes les 12 heures (en théorie) pendant la durée du job, à savoir entre 24 et 72 heures, sachant que pour corser le tout nous avons des restrictions de conduite la nuit : de 18h à 6h du matin on ne peut pas conduire car le risque d'accidents est très élevé.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bien sûr toute cette organisation est propre à la ville où je suis, c'était différent quand je travaillais à Bogota. En fait toutes les bases ont leur mode de fonctionnement propre, et il faut ajouter que chaque segment a ses codes. Le fait de travailler offshore change également complètement la donne.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà pour la partie générale de la vie quotidienne à la location. À venir, la partie job plus en détail, où l'on apprendra ce qu'est réellement un &lt;i&gt;rig&lt;/i&gt;, un &lt;i&gt;company-man,&lt;/i&gt; un &lt;i&gt;monkey-man&lt;/i&gt;, et bien plus encore !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7542699094559220859?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7542699094559220859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/one-year.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7542699094559220859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7542699094559220859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/one-year.html' title='O.N.E.!'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-bPdUTzJT8Fo/TWEnYzlsjyI/AAAAAAAAAp0/aHNRY_6QPwE/s72-c/29393_417749874433_552159433_5203475_5731450_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3451280412415499227</id><published>2011-02-18T23:48:00.005+01:00</published><updated>2011-02-20T15:42:46.379+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='n&apos;importe quoi'/><title type='text'>Lettre ouverte à ceux qui voudront bien me lire</title><content type='html'>Écrire une lettre ouverte, c'est le dernier truc à la mode en date sur facebook (pour tous ceux qui ont des amis Tunisiens) et qui suscite un réel engouement venant de mes compatriotes.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avouez que ça claque d'écrire une lettre ouverte. Pour peu que ce soit à quelqu'un d'un peu connu et dont on est sûr que jamais il ne lira la lettre, c'est banco. Lettre ouverte à Benoît XVI. déjà il comprendrait pas la langue, et puis bon s'il avait facebook ça se saurait. Bref à des gens comme ça un peu &lt;i&gt;people&lt;/i&gt; mais pas non plus &lt;i&gt;showbiz&lt;/i&gt;, dont on sent tout de suite que l'auteur ne l'aime pas, par principe, style "déjà non". Enfin bref, c'est super coton de choisir sa proie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et puis même si je trouvais ma cible idéale, cette personne que j'aime pas et plutôt connue et dont je suis sûre qu'il ne me lira pas, jamais, il faudrait savoir quoi lui écrire. Il faudrait que j'apprenne à accuser, m'insurger, m'outrager, et puis que je m'habitue à interpeler ma victime à coup de "cessez de croire" et autres "sachez que (e.g. nous ne sommes pas dupes)". Les fautes syntaxiques doivent être disséminées tout au long de l'apologue, moi je suis sûre que c'est fait exprès, histoire de détendre l'ambiance, dans un contexte si solennel et lourd de sens. Pour vous donner un comparatif visuel, ce serait comme regarder un discours télévisé de MAM parsemé d'images subliminales des télétubbies.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-TuQfypPDMYQ/TV8-EC_6lzI/AAAAAAAAApo/JS1c4tKoXe4/s1600/teletubbies.png"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 250px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-TuQfypPDMYQ/TV8-EC_6lzI/AAAAAAAAApo/JS1c4tKoXe4/s400/teletubbies.png" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5575243102953314098" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref, mettons que je sois au point, niveau lexique, il faudrait alors trouver une raison de se plaindre, une qui en vaille la peine, j'entends. C'est là que ça se corse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Moi les seules choses qui me révoltent en ce moment, c'est des trucs musicaux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Déjà j'ai appris hier que j'allais manquer un concert de LCD Soundsystem à Bogota, parce que je serai à Londres. Eh ben oui, moi ça me révolte. Lettre ouverte à LCD S : "les mecs, j'accuse le coup, vous auriez pas pu venir dimanche au lieu de vendredi ? c'est abusé quoi. À bon entendeur..."&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La formule finale c'est une expression consacrée, là aussi il faut connaître le jargon des expressions neuneu à employer. "J'espère que je serai entendue", "j'en appelle à votre bon sens" et ma préférée : "surtout ne partagez pas n'importe quoi sur votre &lt;i&gt;wall&lt;/i&gt;", ce sursaut de bon sens inespéré, souvent accompagné dans le titre d'un "A DIFFUSER !!! URGENT !!! SVP" qui est là au cas où on aurait eu le bon goût de ne pas le faire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sinon j'ai aussi été hyper surprise, à l'annonce des Grammys, de découvrir que plus de la moitié de la planète ignore jusqu'au nom des Arcade Fire, et s'en vante. Lettre ouverte aux fans de J Bieber : &lt;i&gt;get a gun and shoot&lt;/i&gt;. ce sera toujours ça d'anticipé sur la sélection naturelle, surtout en ces temps de menace de surpopulation, on ne peut plus s'encombrer de membres inutiles. Vraiment. J'en appelle à votre bon sens.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Enfin bref, la route est encore longue et tortueuse avant que j'aie le niveau d'interpeler par le biais de lettres ouvertes des gens connus pour leur cracher à la gueule. Et puis je préfère cracher à la gueule de masses d'inconnus sous couvert d'un blog presque anonyme.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Merci d'avoir lu jusqu'au bout. En même temps je m'adresse uniquement à ceux qui me lisent, donc à tous les autres cassez-vous vous n'avez rien à faire ici. Non mais oh !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3451280412415499227?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3451280412415499227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/lettre-ouverte-ceux-qui-voudront-bien.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3451280412415499227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3451280412415499227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/lettre-ouverte-ceux-qui-voudront-bien.html' title='Lettre ouverte à ceux qui voudront bien me lire'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-TuQfypPDMYQ/TV8-EC_6lzI/AAAAAAAAApo/JS1c4tKoXe4/s72-c/teletubbies.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5835672654783959628</id><published>2011-02-12T22:14:00.000+01:00</published><updated>2011-02-13T04:38:51.132+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>On the field</title><content type='html'>En ce moment je n'ai pas vraiment le temps d'écrire, ni de manger car j'essaie de dormir dès que je peux.&lt;div&gt;Les puits se suivent, les shifts également, pas toujours aussi équilibrés qu'on en rêverait.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans dix jours je m'envole pour une (presque) semaine pour le Royaume-Uni, et j'ignore encore si j'aurai le temps de faire ma valise (rectification : mes valises, puisque à mon retour je pars en congé une semaine), ni si j'aurai le temps de finir ma présentation.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Oui, je dois présenter sur place un power point résumant cette année passée sur le &lt;i&gt;Field&lt;/i&gt;. Oui, ça va faire un an !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a un an à peine je regardais les casques blancs parler au &lt;i&gt;company-man&lt;/i&gt; en me disant que jamais je ne serais capable à mon tour d'être à leur place, pour mon niveau de langue principalement, et pour les connaissances techniques aussi... Comme quoi ! Et puis devoir supporter des nuits blanches, moi qui avais horreur de ne pas dormir suffisamment la nuit. Maintenant je fais des siestes, quelle que soit l'heure, quelle que soit la durée, quel que soit le lieu, tous les fuseaux horaires se valent, tous les refuges, la lumière, le bruit, quand il fait sommeil, je dors !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Repousser ses limites, tester sa résistance, au jour le jour. C'est ce que j'apprends ici. J'apprends aussi à confronter le monde idéaliste des formules, des règles, des cas théoriques au monde réel, à son imperfection, à ses irrégularités que l'on ne peut négliger, qui rendent la moindre de nos activités beaucoup plus compliquée que sur le papier.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Être sur le terrain, c'est comme la vraie vie, il y a des jours, nombreux, où c'est fatigant, crevant, où l'on sent qu'on n'en sortira pas vivant, et que les problèmes viennent toujours par paquets de beaucoup, et puis il y a ces rares jours où tout se passe bien, où l'on ne sent pas la fatigue, où tout roule, tout fonctionne, même le climat y met du sien, de vrais cadeaux ces rares jours sans nuages ! Et pour ces instants fugaces, on se dit que cette expérience en vaut la peine, pour les paysages, pour les rencontres, pour les leçons humaines, les connaissances techniques, pour toute cette aventure que l'on racontera à nos enfants incrédules un jour en ressortant ce vieux Power Point comme dans les films ces personnages friands de dimanches soirs rétro-diapos en famille ! Mais pour le moment, vivons-le tant qu'on en a l'opportunité !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-j4AvZ4wkdvo/TVdQZtYIZ4I/AAAAAAAAApg/R8Y6LhA4tTc/s1600/58481_465244914433_552159433_6471963_7007602_n.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-j4AvZ4wkdvo/TVdQZtYIZ4I/AAAAAAAAApg/R8Y6LhA4tTc/s400/58481_465244914433_552159433_6471963_7007602_n.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5573011466502039426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5835672654783959628?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5835672654783959628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/on-field.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5835672654783959628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5835672654783959628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/on-field.html' title='On the field'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-j4AvZ4wkdvo/TVdQZtYIZ4I/AAAAAAAAApg/R8Y6LhA4tTc/s72-c/58481_465244914433_552159433_6471963_7007602_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3488843722128899282</id><published>2011-02-06T23:23:00.001+01:00</published><updated>2011-02-07T15:39:03.114+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><title type='text'>Aléas</title><content type='html'>Depuis plus d'une semaine j'en avais marre. Je mets ça sur le compte de la dépression post-congés, et puis du fait que la routine s'installe peu à peu ici, comme je l'ai mentionné il y a quelque temps.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En fait ce qui se fait sentir aussi, c'est la solitude. Attention, je précise : je suis quelqu'un de solitaire et pense que toute personne qui me connaît un tant soit peu pourra confirmer que j'ai régulièrement besoin de me retrouver seule pour me sentir bien. Je parle ici de solitude au sens social du terme (oui ça ne veut pas dire grand chose), de pénurie de gens à qui parler de sujets autres que boulot-météo-congés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À Bogota j'avais des amis très cultivés avec qui chaque conversation était un échange instructif et constructif. J'apprenais beaucoup sur la Colombie, mais aussi sur bien d'autres pays, sur tout et rien, et je sentais que les gens réfléchissaient à la vie en général et ne se contentaient pas de manger dormir et travailler.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ici au contraire, rares sont les personnes avec qui je peux communiquer de la sorte, et c'est ce manque que je ressens. Discuter avec quelqu'un revient inévitablement à se voir poser des questions qui en viennent à m'exaspérer par leur fréquence. La majorité des gens ignorent jusqu'au continent où se trouve la Tunisie. Je dois me répéter moi aussi, mais cette question revient quotidiennement, avec les yeux ronds quand je prononce le mot "&lt;i&gt;Tunez&lt;/i&gt;" que je me suis décidée à ne plus suivre de "&lt;i&gt;es en Africa&lt;/i&gt;" pour donner aux ignorants qui souhaitent garder l'anonymat l'opportunité de faire comme s'ils le savaient et m'éviter par là même de développer le pourquoi de ma couleur de peau. Je pensais que l'actualité changerait cet état des choses. Pas du tout. Là les gens me demandent "ah et c'est près de l'Egypte ? c'est dangereux là-bas en ce moment.." et me regardent de ces yeux de douce pitié compatissante, comme on regarderait un fou certifiant que l'eau ça brûle, quand je leur apprends que les protestations en Egypte sont nées suite à la révolution populaire en Tunisie...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ces jours-ci je me sens mieux. Je prends conscience que cette aventure sur le terrain arrive à la moitié, qu'il va falloir essayer de profiter un maximum des mois qu'il me reste. Ma date de visite au Tech Center a été fixée à cette fin de mois, et j'ai hâte d'y être pour changer d'air et avoir un aperçu du futur proche.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Par ailleurs, ce samedi après-midi nous avons profité d'une baisse d'activité pour nous accorder une partie de pêche avec quelques collègues, et ce fut l'occasion de se détendre au bord du Rio, au milieu d'un paysage équatorial. Ce genre de brefs instants redonnent tout son sens à cette aventure, ce compromis de donner de son temps, de ses amis, de sa famille, de sa vie pour goûter à des séquences de vie tout autre, que l'on n'aurait jamais imaginée et dont on se souviendra comme d'un rêve au goût salé, était-ce bien réalité ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TU94cuhGKyI/AAAAAAAAApQ/s-1jmXTEoU4/s1600/P1030657.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TU94cuhGKyI/AAAAAAAAApQ/s-1jmXTEoU4/s1600/P1030657.JPG"&gt;&lt;img style="text-align: left; display: block; margin: 0px auto 10px; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TU94cuhGKyI/AAAAAAAAApQ/s-1jmXTEoU4/s400/P1030657.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5570803698999110434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La cabane du pêcheur version Colombie (ci-dessus), le bord du Rio Magdalena (ci-dessous).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TU97FXIwXiI/AAAAAAAAApY/pen8ZubKrfg/s1600/P1030678.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 225px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TU97FXIwXiI/AAAAAAAAApY/pen8ZubKrfg/s400/P1030678.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5570806596120895010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3488843722128899282?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3488843722128899282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/aleas.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3488843722128899282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3488843722128899282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/02/aleas.html' title='Aléas'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TU94cuhGKyI/AAAAAAAAApQ/s-1jmXTEoU4/s72-c/P1030657.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5123257976411824526</id><published>2011-01-29T20:14:00.007+01:00</published><updated>2011-01-30T13:44:09.397+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ça m&apos;énerve'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tunisie'/><title type='text'>Dans liberté de penser il n'y a pas que liberté</title><content type='html'>Il n'a jamais été caché que je suis Tunisienne, et que je passe beaucoup de temps à lire des articles sur le net. Plus que jamais en ce mois de janvier se sont multipliés sur la toile des témoignages de mes compatriotes sur les événements exceptionnels qui se déroulent en &lt;i&gt;live&lt;/i&gt; et que je ne peux suivre que par ordinateur interposé.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne sais pas si vous connaissez le genre de dictature qui a été imposée en Tunisie ces vingt dernières années. Je pense que les média ont dû insister sur la corruption, la mafia, les trafics divers. Alors je vais vous parler des moyens de fond pour garantir une population béni-oui-oui.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un jour un ami marocain m'a avoué sourire aux lèvres que la première fois qu'il avait vu la chaîne de télé tunisienne il avait été épaté. Bien sûr moi j'étais sceptique (cf. &lt;i&gt;supra&lt;/i&gt;). Il a alors développé : "ben la chaîne s'appelle Tunis 7 alors moi j'ai cru que la Tunisie avait non pas un ou deux mais SEPT canaux télévisés, forcément j'étais impressionné".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors j'ai ri. Jaune, il va sans dire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tunis 7 a été très longtemps l'unique chaîne nationale tunisienne (je passe sous silence le pourquoi du nom de la chaîne, au mieux tout le monde s'en fout). Quels programmes y passe-t-on ? Dessins animés la matinée, feuilletons étrangers le midi après les infos nationales, jeux en fin d'après-midi et films ou feuilletons après le JT du soir. Une chaîne banale. Sauf que c'est la seule. Il n'y a accès aucune autre source d'informations télévisée si l'on n'a pas les moyens de se payer la télé par satellite et que l'on ne parle pas italien (France 2 ayant été coupé des ondes dans les années 90). A la radio, c'est pareil, sauf qu'en plus il y a le Douktour Hakim, ce présentateur qui chaque jour vient faire l'éloge pour la santé d'un des produits locaux tunisiens qui peine sur le marché de l'exportation, du type : Mangez des sardines ! Et vous savez ce qu'elle en pense ma grand-mère ? "Mange des sardines, ils l'ont dit à la radio".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout ou presque est sujet à ce genre de messages à peine subliminaux. Le tourisme ne décolle pas cette année ? qu'à cela ne tienne, voici qu'éclôt un nouveau spot promouvant le tourisme interne plein d'enfants tout sourires et de parents pub dentifrice. Si une production locale risque la pénurie, pas de panique, Douktour Hakim vous garantira à la radio que son abus est mauvais pour la santé, quand il ne vous parlera pas du nouveau germe infectieux trouvé dans certaines espèces... Et ma grand-mère dans tout ça ? Elle gobe tout, sauf les produits contaminés par Docteur le Sage (pour la VF).&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et puis il y a l'école. À l'école on apprend à compter, à lire, à savoir placer la France sur une carte. Mais non, définitivement non, à l'école tunisienne on n'apprend pas (encore) à penser. Aucune étude de documents historiques, aucun cheminement de l'esprit critique, aucun commentaire de texte au vrai sens du terme, et en philosophie la recette gagnante est de sortir un maximum de pensées de philosophes, mais gare à celui qui donne son avis, il sera gratifié d'une sale note et d'une remarque lui faisant part qu'il ferait mieux d'arrêter de jouer les philosophes et apprendre son cours à la place.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce n'est d'ailleurs pas un secret : il était monnaie courante de rencontrer au Lycée Français des enfants de ministres, voire la fille du président, qui nous a été offerte en pâture avec ses six gardes du corps à partir de 2002 si mes souvenirs sont bons. Bonjour la confiance en la qualité de l'enseignement national de la part du gouvernement lui-même...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TUTArgx0mcI/AAAAAAAAApE/KuIk9pav9xs/s1600/homer-pense.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 304px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TUTArgx0mcI/AAAAAAAAApE/KuIk9pav9xs/s400/homer-pense.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5567786893102586306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors tout d'abord il faut féliciter tous ces autodidactes, qui ont appris à penser par eux-mêmes comme des grands. Mais loin s'en faut pour que tous mes compatriotes suivent la même voie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En attendant, les témoignages sur Facebook et ailleurs fleurissent, et les gens les partagent, comme s'ils étaient parole d'Évangile (c'est une image. Ouais en fait pour ce que j'en pense ça compte aussi au sens propre). On a eu droit à tout, du bon, du constructif, de l'instructif, et du franchement médiocre voire de la propagande à peine dissimulée. Dans le désordre, on a eu droit aux médecins présents à la Kasbah, aux journalistes suivant les manifestations, aux manifestants se faisant taper par ce qu'ils pensent être des policiers, aux prétendus policiers qui fourrent des sachets de came dans des sacs de médicaments avant d'avertir les journalistes. Et puis il y a eu cette dame qui dit s'être fait attaquer lors d'une marche (&lt;span class="Apple-style-span"   style="  ;font-family:arial;font-size:small;"&gt;la marche des femmes pour la citoyenneté et l’égalité&lt;/span&gt;) par ce qu'elle croit être un groupe religieux extrémiste (mené par un barbu) et s'être fait sauver par ce qu'elle croit être des policiers en civil.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors franchement j'en arrive à des pointes d'exaspération. On ne peut plus parler de témoignage quand on &lt;b&gt;interprète&lt;/b&gt; la moitié des événements qu'on a vécu il y a deux heures. Si un gars barbu m'attaque, même s'il crie Allah Akbar au moment de l'assaut, rien ne prouve qu'il est islamiste, ni musulman d'ailleurs. De même, si c'est un gars en uniforme de policier sortant d'une voiture de police qui me tabasse, eh bien il n'est pas nécessairement policier ou même s'il l'est, n'est pas nécessairement mandaté pour m'attaquer. Vous imaginez la manipulation qu'on pourrait orchestrer si c'était si facile. &lt;i&gt;Err wait a minute&lt;/i&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En vrai pour confirmer l'identité de quelqu'un ou son appartenance à un groupe, que ce soit un flic ou un islamiste, on attend que le groupe revendique le truc, ou bien on mène une enquête. Ce sont les règles de base. Ou sinon on dit des choses vagues dans le vide, on interprète, et on risque de propager des idées fausses qui profitent à des entités manipulatrices qui ont un intérêt évident ou caché dans l'histoire. Omar m'a tuer, cqfd.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5123257976411824526?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5123257976411824526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/dans-liberte-de-penser-il-ny-pas-que.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5123257976411824526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5123257976411824526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/dans-liberte-de-penser-il-ny-pas-que.html' title='Dans liberté de penser il n&apos;y a pas que liberté'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TUTArgx0mcI/AAAAAAAAApE/KuIk9pav9xs/s72-c/homer-pense.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2352404118696398711</id><published>2011-01-27T04:03:00.007+01:00</published><updated>2011-01-27T04:36:57.638+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>scène de vie courante post-congés</title><content type='html'>&lt;div&gt;Dimanche 14h37 :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;treizième coup de téléphone du manager direct qui demande quand j'arrive à la base parce qu'il y a des choses à faire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;14h43 :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;ouverture du PC, 23 minutes pour charger les 476 mails non lus, se plonger dans la lecture des mails super importants de &lt;/div&gt;&lt;div&gt;1. renouvellement de visa que sinon je serai une sans-papier bientôt et je risque sans doute de me faire insulter par certains lecteurs de ce blog &lt;/div&gt;&lt;div&gt;2. décidation (non ce mot m'existe pas, mais ça reste entre nous) de ma date de rendez-vous pour mon entrevue d'un jour de mi-programme qui aura lieu au Royaume Uni, même si j'ai encore beaucoup d'appréhension à l'idée de devoir me rendre jusque là-bas pour une journée en plein blizzard de février (avec différence thermique sans doute supérieur à mon nombre de printemps)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;18h23 :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"je pense qu'on peut l'appeler un jour" (en anglais dans le texte)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Lundi 5h03 :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mon téléphone sonne, le numéro du boulot, pas mon personnel, qui lui s'est tellement plu à Buenos Aires qu'il m'a lâchée le premier jour, c'est pas le portable du boulot qui se ferait la malle !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cette mélodie je la connais par coeur, c'est celle qui va te chercher au plus profond de tes non rêves de sommeil exténué pour te dire qu'il est l'heure de retourner au puits, que si tu as cru que tu allais pouvoir te reposer plus tu étais bien naïf.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En fait fausse alerte : je dois "juste" me rendre à la base "genre direct" pour aider à préparer un job sorti en urgence.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;10h24 :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Retour au lit, ce soir je suis de shift !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;17h40 :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À la recherche du puits perdu.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;8h35 :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Fin du shift, dodo !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;8h45 :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Coup de fil, en fait non pas de dodo, rendez-vous à la case Base sans passer par la case dodo (mais en touchant une prime de job). Quelques bidules à terminer, je ne sens plus la fatigue.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;10h13 :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Enfin chez soi. Douche, sieste de deux heures, et glandouille, et dodo encore et toujours.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;N'oubliez pas d'ajouter à cela la conversation quotidienne sur Mais où est donc la Tunisie, pourquoi je ne suis pas noire si pourtant je suis Africaine et quelle est donc la musique que les gens de là-bas écoutent ! Et le climat qui est toujours aussi chaud et humide, tout comme le soleil qui n'en finit pas de se coucher à dix-huit heures.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Qui a dit que travailler sur le field n'était jamais monotone ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2352404118696398711?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2352404118696398711/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/scene-de-vie-courante.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2352404118696398711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2352404118696398711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/scene-de-vie-courante.html' title='scène de vie courante post-congés'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7858308324213500800</id><published>2011-01-20T01:48:00.005+01:00</published><updated>2011-01-29T14:38:27.452+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='argentine'/><title type='text'>Buenos Aires</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TTp8sJgr6ZI/AAAAAAAAAos/yND6dYF4yMo/s1600/P1030565.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 225px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TTp8sJgr6ZI/AAAAAAAAAos/yND6dYF4yMo/s400/P1030565.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5564897387478772114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La dernière étape de notre voyage nous a dirigées vers notre première escale : la capitale Buenos Aires.&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comment résumer cette ville ? Nous sommes ici depuis près d'une semaine, et j'ai toujours l'impression de n'en rien connaître.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En matière de tourisme, la ville n'est pas particulièrement dense en monuments (l'expression "Paris, ville musée" prend tout sons sens), et ce n'est d'ailleurs pas une ville touristique selon ses habitants, qui nous demandent régulièrement ce que nous faisons ici. C'est davantage une ville où l'on sent que l'on pourrait s'installer. Bien que très européanisée dans son architecture, son raffinement - on sent tout de suite l'influence italienne quand on entend parler les Argentins et quand on voit les menus des restaurant - et aussi dans l'aspect physique des Argentins, qui ressemblent plus à des Méditerranéens qu'à des Mapuches, la ville reste avant tout Sud Américaine, avec ses expressions idiomatiques à faire pâlir Isabelle de C. et à faire passer les Colombiens et les Espagnols pour de gros cochons (polysémie quand tu nous tiens), sa culture latino et la "buena onda" de ses habitants.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les gens fument beaucoup, les voitures aussi, ce qui n'arrangent en rien l'état de pollution du pays, et qui change drastiquement de Bogotá. Le beau temps lui aussi contraste énormément avec la capitale colombienne. En fait ces deux villes n'ont rien à voir, elles seraient plutôt complémentaires. En Amérique du Sud (voire à échelle mondiale, je ne suis pas sûre), la Colombie est réputée pour ses jolies filles ; l'Argentine l'est pour ses beaux garçons. Les Argentines sont plutôt filiformes, blondes et claires de peau, tandis que les Colombiennes sont pulpeuses et brunes de cheveux et de peau. À la salsa, BsAs répond Tango, la danse. Au tango, la musique, Bta répond cumba. BsAs dit Gotan Project et Bta dit Quantic. Une effervescence en matière d'art, de rue, art graphique, design, musique, littérature. Sauf que, il y a un sauf : les Bogotanais sont les premiers à reconnaître que Buenos Aires (et l'Argentine) est Le lieu du livre en Amérique du Sud.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors voilà on a marché, on a pris pleins de bus, des métros, des taxis, on a acheté des choses en cuir et des habits : la mode à Buenos Aires a ce côté bohème qui rafraîchit beaucoup des tendances plus sophistiquées de Bogotá. Comme durant le reste de notre voyage, on a rencontré pleins de gens. On s'est payé le luxe temporel de passer une journée à Colonia en Uruguay, histoire de ne pas en décevoir certains : prendre la photo souvenir et ajouter un cachet au passeport - et en vrai c'est une ville qui rappelle l'ambiance farniente propre au Portugal, une parenthèse méditerranéenne en terre Sud Américaine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On s'en va vendredi à l'aube, la tête pleine de souvenirs et de rêves futurs de revenir !&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7858308324213500800?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7858308324213500800/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/buenos-aires.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7858308324213500800'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7858308324213500800'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/buenos-aires.html' title='Buenos Aires'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TTp8sJgr6ZI/AAAAAAAAAos/yND6dYF4yMo/s72-c/P1030565.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2637978185814709889</id><published>2011-01-14T23:38:00.003+01:00</published><updated>2011-01-15T06:23:05.188+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='argentine'/><title type='text'>WOW!</title><content type='html'>&lt;div&gt;Avez déjà vu un pan de glacier tomber ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La glace commence par se fissurer, sans que l'on sache vraiment si la faille aura raison du bout de glace. Puis des morceaux s'effritent et tombent à l'eau dans un premier fracas. Puis s'ensuit un moment d'expectative, où, les yeux rivés sur le glacier, chacun se demande si le morceau de glace tenace finira par lâcher prise ou bien s'il se cramponnera à son promontoire. Et il finit par se désolidariser, et à chuter lentement, jusqu'à heurter l'eau dans un fracas digne d'une explosion. Il disparaît immédiatement, englouti par les flots, mais alors que l'on croit que c'est fini, il engendre une dernière onde, comme pour laisser une ultime trace de son existence. Son poids dans l'eau émet une vague qui se propage dans toutes les directions, soulevant les glaçons, agitant les bateaux et tentant dans un dernier effort d'ébranler le reste du glacier, pendant que la vague atteint le rivage et déjà disparaît. Le bout de glacier n'est alors plus qu'un glaçon, prisonnier dans un lac d'indifférence.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TTEpZ15lTQI/AAAAAAAAAok/Q0JsbL3vmxY/s1600/P1030388.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 225px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TTEpZ15lTQI/AAAAAAAAAok/Q0JsbL3vmxY/s400/P1030388.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5562272538721340674" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ironie du sort, j'ai découvert avec des yeux éblouis à quoi cela ressemblait aujourd'hui et ai même pu capturer un de ces instants sublimes, comme vous pouvez le constater. J'ai eu à nouveau la confirmation que la nature nous domine et que nous ne pouvons rien face à Sa force et au destin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Puis, pendant que je marchais sur des glaciers argentins, reliques des temps passés, mon pays était en train de changer de face et de mettre au placard ses propres démons, présents et passés.&lt;div&gt;Un petit pas pour mes pieds cramponnés, un énorme pas pour mes concitoyens inspirés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors même si je me sens loin et que tous les gens que j'ai rencontrés ici ont dû endurer mes monologues et sont à présent des experts de la situation éco-socio-politique de Tunisie, je vous aime et suis de tout coeur avec vous. Tenez bon, le bout de glacier tenace est tombé, il ne reste plus à présent qu'à encaisser l'onde de choc.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sinon après Ushuaia et la Patagonie, nous partons demain pour Buenos Aires !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2637978185814709889?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2637978185814709889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/wow.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2637978185814709889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2637978185814709889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/wow.html' title='WOW!'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TTEpZ15lTQI/AAAAAAAAAok/Q0JsbL3vmxY/s72-c/P1030388.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-1623848981339221393</id><published>2011-01-12T23:41:00.003+01:00</published><updated>2011-01-13T00:02:02.185+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><title type='text'>J'me sens pas bien</title><content type='html'>Aujourd'hui ça va mal.&lt;div&gt;J'ai dormi pour ne pas y penser, en espérant que ça irait mieux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Autour la vie continuait, comme si de rien n'était, comme si ça ne comptait pas. Le soleil continue de briller, le temps de s'écouler, mais ce n'est pas pareil, quelque chose est différent dans l'air ou dans ma tête, parce que ça va mal. Mais demain ça ira mieux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce soir je me suis réveillée, toujours un peu enrhumée, après un an sans une maladie, mais je suis toujours un peu sonnée, presque au bout du monde, en Patagonie maintenant. Il est près de vingt heures et je vais bientôt sortir dîner et je penserai à vous, car j'ai beau être loin et en vacances, je pense à vous, toujours.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-1623848981339221393?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/1623848981339221393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/jme-sens-pas-bien.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1623848981339221393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1623848981339221393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/jme-sens-pas-bien.html' title='J&apos;me sens pas bien'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2045372179701008628</id><published>2011-01-09T04:30:00.005+01:00</published><updated>2011-01-09T05:29:55.698+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='argentine'/><title type='text'>Le bout du monde</title><content type='html'>Pour y arriver, en partant de Barranca, il faut prendre une flopée d'avions (trois escales), même si on dirait que c'est la porte à côté, et puis aussi il faut perdre son téléphone, celui où on a consigné précieusement tous ses numéros de téléphone depuis 2003, celui qui est plus moche qu'un nokia première génération et marche à la mobicarte, mais a une valeur sentimentale inégalable, et peut appeler et être appelé de partout dans le monde, Cuba compris !! Bref il faut le perdre afin d'être sûr de se défaire de toutes ses possessions matérielles, et arriver libre de toute attache au bout du monde.&lt;div&gt;Puis il faut franchir la police des aliments de l'aéroport-chalet hypra stylé du bout du monde : on te fouille tes bagages à main, un peu comme à Bogota, sans chien mais avec des gants et au lieu de traquer la came, on traque si tu as pas des aliments frais ou des fruits et légumes. Bien sûr moi j'avais oublié que j'avais emporté la pomme du repas de l'avion Bogota - Buenos Aires dans mon sac, et me suis transformée en hors-la-loi diffuseuse de fièvre aphteuse et autres &lt;i&gt;&lt;a href="http://www.google.com/images?client=safari&amp;amp;rls=en&amp;amp;q=moscas+de+frutas&amp;amp;oe=UTF-8&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;source=og&amp;amp;sa=N&amp;amp;hl=fr&amp;amp;tab=wi&amp;amp;biw=1280&amp;amp;bih=603"&gt;moscas&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;a href="http://www.google.com/images?client=safari&amp;amp;rls=en&amp;amp;q=moscas+de+frutas&amp;amp;oe=UTF-8&amp;amp;um=1&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;source=og&amp;amp;sa=N&amp;amp;hl=fr&amp;amp;tab=wi&amp;amp;biw=1280&amp;amp;bih=603"&gt; des fruits&lt;/a&gt;. La pomme est toujours dans mon sac, j'ai peur de la sortir depuis. Ah oui le repas de l'avion au fait.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'avais eu la bonne idée de demander un plat &lt;i&gt;casher&lt;/i&gt;, histoire de ne pas me retrouver avec de la saucisse au jambon agrémentée de bacon. Y avait pleins de choix de menu sur Internet quand j'ai pris le billet d'avion : végétarien, casher, allergique au gluten, etc. et la version casher me garantissait, que je croyais, un repas équilibré avec son apport de fruits et légumes, viande et sucres lents.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au lieu de ça j'ai eu mon apport en fruits. Cinq fruits en fait, ni plus, ni moins. Je me demande ce que j'aurais eu si j'avais demandé du végétarien, sachant qu'ils précisaient qu'ils ne pouvaient garantir un plat végétalien en revanche. Je ne saurai jamais, mais ce que je sais, c'est que je suis passée à côté d'une salade au poulet, de pâtes au fromage et d'une part de gâteau pour des tranches d'ananas, de mangue, d'orange deux prunes nain, et une pomme grammy-smith conservée pour consommer plus tard et pour que la mosca velue envahisse le bout du monde.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Finalement pour ne pas la voir/faire brûler, je vais tenter d'extroduire [ceci n'est pas une coquille] avec ma pomme, les maladies fruitières que j'ai introduites ici un jour, pour ne pas dire cet après-midi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TSk5RRvkPUI/AAAAAAAAAoc/nML3E4yQw18/s1600/P1030086.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TSk5RRvkPUI/AAAAAAAAAoc/nML3E4yQw18/s400/P1030086.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560038183949057346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce n'est qu'à ce prix-là que l'on peut admirer le soleil de minuit (bon de 23h j'avoue - la photo a elle été prise à 19h), l'océan antarctique, le bout des Andes et du monde habité, au sein de la ville au nom que se partagent un déodorant et une émission de télé.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2045372179701008628?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2045372179701008628/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/le-bout-du-monde.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2045372179701008628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2045372179701008628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/le-bout-du-monde.html' title='Le bout du monde'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TSk5RRvkPUI/AAAAAAAAAoc/nML3E4yQw18/s72-c/P1030086.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-1949029679796136146</id><published>2011-01-06T23:46:00.005+01:00</published><updated>2011-01-07T00:06:49.953+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Año nuevo, vida nueva !</title><content type='html'>Avec tout ce raffut j'en ai oublié de vous raconter Noël et le Nouvel An à Barranca.&lt;div&gt;Pour rattraper mon retard, en le peu de temps que j'ai à ma disposition, je vais résumer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Noël, crèche, lumières qui scintillent de partout jusque dans les containers des &lt;i&gt;company-men&lt;/i&gt; des puits, dîner familial, aéroports blindés, chants religieux (&lt;i&gt;novenas&lt;/i&gt;), cadeaux, soirée festive, balcon, chaleur, minuit, bonheur d'être en vie et tristesse de ne pas être en famille (moi je m'en fous un peu de ne pas passer Noël en famille, mais la tristesse c'est quand même communicatif), feux d'artifice et pétards, fête jusque tard.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TSZJS5-Zc0I/AAAAAAAAAoU/4jtEfuYSVzQ/s1600/P1030065.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TSZJS5-Zc0I/AAAAAAAAAoU/4jtEfuYSVzQ/s400/P1030065.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5559211379184464706" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nouvel An, raisins, pétards, bruit, fête, pétards, amis, bruit, junk food, beaucoup beaucoup d'alcool, pétards et quelques feux d'artifice, orchestres locaux à partir de minuit dans rues festives et bondées, gens joyeux, pétards encore et toute la nuit (digne d'une fusillade), &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=EN_OElLevOs"&gt;año nuevo vida nueva&lt;/a&gt; à la radio pour le reste de la semaine, lumières toujours scintillantes.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref les Colombiens ne faillissent pas à leur réputation de gens festifs et chaleureux. Les fêtes de fin d'année en Colombie, je valide ! (l'alcool et les pétards - il s'agit des pétards qui font beaucoup de bruit, pas de ceux qui se fument - moins !)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour commencer 2011 j'ai été envoyée sur mon premier job en solo. Dimanche au puits, car on ne change pas les bonnes habitudes de 2010 ! Autant vous dire qu'en un seul job, mon puits a subi plus de problèmes que tous les jobs réunis auxquels j'avais été auparavant, entre pannes de matos et problèmes de logistique. Sur le coup c'était pas spécialement rigolo, mais j'ai survécu et ai à peine eu le temps de boucler mon job, ma valise pour partir en congé, maintenant que les coéquipiers sont de retour de leurs congés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À bientôt, en direct du bout du bout du monde (inchallah !).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-1949029679796136146?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/1949029679796136146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/ano-nuevo-vida-nueva.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1949029679796136146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1949029679796136146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/ano-nuevo-vida-nueva.html' title='Año nuevo, vida nueva !'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TSZJS5-Zc0I/AAAAAAAAAoU/4jtEfuYSVzQ/s72-c/P1030065.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-6714020163429923586</id><published>2011-01-02T03:24:00.006+01:00</published><updated>2011-01-05T19:36:55.918+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='étranger'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='identité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='france'/><title type='text'>La France aux Fançais, tu l'aimes ou tu la tiques</title><content type='html'>Ce post a été débuté comme un commentaire, d'un autre &lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/la-france-vue-du-ciel.html"&gt;post&lt;/a&gt;, mais vu la longueur de ma réponse, et l'intérêt que je porte à ce sujet, et le vôtre à en croire l'explosion relative de commentaires, j'ai préféré en faire un post en soi.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourquoi ce qui était initialement une note d'une ancienne résidente de Paris, qui se plaignait des Parisiens - et Français - en bonne Parisienne qu'elle était encore un peu, s'est-il transformé dans ses commentaires en débat sur la place des étrangers en général et des étrangers issus d'anciennes colonies en particulier, en France.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tous vos commentaires démontrent bien la complexité des relations entre la France et les étrangers (avec mention spéciale pour les anciennes colonies), ce je t'aime moi non plus qui a fait souffrir nos grands-parents (nous colonisés), nos parents (nous fils d'immigrés) et continue de nous faire souffrir, nous immigrés et vous Français (wesh bro!).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le parcours un peu particulier qu'il m'a été donné de vivre m'a permis d'avoir des éclairages différents successivement, au fil du temps.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je suis née fille d'immigrés, en Europe (France, Belgique, même combat). J'ai vécu une enfance sans histoire, dans un quartier avec peu d'immigrés (et les prix qui vont avec), par choix volontaire de parents qui ont fait passer l'éducation de leurs enfants avant le reste. J'ai eu à souffrir de quelques actes que je nommerais racistes aujourd'hui, en maternelle, venant de deux enseignantes, et suffisamment traumatisants pour que je m'en souvienne encore vingt ans plus tard. Sinon, rien de bien notable, j'étais une des six têtes brunes de la classe, à la piscine un jour on m'a traitée de basanée voleuse, savante juxtaposition d'un qualificatif politiquement incorrect et d'une assertion fausse. J'avais mon lot de complexes d'infériorité et de quête d'identité, propre à ma condition de fille d'immigrés au prénom imprononçable que rattrapait un nom à consonance occidentale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Puis nous sommes "rentrés" "là-bas chez nous".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Rentrer, tu parles ! Moi qui n'avais jamais vécu plus de deux mois d'affilée en Tunisie, synonyme pour moi de soleil, famille et vacances d'été, ai dû tout ré-apprendre, à neuf ans. Nouveau continent, nouveau pays, je suis passée d'une capitale à une banlieue semi-rurale. J'ignorais que les petit-pois naissaient dans des cosses, et voilà que j'étais transférée dans un village où j'entendais les vaches meugler sur le terrain vague en face de la maison. Pas de frosties, pas de pepsi, pas de plats surgelés non plus, que des produits frais ! Le choc !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'exagère un peu, ok, d'autant que ça c'était la partie facile. Il a surtout fallu apprendre à parler correctement tunisien, puis se mettre à l'arabe classique, et, surtout, apprendre à comprendre la mentalité locale, très différente de la seule mentalité que je connaissais jusque là et qui était mienne, la mentalité européenne. Nouveau choc identitaire : qui est-on quand on ne sent pas chez soi en Belgique parce que l'on n'a pas la bonne couleur de peau, mais qu'on ne se sent pas non plus chez soi en Tunisie parce que l'on n'a définitivement pas la même notion des choses : le sens de l'expression "à l'heure", du mot emprunter, du mot vérité, etc. Les deux passeports que l'on m'avait attribués ne m'étaient d'aucun secours et ne représentaient pour moi que des bouts de papier, très utiles j'en conviens, mais rien de plus que cela.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au bout d'un certain temps, cinq and je dirais, je me suis finalement fait à ce que j'étais tunisienne, mais que j'avais aussi ma part de "belgitude".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et puis, à dix-huit ans, je suis partie. Je suis retournée en Europe, en tant que Tunisienne. Quand on me demandait "de quelle origine" j'étais, j'insistais sur le fait que mes parents vivaient en Tunisie, pour ne pas être confondue avec une fille d'immigrés, ces immigrés entassés en banlieue entre eux, pour qui la vie est un combat, pour qui sortir de cette banlieue relève de la sélection naturelle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En revenant en Europe, j'ai été propulsée dans un autre monde, celui où le racisme se fait rare car les gens sont suffisamment éduqués ou alors parce qu'ils n'ont jamais eu de problèmes de sous, et parce qu'ils n'ont jamais côtoyé le Almehdi qui pique les portefeuilles en bas de la rue. Oui, à Bruxelles ma mère avait quelques amies Marocaines, dont la maman de Almehdi, qui vivait dans un quartier de Marocains, et avait peut-être enseigné à son fils que voler les chiens de mécréants, ce n'est pas si mal, et puis ça remplit le portefeuille alors c'est tout bénef'.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais les événements en France étaient là pour me rappeler les relations compliquées entre la France et ses étrangers. Le Pen au second tour, la crise des banlieues, la création du ministère des étrangers, savamment nommé "l'immigration intégration identité nationale développement solidaire", et puis aussi mes amis tunisiens, des étudiants eux aussi, me racontant chaque année leurs nouveaux déboires pour obtenir un titre de séjour, tout autant d'anecdotes aussi récurrentes qu'humiliantes.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors voilà. Où est l'erreur, à qui la faute, qui blâmer ? La France et ses étrangers, c'est si compliqué. J'ai eu la chance de vivre tout ça. Mes parents m'ont éloignée des banlieues, ils m'ont enseigné les valeurs de l'Islam, et qui rejoignent d'autres religions et la morale en ce qui concerne le civisme. J'ai connu de loin le Almehdi pique-pocket et le Hugues qui avait un drapeau de la France dans sa chambre d'internat et chantait sa haine des étrangers à qui voulait l'entendre mais n'aurait pourtant pas rechigné à sortir avec la jolie Croate de sa classe. Et le Victor Français fils de Français qui gruge en métro systématiquement parce que de toutes façons on ne contrôle que les rebeus. Et le Malek Tunisien fils de Tunisien qui faisait des blagues racistes sur les noirs.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'être humain, comme dirait l'autre, "est faible et cède facilement à la tentation d'être mauvais". Il lui en coûtera de manquer une occasion de briller en société par sa médiocrité. Un jour un Rachid a fait une faute d'accord alors pour nous tous les Rachid sont des brêles en français, et on lâche la blague, le "bon mot", dès qu'on le pourra.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TSACWohb6OI/AAAAAAAAAoM/ECCfYEfKXD0/s1600/334925608.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 339px; height: 400px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TSACWohb6OI/AAAAAAAAAoM/ECCfYEfKXD0/s400/334925608.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5557444528033229026" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Beaucoup de débats sur les étrangers sont tabous en France. Parce qu'ils sont pleins d'&lt;i&gt;hidden agenda - &lt;/i&gt;souvenez vous du Débat sur l'identité nationale de 2009 ? Parce qu'ils dérapent systématiquement en mélopée raciste et nauséabonde ? Parce que de toutes façons les racistes resteront des racistes ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je suis convaincue que bien des idées reçues (entre les étrangers étudiant avec les bourses des français et les étrangers mangeant le pain des français, il n'y a malheureusement que quelques pas selon moi, ceux du temps et des aléas de la vie) peuvent être démystifiées en en parlant ouvertement. Parce que si l'on se contente de répéter ce que d'autres ont dit sans prendre le temps d'analyser ces idées (c'est souvent là la genèse des idées xénophobes), au moins si l'on en parle, d'autres pourront mettre le doigt sur les déficiences des arguments exposés et nous montrer que ce que l'on répète est absurde et faux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je parle je parle, mais je ne dis finalement pas grand chose. Oui le racisme c'est mal, oui voler c'est mal aussi, et quand ce sont souvent des personnes d'un même groupe ethnique, ça corrobore des idées reçues sur tout le groupe, ce qui est d'autant plus répréhensible pour les voleurs (Almehdi, arrête tes trafics, si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour moi !). Oui c'est mal aussi de parquer tous les étrangers loin des villes, dans des ghettos invivables, et de ne pas laisser accès aux HLMs intra-muros. Oui tout ça c'est lié, c'est même noué, tous ces fils complexes qui créent le tissus de problèmes qui nous reviennent en pleine face. Alors commençons à dénouer, à notre échelle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour finir, je souhaiterais partager avec vous mon point de vue sur les étrangers.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le Tiers-Monde, c'est le terme qu'il ne faut pas employer pour parler des pays "en voie de développement". Pourtant le Tiers-Monde recèle plus d'un point commun avec son calque, le Tiers-Etat. Quand la naissance de l'individu détermine son appartenance à une certaine classe, quand l'autre classe nous est inaccessible (ou beaucoup plus difficilement) parce que l'on est "mal-né", quand enfin l'une des deux classes contrôle les richesses, et que ces richesses ont été (créées à partir de matières premières) volées à l'autre classe, n'est-on pas en présence d'un seul et même schéma ?&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À l'heure où la mondialisation est notre réalité, à l'heure où les entreprises du monde développé peuvent s'implanter (et vendre) partout dans le monde, est-il encore normal que les êtres humains ne le puissent que si leur passeport est de la bonne couleur ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-6714020163429923586?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/6714020163429923586/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/la-france-aux-fancais-tu-laimes-ou-tu.html#comment-form' title='25 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6714020163429923586'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6714020163429923586'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2011/01/la-france-aux-fancais-tu-laimes-ou-tu.html' title='La France aux Fançais, tu l&apos;aimes ou tu la tiques'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TSACWohb6OI/AAAAAAAAAoM/ECCfYEfKXD0/s72-c/334925608.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>25</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-9072072479966860089</id><published>2010-12-30T00:00:00.000+01:00</published><updated>2011-01-10T03:50:31.701+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='divers'/><title type='text'>Vous me manquez</title><content type='html'>Voilà c'est dit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bisous de loin, à bientôt de près, joyeux anniversaire au(x) gen(s) qui se reconnaîtront et Bonne année à tous !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-9072072479966860089?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/9072072479966860089/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/vous-me-manquez.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/9072072479966860089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/9072072479966860089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/vous-me-manquez.html' title='Vous me manquez'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-6121688573228348475</id><published>2010-12-28T13:13:00.010+01:00</published><updated>2012-01-05T01:49:18.874+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='divers'/><title type='text'>La France vue du ciel</title><content type='html'>&lt;div&gt;Les Français sont connus dans le monde pour trois traits caractéristiques : leur hygiène douteuse d'abord, leur incapacité à parler autrement qu'en français, et leur manie de toujours se plaindre de tout.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne sais pas dans quelle mesure les étrangers (Colombiens en premier) ont tort ou raison, mais je sais pour sûr que les Français en général et les Parisiens en particulier se plaignent beaucoup. Ils se plaignent de tout et de rien, du mauvais temps, de la canicule, des transports en commun, des embouteillages, de la pollution, des touristes, des provinciaux, de la retraite à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;n&lt;/span&gt; ans, de la retraite tout court, des grèves, des conditions de travail, du chômage, de tout et de rien.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est marrant de voir que les sujets des plaintes sont souvent ridicules (c'est pas en se plaignant qu'il fait moche qu'il fera moins moche), voire complètement contradictoires. En somme le parisien veut travailler moins que son voisin, gagner plus, vivre mieux, et aimerait bien que son voisin soit là pour l'aider dans cet objectif. Si le climat pouvait coopérer aussi ce serait la moindre des choses. Il faut que le métro arrive en même temps que lui sur le quai, à n'importe quelle heure, et en toutes circonstances, de même que l'avion qu'il a programmé pour ses vacances, d'ailleurs il en voudrait plus, des vacances.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Parce qu'il faut arrêter de se foutre de nos gueules, chaque année il neige, les aéroports devraient prévoir. Prévoir comment ? le Parisien ne le sait pas vraiment, et pour tout dire il s'en soucie comme de son voisin. Il a une vague idée du truc : il suffit d'employer plus de gens pour déblayer-dégivrer-décequ'ilfaut les pistes et d'acheter plus de produits anti-givre et puis voilà, si les pays du nord le peuvent, nous aussi, on est en France voyons pas dans un pays du Tiers-Monde.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le produit anti-givre, encore une autre blague de ces espèces de feignasses de fournisseurs qui veulent visiblement pas travailler. Ah ça quand y a du boulot, ils sont en rupture de stock, ben voyons ! Ils pouvaient pas mettre le turbo pour les fêtes ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le Parisien n'a qu'une idée approximative de notions telles que l'espace de stockage de marchandise, la vitesse de fabrication versus la vitesse de consommation, le dimensionnement d'une entreprise et de sa production, les conséquences d'embauches saisonnières. Encore une fois, tout ça c'est secondaire, tout ce qui compte c'est que le l'avion du Parisien décolle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors le Parisien qui a pris un billet pour le 24 au soir, qui a dû réveillonner à l'aéroport dans des conditions minables, qui a passé la nuit à bougonner que c'était Scandaleux, oh-la-la, on est en France bon sang, j'aimerais lui poser une question : pourquoi diable acheter un billet pour cette date ??&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TRqZCkRq4hI/AAAAAAAAAoA/UTieNNr3WHI/s1600/1198364_ac76b8be-0bbe-11e0-9522-001517810df0_150x113.jpg" onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 150px; height: 113px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TRqZCkRq4hI/AAAAAAAAAoA/UTieNNr3WHI/s400/1198364_ac76b8be-0bbe-11e0-9522-001517810df0_150x113.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5555921359691506194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors le Parisien me répondra de son accent et de ses airs parisiens : mais co-mment je pou-vais prévoir à l'avance, tu tfous dma gueule ! C'est la meilleure ça, comme si c'était de ma faute en plus ! Attends les vols étaient dispo en septembre, alors oui, j'ai foncé, normal, j'allais pas passer à côté d'une telle occasion. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est d'autant plus drôle que pour qu'ils comprennent pourquoi l'avion n'a pas décollé, les Français, ils ont juste à réaliser que les compagnies aériennes et des aéroports, eux non plus, n'avaient aucune raison de ne pas proposer ces vols, en septembre, car le manque à gagner financier est plus important pour eux que d'écouter les plaintes des clients par une nuit à Orly. Le risque valait la peine d'être pris, ce même risque que toutes les victimes des vols annulés ont pris, en évitant soigneusement d'y penser au moment où ils l'ont pris.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-6121688573228348475?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/6121688573228348475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/la-france-vue-du-ciel.html#comment-form' title='20 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6121688573228348475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6121688573228348475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/la-france-vue-du-ciel.html' title='La France vue du ciel'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TRqZCkRq4hI/AAAAAAAAAoA/UTieNNr3WHI/s72-c/1198364_ac76b8be-0bbe-11e0-9522-001517810df0_150x113.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>20</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-6986968148169453472</id><published>2010-12-24T21:03:00.004+01:00</published><updated>2010-12-24T23:48:43.710+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Enfin seule..</title><content type='html'>Ce qu'il y a de bien avec les fêtes et les congés, c'est que tout le monde se bat pour pouvoir les prendre comme jours de repos&lt;br /&gt;Pendant ce temps-là, je me tais, et savoure à l'avance la satisfaction que me procurera le court moment où j'offrirai gracieusement de travailler ces jours-là et me sacrifier ainsi pour la communauté, dans mon infinie bonté ; ainsi que le plaisir que j'éprouverai le jour-dit, à venir travailler, seule ou presque, et pouvoir terminer la montagne de petites tâches, qui ne font pas partie de ma description d'emploi, mais qui rendront mon travail quotidien bien plus facile (et que personne ne veut faire de toutes façons), dans un silence complet ; et enfin la joie de profiter de vacances quand tout le monde est de retour au bureau. Bref un cadeau trois en un, comment refuser ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci tout le monde de vouloir prendre vos week-ends, vos jours de Noël et de l'an, continuez comme ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : et pour couronner le tout, je ne suis plus une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;trainee&lt;/span&gt; depuis hier !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-6986968148169453472?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/6986968148169453472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/enfin-seule.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6986968148169453472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6986968148169453472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/enfin-seule.html' title='Enfin seule..'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-225482062162670716</id><published>2010-12-22T06:07:00.003+01:00</published><updated>2010-12-22T06:18:19.356+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='n&apos;importe quoi'/><title type='text'>2010 tu ne t'en tireras pas comme ça</title><content type='html'>Que peut-on ajouter après un post de bilan de l'année, alors qu'on est encore dans l'année courante ?&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bon ben en fait je voulais parler. Parler de ces journées qui disparaissent, les jours passés sur le terrain. Tu pars samedi, tu fais tes shifts, repasses en ville pour dormir et repartir. Et quand tu retournes à la base, trois jours se sont volatilisés. Vous vous souvenez des théories de l'agent Mulder, sur les heures qui disparaissent. Eh bien sur le terrain, c'est notre pain quotidien.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Après quand on revient on réalise qu'on a trois millions de choses à faire et qu'on a laissé filer des dead-lines. La boîte email explose (la professionnelle) et on a l'impression que nos amis facebooks nous ont enterré sans laisser de message au livre d'or. (ou, quand on a pris la peine de bombarder nos amis et notre famille de messages avant de partir, on peut espérer un taux de réponde de 0.2% soit 14 notifications.)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voilà, c'était pour vous donner une idée. Je vais me coucher. Ah avant que je ne vous quitte, quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi certains (qui ne travaillent pas sur le terrain) souhaitent un joyeux Noël le 21 décembre ? genre comme s'ils allaient disparaître d'internet trois jours... la blague.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-225482062162670716?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/225482062162670716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/2010-tu-ne-ten-tireras-pas-comme-ca.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/225482062162670716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/225482062162670716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/2010-tu-ne-ten-tireras-pas-comme-ca.html' title='2010 tu ne t&apos;en tireras pas comme ça'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3635458720616179695</id><published>2010-12-14T02:00:00.005+01:00</published><updated>2010-12-14T13:09:47.734+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><title type='text'>Bilan 2010</title><content type='html'>J'ai réussi à ne pas succomber à l'attrait des blagues faciles sur Justin B parce que 1. on a tous été ado un jour &lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:x-small;"&gt;même si on avait bien plus de style&lt;/span&gt; [écrite si petit, une vanne ne compte pas] et 2. ce serait apporter de l'eau au moulin médiatique de cet extraterrestre dont personne ne peut vraiment dire la profession, et il n'en vaut pas la peine ; je n'ai pas non plus cédé aux pressions de la mode qui en ce moment crient "body en dentelle" à tout va, sauf en Colombie. Il faut savoir rester sobre et intemporel, et puis les body c'est moche et la dentelle ça gratte !&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme tout le monde je me suis ouvert un compte twitter et n'y ai jamais rien posté, faute de comprendre comment marche le site de réseau social le plus "&lt;i&gt;user-friendly&lt;/i&gt;" d'Internet.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai été contrainte d'abandonner pour un temps mon (merveilleux mais encombrant) appareil argentique pour acheter mon premier appareil numérique après des années de résistance. Depuis je prends 456 photos par jour, dont aucune n'arrive à la cheville des précieux clichés que prenait mon bébé argentique qui, lui, prend des vacances à durée indéterminée à Tunis.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai découvert Mark Ronson et Miike Snow, et écouté en boucle leurs albums respectifs des heures durant, dans des aéroports, dans des avions, dans des pick-ups, dans ma chambre, dans une salle de classe, dans la rue, à la plage, que ce soit en Amérique, en Asie, en Europe ou en Afrique. J'ai aussi (enfin) découvert LCD Soundsystem, Hot Chip, Yeasyer, Passion Pit, Portugal. The Man, Eliza Doolittle, Ou est le Swimming Pool, Germany Germany et d'autres de la même veine, et si vous ne connaissez pas, écoutez leurs albums 2010, ils valent le détour. Oui, avouer que je continue d'écouter de la musique indé-électro-pop-rock-folk occidentale est complètement anti-"je vis en Colombie et je m'adapte aux valeurs locales", mais pour ma défense, j'estime m'investir déjà suffisamment en luttant activement pour la propagation du &lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/quand-la-musique-est-bonne.html"&gt;Vallenato&lt;/a&gt; dans le monde, par le biais de mentions régulières sur ce blog. Et puis j'ai même une playlist de ces chansons colombiennes qui, à force de les écouter à la radio ou à l'atelier, ont marqué mon subconscient et me donnent l'impression de les apprécier. Dans quelques années je les écouterai la larme à l'oeil, nostalgique. Mais en attendant j'écoute de la bonne musique à la place !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mes miles ont explosé en même temps que mon bilan carbone, il m'a été donné de fouler le sol de 9 pays, 7 capitales, 16 aéroports, sur 4 continents ; mettre la main à l'eau de 3 océans ; travailler 27 dimanches (&lt;i&gt;and still counting&lt;/i&gt;) ; passer une dizaine de nuits blanches (&lt;i&gt;bis&lt;/i&gt;) ; publier 163 billets (&lt;i&gt;ter&lt;/i&gt;) ; envoyer une vingtaine de cartes postales ; voir des billions d'octets de séries américaines ; travailler des milliers d'heures.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref en ce mois d'étrennes (n'oubliez pas les éboueurs, ils peuvent vous rendre la vie dure), merci et adieu 2k10 en espérant que 2K11 sera encore plus &lt;i&gt;fun&lt;/i&gt; (ce qui ont lu en &lt;i&gt;english&lt;/i&gt; ont eu droit à une rime en bonus, c'est cadeau) !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3635458720616179695?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3635458720616179695/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/bilan-2010.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3635458720616179695'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3635458720616179695'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/bilan-2010.html' title='Bilan 2010'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-397881447714358436</id><published>2010-12-12T00:25:00.008+01:00</published><updated>2010-12-18T05:26:09.894+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><title type='text'>De retour en Tierra Caliente</title><content type='html'>Ne pas avoir de rythme, de congé ni de vacances conventionnels ne m'aide définitivement pas à m'adapter au non-changement de climat local.&lt;div&gt;Nous sommes presque en fin d'année, et ici il fait encore plus chaud depuis que je suis rentrée. Les pluies nocturnes régulières continuent d'alimenter le Rio Magdalena, de même que la chaleur diurne alimente notre quotidien. Il fait en moyenne 30 degrés et le soleil semble taper plus fort encore que dans mes souvenirs.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourtant l'atmosphère est bien celle de Noël : des lampions sont venus égayer les rues de la ville, et tous les foyers se sont fournis en décorations diverses, allant de la guirlande lumineuse au sapin, en passant par les crèches, très en vogue ici. C'est l'occasion pour la famille de se réunir dans la rue pour peindre les figurines de plâtre achetées au marché, sous le regard bienveillant des voisins (&lt;i&gt;true story&lt;/i&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQVE0J9lH1I/AAAAAAAAAn0/mj3tPSXRv48/s1600/P1030028.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQVE0J9lH1I/AAAAAAAAAn0/mj3tPSXRv48/s400/P1030028.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549917778622095186" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal; "&gt;&lt;i&gt;(photo prise de nuit au bas de l'immeuble où je vis)&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout le monde ne pense plus qu'aux fêtes, et chacun élabore des stratégies pour s'assurer de pouvoir les passer en famille plutôt que sur un puits. Nous nous sommes arrangés à l'amiable au sein de l'équipe, et dans un élan de générosité j'ai volontairement proposé d'échanger mon 25 et mon 31 contre la promesse de pouvoir partir en congé un peu avant (ça, c'est fait) et un peu après les fêtes. C'est ce qu'on appelle se sacrifier pour la communauté, au moins, non ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-397881447714358436?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/397881447714358436/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/de-retour-en-tierra-caliente.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/397881447714358436'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/397881447714358436'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/de-retour-en-tierra-caliente.html' title='De retour en Tierra Caliente'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQVE0J9lH1I/AAAAAAAAAn0/mj3tPSXRv48/s72-c/P1030028.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-762119633209889130</id><published>2010-12-10T00:35:00.009+01:00</published><updated>2011-01-10T03:47:17.698+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cuba'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='culture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><title type='text'>Chapitre III, épilogue - Cuba, Terre exilée</title><content type='html'>&lt;div&gt;Je vous épargne le goût insipide ainsi que l'affront du récit des trois journées que nous passâmes à la plage, pour raconter en vrac les dernières impressions que me laissa mon court séjour à Cuba, dernier bastion d'un empire qui fut Jadis rayonnant et en lutte pour la suprématie du monde.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De retour à la Havane, nous avons souhaité acheter de l'eau en bouteille. L'épicerie face à l'hôtel fut pour nous une nouvelle surprise. S'il est évident que nous ne nous attendions pas à y trouver monts et merveilles, il est vrai également que nous ne nous attendions pas à ce qui ressemblait davantage à une épicerie en temps de guerre qu'à un supermerché en face d'un hôtel international. Rhum, eau, pâtes, et quelques autres produits de première nécessité étaient clairsemés sur les quelques étaux de la boutique, sans aucune variété de marques synonyme d'aucun choix pour les consommateurs. Le centre commercial mitoyen était, lui, plongé dans l'obscurité, et il baignait dans le hall d'entrée une odeur rance d'eau stagnante que nous attribuâmes à la plage toute proche. Nous n'avons jamais osé nous aventurer plus loin à l'intérieur, par souci de survie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le dernier jour, après un dernier regard plongé dans le bleu de la mer, venant frapper dans un raffut sonore et écumeux les remparts du &lt;i&gt;Malecón&lt;/i&gt;, unique animation de la jetée Havanaise, nue et déserte, cette première &lt;i&gt;calle primera&lt;/i&gt;, comme on nous l'avait expliqué sur place, par opposition à la seconde &lt;i&gt;calle primer&lt;/i&gt;a ou première rue parallèle, nous nous rendîmes à l'aéroport, soulagées que nous étions de rentrer "chez nous" en Colombie, la tête remplie des promesses de connexion Internet décente et de coca rafraîchissants.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQF8HG_J8TI/AAAAAAAAAnU/7g33xVeIkwU/s1600/IMG_0215.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQF8HG_J8TI/AAAAAAAAAnU/7g33xVeIkwU/s400/IMG_0215.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5548852677473595698" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je n'entrerai pas dans les détails de la &lt;i&gt;Mastercard&lt;/i&gt; de S qui ne fut acceptée nulle part sur place, des frais de change exorbitants pour chaque opération monétaire effectuée, de ce couple qui nous a extorqué plusieurs pesos après nous avoir abordé puis insisté pour nous conduire à la poste la plus proche qui était, disaient-ils, sur leur chemin, puis enfin réclamé plus que ce que nous étions prêtes à leur offrir. Je tairai l'épisode de la panne générale de (l'unique) distributeur automatique de l'aéroport, ainsi que notre surprise en découvrant que si nous avions déjà payé pour entrer sur le territoire, il nous faudrait raquer à nouveau si nous voulions pouvoir en sortir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Par un heureux hasard, j'emportai avec moi lors de ce séjour une oeuvre qui m'a donné à réfléchir sur ce pays, sur la culture caribéenne , sur les thèmes du voyage et de l'éloignement. C'est un recueil de "Douze contes vagabonds", du Colombien Gabriel G Marquez. Je lus d'abord avec amusement les premières lignes du conte "Un métier de rêve", que j'avais déjà lu par le passé. Elles décrivent avec une précision toujours d'actualité la vue que j'avais du hall de notre hôtel, plus proche voisin de l'hôtel Riviera, autrefois renommé, où nous avions failli séjourner mais nous nous étions ravisées après avoir lu qu'il n'était plus que l'ombre de son ombre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cet incipit résumait tout. En trente ans, seule l'injure du temps était venue modifier l'aspect de cet hôtel déchu, du malecón dont "le lugubre" se mesure à la teneur en nuages gris du ciel qui le couvre, et en définitive de la Havane tout entière. C'est d'un côté ce qui fait son charme je pense : qui n'a jamais rêvé de pouvoir retourner dans les lieux de ses souvenirs et les retrouver intacts, tels qu'ils l'étaient restés dans leur mémoire. Le soleil agit sur la ville comme sur un visage, cachant les rides et les taches grises. Mais dès que le ciel se couvre, la Havane ne peut plus dissimuler la marque du temps. Et nous l'avons vue, vieille et fripée, comme nous l'avons vue presque jeune et joyeuse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je tiens à préciser que je ne souhaite nullement faire ici le récit d'une ville misérable, car La Havane ne l'est certainement pas. Cette capitale restera pour moi une grande ville par la culture, par l'art, par ses gens pour la plupart accueillants. Je m'y suis rendue parce que je souhaitais voir par moi-même ce pays tout proche qui semble suspendu dans une autre époque. Je voulais me faire une idée propre et claire de la vie sur place, découvrir quelque chose, sans savoir exactement quoi. Je ne m'étais pas beaucoup renseignée avant mon départ, de la même façon que je n'aime pas lire les critiques d'une pièce de théâtre ou d'une exposition d'art avant de la voir par moi-même, pour me faire ma propre opinion, libre et personnelle. C'est à peine si je savais qu'il y avait deux monnaies sur place.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour moi la Havane se tient du haut de son île, telle une grande reine déchue, qui aurait perdu son panache au fil des années, sans s'en apercevoir, persuadée que son exil ne serait qu'éphémère. Car elle est comme exilée, loin de Miami, loin de la Colombie, loin de tous bien que toujours sur la carte, loin par la pensée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;J'aime à croire que la fin de cette triste ère que connaît Cuba approche, que bientôt la Havane se relèvera, et que cette péninsule s'ouvrira au monde, pas nécessairement pour s'américaniser de façon primaire, mais pour offrir plus de liberté aux gens, leur offrir le rêve de pouvoir voyager, comme en Colombie ou malgré tout les gens sont généralement suffisamment heureux chez eux pour ne pas se sentir pousser des ailes migratoires. J'aime à penser que les Cubains se souviendront de cette époque uniquement comme d'un mauvais rêve, et qu'une poignée de vieux réac' continueront de clamer que c'était mieux avant.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais ce n'est pas pour tout de suite. Aujourd'hui, les Cubains ne connaissent du monde extérieur que ce que les touristes ou la radio locale veulent bien leur dire. Les seuls ouvrages disponibles dans les librairies sont des ouvrages communistes ou d'autres relatant la vie du Che, jaunis par le temps, quand ils ne sont pas écornés. "Heureusement" pour eux, beaucoup de gens se bercent de la certitude que ça pourrait être pire, car tous n'ont pas la cruelle lucidité de l'artiste que nous avons rencontrée, ou les mêmes aspirations au voyage que cette âme égarée, prisonnière de son propre pays et de son propre esprit. En attendant, elle peint.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQF98sm5lrI/AAAAAAAAAnc/4rI5Y6UBC9g/s1600/P1020887.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 267px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQF98sm5lrI/AAAAAAAAAnc/4rI5Y6UBC9g/s400/P1020887.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5548854697617102514" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-762119633209889130?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/762119633209889130/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/chapitre-iii-epilogue-cuba-terre.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/762119633209889130'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/762119633209889130'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/chapitre-iii-epilogue-cuba-terre.html' title='Chapitre III, épilogue - Cuba, Terre exilée'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQF8HG_J8TI/AAAAAAAAAnU/7g33xVeIkwU/s72-c/IMG_0215.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3672035745617692853</id><published>2010-12-08T04:01:00.008+01:00</published><updated>2011-01-10T03:47:17.699+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cuba'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><title type='text'>Chapitre II - Cuba, Terre isolée</title><content type='html'>&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes prêtes à affronter notre destin, et à sortir visiter la ville, bravant tous les obstacles, le mauvais temps et les visages moins affables que ceux que nous connaissons en Colombie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Le soleil nous fait l'honneur de sa présence, et le bus de l'hôtel nous emmène à La Habana Vieja. Les rues nous enchantent, le soleil donne une autre teinte aux maisons décrépites, un certain charme vieilli, mais soudain joyeux, tout juste comme nous.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Nous nous éloignons vite des autres touristes et commençons à déambuler, sans savoir trop ce que nous cherchons, de l'authenticité, capturer un peu de cette vie locale, et non pas uniquement regarder des murs rouges et bleus et des voitures des temps passés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Notre promenade nous conduit devant une boutique un peu spéciale. Il s'agit de l'atelier d'une artiste, qui a élu domicile loin de la rue des vendeurs de peintures de paysages locaux certes kitsch mais ô combien réchauffés, et elle peint autre chose.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;On entre découvrir cette petite pièce lumineuse, composée d'un chevalet, d'une petite table où sont posées les peintures. Ici une plante, là un fauteuil, sont autant d'accessoires qui insufflent à ce local un parfum d'authenticité. Ici il s'agit de meubles courants, rien à voir avec des trouvailles d'antiquaires, cependant ils ont été choisi avec soin et disposé avec goût. L'artiste, une cigarette à la main, semble avoir entamé la soixantaine, bien que ses courts cheveux noirs nous inviteraient à croire le contraire. Elle est vêtue comme elle a décoré son intérieur : avec soin et goût. Plusieurs bagues parent ses doigts, et elle semble savourer chaque minute de son travail. Je me l'imagine ayant voyagé toute sa jeunesse, pour nourrir son imagination et son inspiration, aussi parce qu'elle a l'air ouverte et intellectuelle, comme une dame du monde qui aurait beaucoup voyagé, toujours avec classe, élégance, et un carré Hermès noué au cou (oui mes a priori sont ridicules, mais ils ont été nourris à coups d'encarts publicitaires de magazines féminins, on ne se refait pas).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Nous engageons la conversation avec elle de manière plutôt naturelle. Elle nous explique ses techniques, nous décrit certaines de ses oeuvres. Un tableau me tourmente, et je ne le comprends pas : un mur tout noir, duquel se détache une main qui soutient entre le pouce et l'index une boule métallique. Cette boule contient une fenêtre au milieu de sa face visible, fenêtre sur une plage luxuriante de végétation, au bord de la mer. Un homme au visage déconfit se tient sur cette plage. Il ne profite pas de son île, au lieu de cela il est accroché aux barreaux de la fenêtre, des barreaux de métal, inaltérables. Pourquoi cet homme, qui vit sur une île de rêve est-il cramponné à cette fenêtre, qui donne sur une pièce noire. L'artiste me dit que c'est comme ça, et que même le plus bel endroit du monde devient une prison si l'on ne peut en sortir. Je reste perplexe, un peu décontenancée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Cependant nous continuons de converser, et nous apprenons à notre hôte de fortune que nous résidons en Colombie. Elle nous demande comment c'est, si ce n'est pas trop dangereux - les idées reçues ont la vie dure… Nous lui chantons notre amour pour ce pays, et lui conseillons vivement de le visiter si elle a l'occasion de voyager. Non, je ne voyage pas. C'est sa réponse. Nous demandons des détails, étant donné cette phrase qui semble sans appel. Elle nous explique alors que quand on est Cubain, pour pouvoir sortir du pays, il faut un motif de voyage (le tourisme n'en est pas un), et une invitation personnelle de la part d'une personne qui se porte garant pour nous. Notre artiste nous explique que du haut de ses nombreux printemps, elle n'a jamais voyagé de sa vie et ne voyagera sans doute jamais, et que ses compatriotes en majorité non plus. Pas de télévision par satellite non plus, et seul un accès restreint à Internet est disponible, avec une connexion médiocre et un unique fournisseur d'adresses mail, correodecuba.com.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Le tableau prend alors pour moi tout son sens.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: verdana; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: verdana; "&gt;Nous la quittons en prenant les coordonnées de notre charmante amie, qui nous a apporté en une demi-heure ce que nous cherchions depuis la veille, parler franchement à des gens d'ici, profiter de ce que la langue ne soit pas une barrière, et de ce que la culture ne soit pas pour nous qui vivons si près, un si grand clivage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Nous nous éloignons, repensant à cette rencontre, et à ce que nous venons d'apprendre, pour nous diriger vers une église, au sortir de laquelle nous nous attardons à prendre des photos artistiques. Jusqu'à ce que la vue d'un couple m'arrête tout net. La fille me dit quelque chose, je crois la connaître, mais ne me souviens plus d'où. Il faut dire que je ne m'attendais pas à devoir faire appel à ma mémoire de souvenirs parisiens si loin de la Tour Eiffel. Je suis incapable de quitter mon regard de cette jeune fille, et finis par tenter une approche timide en leur demandant s'ils sont Français. Ils répondent par l'affirmative. La fille ressemble à cette ancienne miss météo de Canal, dont bien sûr j'ai oublié le nom. C'est marrant qu'elle fasse du tourisme au même endroit et au même moment que moi. En bas de la rue j'ai l'impression que des gens sont assis et se préparent. Je m'imagine que c'est un orchestre de rue qui va donner un petit concert. Ma camarade de voyage pose et je prends des photos, et cette star parisienne est là, toujours. Alors je lui pose la question : "C'était pas vous la fille de Canal + ou un truc comme ça ?", auquel elle répond un oui timide, presque chuchoté. Et alors que je m'apprête à répliquer que ça fait dix bonnes minutes que je me le disais, mais que je n'avais pas pu avoir de confirmation de mon amie parce que bon elle est Italienne et de toutes façons on vit en Colombie alors j'ai un peu oublié la France et son showbiz, elle me coupe l'herbe net en me disant qu'en fait là ils sont en train de tourner…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;En fait ce n'était pas un orchestre, c'était l'équipe de tournage, et deux personnes viennent nous demander de continuer de marcher plutôt que de rester immobiles à deux pas de la prise de vue. Ah euh bon, ben euh on descend, et on se retrouve au milieu de l'équipe de tournage, qui n'en a rien à faire visiblement. Je capture deux trois photos, pour chercher plus tard à qui appartiennent les autres visages qui ne me reviennent pas (bien que j'ignore si c'est dû au fait que je n'ai jamais vraiment connu le nom des célébrités françaises ou au fait que ce n'en soient pas). Ils filment trois fois la même prise, et nous nous lassons, et préférons passer notre chemin. Je me demande en m'éloignant si les Français que nous laissons ont la moindre idée de la vie ici, coupée du monde, sans autres nouvelles que celles véhiculées par l'Etat, ou si l'on verra uniquement des décors de carte postale et des acteurs parisiens dans leur film dont j'ai déjà oublié le nom…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQL1KeKNzVI/AAAAAAAAAnk/xyoSqgnP0so/s1600/P1020825.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQL1KeKNzVI/AAAAAAAAAnk/xyoSqgnP0so/s400/P1020825.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5549267251117280594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Nous continuons notre route, pour nous arrêter par hasard dans deux boutiques de souvenirs mitoyennes, où nous faisons la connaissance d'une jeune femme aussi chaleureuse que serviable. Elle nous proposera, en même temps que des souvenirs de son pays, des activités pour l'après-midi, et des lieux à voir. Elle nous expliquera que si l'on n'a pas de quoi payer, elle accepte le troc, de vêtements, ou de produits d'hygiène (savon, shampoing) ou encore de sucreries pour les enfants, qui sont si dures à trouver ici. Nous n'en revenons pas, bien que cette rencontre nous offre des réponses aux questions que nous nous posions depuis la veille : où les gens achètent-ils leurs vêtements, eux qui semblent vêtus au même siècle que nous, sans que l'on puisse trouver aucune trace de magasins actuels.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Cuba, terre où communiquer et partager semble si facile et si difficile à la fois...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3672035745617692853?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3672035745617692853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/chapitre-ii-cuba-terre-isolee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3672035745617692853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3672035745617692853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/chapitre-ii-cuba-terre-isolee.html' title='Chapitre II - Cuba, Terre isolée'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TQL1KeKNzVI/AAAAAAAAAnk/xyoSqgnP0so/s72-c/P1020825.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5999579600320199817</id><published>2010-12-04T05:32:00.006+01:00</published><updated>2011-01-10T03:47:17.700+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cuba'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><title type='text'>Chapitre I - Cuba, Terre du passé</title><content type='html'>&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Jeudi matin nous arrivions à l'aéroport international de La Havane. S me confie dès les premières minutes que c'est le plus moche aéroport (international) qu'il lui ait été donné de voir. On arrive dans le taxi après avoir déjà parlé à six personnes dont la dame de l'immigration, qui nous demande où nous avons appris à parler l'espagnol ; madame pipi, qui voulait échanger 4000 pesos colombiens contre la devise locale et ne voulait pas croire qu'ils ne valaient que 2$ ; un type qui attendait ses bagages ; des gens devant le guichet automatique qui nous expliquent les deux monnaies locales, le cours du pesos convertible et les taux de change divers.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;L'arrivée à l'hôtel est pour le moins décevante. Il fait gris et nuageux à l'extérieur, et sombre à intérieur de l'hôtel. La décoration relève davantage du film d'auteur des années soixante, et l'on apprend bien vite que notre chambre ne sera prête qu'une heure plus tard, qu'il n'y a pas de connexion à Internet gratuite et que le wifi n'est disponible que du lobby. La carte de S ne lui permet pas de retirer de l'argent sur place et tout le monde fume un peu partout dans l'hôtel.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Après avoir déposé nos affaires nous sortons faire un tour, dans une ville défraîchie, dont la croisette morne et vide semble sortie d'un film d'horreur. Nous entrons dans une supérette sise face à l'hôtel, et ne trouvons qu'une dizaine de produits disponibles, des produits de base : cigarettes, rhum, eau, pâtes. À côté, se trouve un "centre commercial". Dedans ça sent les eaux usagées, il n'y a pas d'éclairage et les magasins semblent nus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Dehors des voitures des années cinquante, des gens plantés dans leurs maisons, qui regardent les passants, passants qui eux aussi regardent les passants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica; min-height: 14.0px"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;Cuba, île oubliée, terre désolée, où tout le monde semble échoué.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Helvetica"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt; [rassurez-vous, it can only get better!]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5999579600320199817?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5999579600320199817/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/chapitre-i-cuba-terre-du-passe.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5999579600320199817'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5999579600320199817'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/chapitre-i-cuba-terre-du-passe.html' title='Chapitre I - Cuba, Terre du passé'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-6680047567355430678</id><published>2010-12-01T06:16:00.003+01:00</published><updated>2010-12-01T06:43:09.214+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><title type='text'>Jingle Bells</title><content type='html'>Noël est à nos portes. L'automne nous quitte (déjà) et l'hiver s'engouffre.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les lumières ont envahies les rues, des chants chrétiens s'ajoutent au rythmes endiablés de Reggaeton et de vallenato, en journée à la base, comme en soirée, partout dans les rues de la ville. Le centre commercial s'est paré de mille feux, de faux rênes, de faux ours polaires, de la fausse neige, de faux tigres (cherchez l'intrus). Le rayon déco du supermarché a remplacé les citrouilles et diablotins par des guirlandes et des séraphins.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout cela sous un soleil de plomb qui n'en finit pas de taper, ce n'est pas moi qui m'en plaindrai cela dit. Je connaissais les hivers doux, ici je découvre les hivers chauds, c'est à en perdre le Nord. En avant-première une photo des décorations de Noël du centre commercial du coin, avec des boutiques plutôt inattendues en arrière-plan :-)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TPXfXy4zg3I/AAAAAAAAAnM/qizcasXndXY/s1600/P1020556.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 267px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TPXfXy4zg3I/AAAAAAAAAnM/qizcasXndXY/s400/P1020556.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5545584116066648946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Allez, bonnes vacances les boudinous, à bientôt pour de nouvelles aventures, au pays où le Coca Cola n'a pas sa place !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-6680047567355430678?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/6680047567355430678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/jingle-bells.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6680047567355430678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6680047567355430678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/12/jingle-bells.html' title='Jingle Bells'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TPXfXy4zg3I/AAAAAAAAAnM/qizcasXndXY/s72-c/P1020556.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2252796229335042056</id><published>2010-11-30T01:05:00.005+01:00</published><updated>2010-11-30T02:36:42.797+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><title type='text'>Un pas plus loin : de l'esthétique</title><content type='html'>À mesure que le temps passe, les petits détails de la vie courante en Colombie, qui me frappaient il y a quelques mois, se fondent dans mon inconscient.&lt;div&gt;Je ne suis moins choquée de rencontrer des gens qui, passée la trentaine, arborent encore des bagues métalliques aux dents. Les vendeurs de minutes dans la rue font partie du paysage, les motocyclistes et leurs gilets orange fluo eux aussi, et je me suis presque habituée aux douches froides.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Maintenant je découvre peu à peu une autre facette de ce pays. En comprenant davantage la langue et après quelques mois de vie ici, je pénètre peu à peu la culture colombienne, les mentalités locales, je comprends davantage les gens et découvre ces différences qui étaient trop complexes pour que je les saisisse au premier coup de pinceau...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;1er tableau.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je l'avais déjà remarqué avant, les Colombiennes sont très soucieuses de leur esthétique. Il y a autant de coiffeurs que de banques à Paris. Elles ont toujours les cheveux fraichement coupés et colorés, les ongles impeccablement vernis.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce que je découvre peu à peu, c'est l'importance cruciale de l'esthétique dans la culture colombienne. Les coiffeurs ne sont que la partie visible de l'iceberg. Pour avoir un corps conforme aux canons de beauté, les femmes ne rechignent pas sur les moyens. Mais alors que nos commères européennes se mettraient au régime, au footing, à la salade et à la gym suédoise, ici l'arme fatale contre les kilos en trop ou les formes pas comme il faut c'est le bistouri. On aspire le gras, on insère du silicone, un anneau gastrique par-ci, une injection de botox par-là. Ici pas de tabou ni de complexe, la fin justifie les moyens.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et la fin, c'est l'apparence. Il faut être vu. Ni elles ne cachent, pour être regardées, ni eux ne se cachent, pour regarder.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Est-ce la morale judéo-chrétienne qui a inculqué en Europe cette idée qu'il faille souffrir pour être beau (ou pour changer) ? Je ne saurais répondre à cette question, mais il me semble que même les personnes qui ont recours à la chirurgie esthétique en Europe tendent à le nier, comme si c'était mal ou honteux. Il réside une sorte de fierté à être maître de son corps, et à pouvoir le remodeler par la force de sa volonté, armé de patience, malgré les peines musculaires, et/ou la diète drastique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce qui est sûr, c'est qu'en Colombie, les gens ne sont pas prêts à patienter, ou à s'imposer de changer d'habitudes alimentaires. Ajoutez à cela que les prix des opérations de chirurgie plastique sont moins élevés qu'en Europe, et que, au pire, bien des Colombiens ne résistent jamais à la tentation de contracter un n-ième crédit conso, et vous avez le cocktail idéal pour une prolifération de corps féminins qui, selon les lois de physique newtonienne ne devraient pas pouvoir tenir debout.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TPRNSaDENEI/AAAAAAAAAnE/D9la7wMiisw/s1600/vache74.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 199px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TPRNSaDENEI/AAAAAAAAAnE/D9la7wMiisw/s400/vache74.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5545142019825087554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2252796229335042056?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2252796229335042056/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/un-pas-plus-loin-de-lesthetique.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2252796229335042056'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2252796229335042056'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/un-pas-plus-loin-de-lesthetique.html' title='Un pas plus loin : de l&apos;esthétique'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TPRNSaDENEI/AAAAAAAAAnE/D9la7wMiisw/s72-c/vache74.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-4040442415172544859</id><published>2010-11-29T00:15:00.004+01:00</published><updated>2010-11-29T00:39:54.202+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cuba'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>un week-end (presque) comme tant d'autres</title><content type='html'>Il fait chaud en ce moment. Chaud comme une sieste grenadine tunisienne, comme un cagnard d'août caniculaire parisien, chaud et moite comme un jour banal de Barranca.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Troisième week-end du mois passé en entier sur un puits, on se fait à tout même aux nuits blanches, qui l'eût cru ! Pour le moment je suis en charge des jobs mais suis supervisée, ce qui veut dire que je suis responsable de tout, la préparation, l'exécution, la relation avec le client, mais qu'un "casque blanc" m'accompagne au cas où je ferais des bêtises, un peu comme quand on se fait couper les cheveux dans une école de coiffure ! Sauf qu'ici globalement le superviseur dort dans le pick-up et empoche le bonus des jours sur le terrain. Plus tard ça ne me déplairait pas d'être superviseur :) Mais bon avant cela il faut déjà que je sois promue...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les nuits blanches ont cela de bien qu'elles nous offrent des "journées de repos". Dormir en plein jour étant une tâche ardue, et sachant que l'on ne remplace jamais vraiment du sommeil perdu, j'ai passé trois dimanches du mois en épave échouée sur mon lit, à regarder des films, des séries, et à manger des plats commandés. Aujourd'hui j'ai pris les choses en main et suis allée acheter une serviette de bain et de l'écran solaire au supermarché, car ma semaine de congé approche !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avec S, mercredi matin nous décollons pour Bogota et dès jeudi, à nous Cuba !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;xo xo&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TPLmmC3vpGI/AAAAAAAAAm8/D73Ynf8-ZY4/s1600/cuba_car.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 281px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TPLmmC3vpGI/AAAAAAAAAm8/D73Ynf8-ZY4/s400/cuba_car.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5544747632526599266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-4040442415172544859?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/4040442415172544859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/un-week-end-presque-comme-tant-dautres.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4040442415172544859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4040442415172544859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/un-week-end-presque-comme-tant-dautres.html' title='un week-end (presque) comme tant d&apos;autres'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TPLmmC3vpGI/AAAAAAAAAm8/D73Ynf8-ZY4/s72-c/cuba_car.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-6403430184976020408</id><published>2010-11-25T22:30:00.000+01:00</published><updated>2010-11-27T03:33:57.519+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='divers'/><title type='text'>Entre rêve et réalité</title><content type='html'>Ça va faire un an que j'ai quitté paris, le mois de décembre gris et froid. Pour la deuxième année consécutive, j'échappe à un hiver rude, pour un mois de décembre chaud, ensoleillé, voire même carrément hallucinogène...&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tonight I have a dream.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je m'étais assoupie, sous prétexte de reposer mes paupières, en rentrant du boulot vers 18h. À un moment je me souviens d'avoir allumé la clim, rapport à la chaleur de ce mois de novembre. Puis plus rien jusque 21h, et là je reprends conscience, le bruit de la clim ayant disparu, remplacé par une voix outrée au débit de parole qui est à un débit humain ce que la fibre optique est au 512k. Prostrée dans la pénombre de ma chambre, j'écoute ce bruit au loin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y avait vraisemblablement une coupure de courant, mais je ne compris d'abord pas si c'était général ou propre à notre appartement. Une voix masculine menait l'enquête au dehors, et se plaignait : ah ça ! déjà ce matin j'ai dû laver ma chemisette Safari Lacoste, une édition spéciale que j'ai achetée super cher en plus, à la main car la machine à laver était en panne, et puis hier je voulais regarder le match, mais le câble fonctionnait pas, ça va pas là, ça va pas. Il entrecoupait ses plaintes de coups frénétiques sur l'interrupteur, ou peut-être était-ce quelqu'un d'autre, comme un tambourin accompagnerait un solo &lt;i&gt;a capella&lt;/i&gt;. Au moment de reprendre sa respiration, cet individu qui parlait plus vite que Florence Foresti et Nelson Monfort réunis, en quelle langue je ne saurais vous dire, asséna 219 coups consécutifs sur l'interrupteur du corridor (des fois que y aurait une dynamo cachée dessous) ;  je ne sais pas non plus comment j'ai fait pour compter, mais dans les rêves on remarque toujours ce genre de détails bidon, et on arrive à compter juste en réfléchissant, puisque finalement on crée le rêve à mesure qu'on le vit.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ensuite il gueula un bon coup que cte vieille proprio n'était pas gênée, et scanda que c'était un scan-dale de devoir dormir par une telle chaleur sans clim ni télé ni accès internet et qui si c'était comme ça, ce n'était pas la peine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Puis il sortit en claquant la porte, et une tripotée de petites voix se firent entendre, puis tout le monde sortit, silence. Puis retour du transistor vivant, seul. Je suis toujours blottie dans mon lit et écoute le bruit. Il va aux toilettes, ne ferme pas la porte, fait sa commission, ne se lave pas les mains, et s'en va à jamais. Silence.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Puis quelqu'un d'autre entre dans l'appartement, la voix semble celle de ma colocataire. Elle ouvre la porte de ma chambre, ce qui transforme ce rêve déjà bizarre en cauchemar, car elle n'est pas seule et car j'ai le vague souvenir d'avoir fermé ma chambre à clé. j'essaie de bouger, de parler, car elle m'appelle par mon nom et me dit de me réveiller. J'essaie d'articuler, de me mouvoir, mais je suis prisonnière, et ne peux que voir et entendre ce qui m'entoure sans être capable d'interagir. J'essaie de me concentrer, de me convaincre que ce n'est qu'un rêve, mais tout a l'air si réel. Je me sens saisie par le pied, coupe ma respiration pendant ce qui semble des heures... Je finis par reprendre une profonde inspiration, comme au sortir d'un plongeon prolongé. J'ouvre les yeux, bouge mes membres, ce n'était qu'un rêve.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La clim est éteinte, j'essaie de la rallumer, n'y arrive pas, mes yeux sont lourds, ma main aussi, la télécommande du climatiseur reste entre mes doigts à mesure que le sommeil me remporte. Je me rendors.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-6403430184976020408?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/6403430184976020408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/entre-reve-et-realite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6403430184976020408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6403430184976020408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/entre-reve-et-realite.html' title='Entre rêve et réalité'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5804019196607961059</id><published>2010-11-22T22:01:00.004+01:00</published><updated>2010-11-22T22:24:35.431+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>boulot, intempéries et congés</title><content type='html'>Coucou les loulous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis de retour d'un job, mon premier en tant que superviseur ! Du design à l'installation, j'ai tout pris en main, comme une grande, que je serai bientôt (plus que un ou deux jobs et on m'offre un casque blanc !). Bilan du job : deux nuits blanches, dont une sous la pluie déguisée en stabilo jaune, cinq gros chiens qui ne m'ont même pas fait peur, treize packers enterrés sous terre, et UNE UNIQUE piqûre de moustique (sur la main gauche, qui a un pouvoir attractif visiblement très développé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça c'était pour la partie qui intéresse le moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin vers le puits, le niveau de l'eau avait encore monté, à cause des gros orages que l'on subit quasi quotidiennement en ce moment. Les inondations touchent une grande partie du pays, il paraît qu'à Bogota c'est pire. Ici au moins, quand il ne pleut pas il fait très bon (25-30degC).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre bonne nouvelle de la semaine, c'est que je suis libérée en congé lundi prochain en principe, pour une semaine. Je ne sais pas encore quoi en faire, j'essaie d'organiser un voyage avec S, une amie Italienne dont l'époux travaille à la base. Plus de nouvelles à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse entre les mains de notre compère Barranmejo pour qui la pêche a été bonne (à la main je vous prie !). &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Photo non contractuelle prise sur le chemin du puits.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TOrecTmuh_I/AAAAAAAAAm0/1i25-p77CKg/s1600/P1020584.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 267px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TOrecTmuh_I/AAAAAAAAAm0/1i25-p77CKg/s400/P1020584.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5542486869313226738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5804019196607961059?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5804019196607961059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/boulot-intemperies-et-conges.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5804019196607961059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5804019196607961059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/boulot-intemperies-et-conges.html' title='boulot, intempéries et congés'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TOrecTmuh_I/AAAAAAAAAm0/1i25-p77CKg/s72-c/P1020584.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-461074875583634505</id><published>2010-11-13T19:16:00.009+01:00</published><updated>2011-01-10T03:48:07.337+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>S comme...</title><content type='html'>Imaginez un instant que l'on puisse retourner dans le passé juste l'espace de quelques minutes, et prodiguer à notre moi du passé quelques clés de l'avenir, comme le fait Marshall dans un épisode de HIMYM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'étais plus jeune, mettons il y a dix ans, que n'aurais-je pas donné pour avoir juste un flash de l'avenir, de la profession que j'exercerais, de l'endroit où je vivrais, de toutes ces questions existentielles qui commencent à nous triturer l'esprit à mesure que l'on sort de l'enfance.&lt;br /&gt;Je me dirais ceci...&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Ma ptite K, du haut de tes ** printemps, tu vis en Tunisie, vas au lycée (collège et lycée étaient jumelés en un même établissement) tous les jours, et aimerais bien savoir comment ce sera dans dix ans.&lt;br /&gt;Eh bien dans dix ans, tout le monde sera connecté à internet en permanence (oui ça ne marchera plus à la minute) et tu auras retrouvé tous tes camarades d'enfance via  facebook  (c'est comme un annuaire mondial, mais ça fait aussi msn) et les auras même revus, oui même les Belges.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout le monde aura un téléphone ET un pc portable, et le téléphone fera aussi appareil photo, et sera aussi connecté à Internet. Les jeans taille basse auront révolutionné la notion de bon goût vestimentaire, et il y aura un remake des schtroumpfs au cinéma qui aura plus de succès que Titanic à l'époque (t'en fais pas, tu resteras fidèle à tes principes d'Outkast cinématographique s'obstinant à refuser de voir ce genre de navets).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bon sinon ma cocotte, tu ne seras pas encore mariée, et puis tes plans d'être mère au foyer à 23 ans et de procréer une équipe de basket au complet pour tes 30 ans auront lamentablement échoué (ou alors tu es grave à la bourre sauf si tu comptes sur des quintuplés).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ah oui au fait tu vivras à Barrancabermeja, c'est une petite ville en Colombie, le pays ; et puis tu travailleras sur des plateformes pétrolières. Ah et au fait, achète des actions Google, et bosse bien ton espagnol.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TOGvBL0k4bI/AAAAAAAAAms/bSh5WmY2aL8/s1600/product_914243hd.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TOGvBL0k4bI/AAAAAAAAAms/bSh5WmY2aL8/s400/product_914243hd.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539901451530461618" /&gt;&lt;/a&gt;Honnêtement, mon moi du passé n'aurait jamais gobé ça (surtout le coup des schtroumpfs), ou alors j'en n'aurais plus dormi la nuit, à rêver de la jungle et cauchemarder des narcotrafiquants et tout en essayant de comprendre comment ça arrive à tenir tout seul un jean taille basse...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-461074875583634505?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/461074875583634505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/s-comme.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/461074875583634505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/461074875583634505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/s-comme.html' title='S comme...'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TOGvBL0k4bI/AAAAAAAAAms/bSh5WmY2aL8/s72-c/product_914243hd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-4331768333942463698</id><published>2010-11-12T01:40:00.007+01:00</published><updated>2010-11-12T02:25:44.686+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='casabe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Flooding</title><content type='html'>Avant, j'étais persuadée que pour qu'il y ait des inondations, il fallait qu'il pleuve des trombes d'eau gigantesques en peu de temps et/ou que le système d'évacuation d'eau de la région soit catastrophique, un peu dans le genre de celui de Tunis, où en guise d'égouts, ont été creusés des trous, plus ou moins profonds et plus ou moins reliés entre eux, qui en définitive recrachent leur trop-plein à la moindre bruine.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Depuis avant-hier, j'ai compris qu'il suffisait de se trouver près du lit d'un fleuve, là où il est bien large, pour être sûr de se trouver dans une cuvette, et sur la rive la plus en pente pour mettre toutes les chances de son côté de se prendre tout l'excédent de flotte en cas de crue. Après il suffit qu'il pleuve en amont, pour offrir une raison de s'émerveiller de la force de la nature et de s'arrêter pour contempler le paysage sous un autre jour...&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ça tombe bien, une bonne partie du champ pétrolier de Casabe, là où nous effectuons l'essentiel de nos opérations, de l'autre côté du Rio Magdalena, regroupe toutes ces conditions en ce moment !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En rentrant de notre job de dimanche, tout allait bien. Il n'avait pas plu les derniers jours, ou à peine quelques averses, mais rien de comparable aux gros orages pourtant très fréquents dans la région, qui auraient pu être présage de ce qui se tramait. Et hier, alors que nous nous rendions chez notre client, qui a planté ses bureaux d'opérations au milieu du champ pétrolier, nous avons vu ça :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNyQIPu-ZSI/AAAAAAAAAmc/Fwhjd9BCltE/s1600/P1020541.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNyQIPu-ZSI/AAAAAAAAAmc/Fwhjd9BCltE/s400/P1020541.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538460113095779618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les machins rouges au milieu, ce ne sont pas des bouches d'égouts, mais des puits producteurs de pétrole, inondés à mi-hauteur (la moitié basse de chaque bouche est le reflet de la moitié supérieure dans la "flaque") ! C'est le cas de tous les puits qui bordent le fleuve dans la région, et c'est en train de chambouler tous les plans de nos clients, démunis, puisque les puits en cet état ne peuvent absolument pas être opérés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au-delà des puits, il y a quelques malheureux, moins nombreux que les puits certes, mais plus à plaindre je pense, qui avaient élu domicile près du rivage, dans des sortes de paillotes qui faisaient aussi buvettes ou vendeurs de glaçons, activités très en vogue dans cette région dont l'activité économique gravite autour des puits et de leur population qui travaille dehors, sous le soleil, et a besoin de se nourrir et s'hydrater, et de maintenir des boissons au frais toute la journée sans avoir de frigo. (oui ici on n'utilise pas des sacs de liquide bleu, on y va a la dure, à renfort de kilos de glaçons)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNyR43skyiI/AAAAAAAAAmk/SU-PpnVN1-E/s1600/P1020545.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNyR43skyiI/AAAAAAAAAmk/SU-PpnVN1-E/s400/P1020545.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5538462047968479778" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-4331768333942463698?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/4331768333942463698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/flooding.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4331768333942463698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4331768333942463698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/flooding.html' title='Flooding'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNyQIPu-ZSI/AAAAAAAAAmc/Fwhjd9BCltE/s72-c/P1020541.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3427218238840606946</id><published>2010-11-10T03:56:00.007+01:00</published><updated>2010-11-11T02:30:56.331+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Du jour au lendemain</title><content type='html'>Les moustiques je connaissais depuis un bail, leurs piqûres immondes, j'avais déjà donné enfant, tant et si bien que mon corps ne se défendait même plus et que je ne ressentais plus rien.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Pourtant, mon histoire d'escadron de moustiques m'a quand même valu une main boursouflée relevant plus du gant de chirurgien dans lequel on aurait soufflé que du membre humain, des démangeaisons vingt-quatre heures durant sans discontinuer, et deux prises d'antihistaminique pour calmer le jeu.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;(Voici la preuve en image, pour les plus sceptiques d'entre vous qui me prendraient pour une chochotte)&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNoa1LYYJXI/AAAAAAAAAmU/PbMvnUbdnYs/s1600/P1020531.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNoa1LYYJXI/AAAAAAAAAmU/PbMvnUbdnYs/s400/P1020531.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537768192695870834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais cette histoire m'a surtout valu d'oublier l'essentiel de ma nouvelle aventure au pays des rigfloors : je ne crains plus les chiens !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ne me demandez ni pourquoi ni comment. De même que ma phobie était inexplicable, sa disparition l'est tout autant. Un quart de siècle, une enfance à se cacher derrière la robe de ma maman au parc de Wolvendael, une crise de panique et de sanglots sur un puits en Colombie, et des litres d'adrénaline sécrétée auront été nécessaires à vaincre ce mal.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Faut imaginer la scène. Moi en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;coverall&lt;/span&gt;, bottes à coques, casque, gants, j'arrive sur le puits. Premier réflexe, instinct de survie oblige, je sonde le terrain, chien y es-tu, histoire de savoir où je mets les pieds. Un chien rat, un sac à puces et deux molosses (j'attribue le qualificatif de molosse à tout clebard dépassant mon genou au garrot, autrement dit à tout ce qui pourrait atteindre mes organes vitaux et à ma personne) constituent le cheptel sur ce puits, au moins je suis avertie. Ma vie de phobique suit son cours jusqu'à ce que...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne sais comment, je me suis retrouvée immobile à un moment donné, soit le pire état pour la parano de la &lt;i&gt;life&lt;/i&gt; que je suis, celui de vulnérabilité maximale, que cette lâche crapule que certains élèvent au rang de meilleur ami de l'homme saisit pour te bouffer la main, ou tout autre point d'accroche qu'il trouvera libre d'accès hors de ton champ de vision. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;D'ailleurs un des deux molosses s'approche en catimini le bougre, et imaginez-vous qu'il me rentre dedans. Et moi, au lieu de hurler, de grimper sur les épaules d'une des personnes présentes autour de moi au moment des faits, ou simplement de vomir, je suis restée neutre, on aurait dit la Suisse, et stoïque. Enfin stoïque pas tout à fait, je me grattais la jambe gauche, membre par lequel les suceurs de sang avaient commencé leur assaut.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors maintenant je sais plus trop si j'ai vraiment plus peur des chiens ou si j'ai muté au contact de tant de moustiques, un peu comme le gars dans La Mouche, qui transmute, se voit pousser des ailes et se met à penser comme un insecte..&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais j'ai bon espoir : l'avenir nous le dira !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3427218238840606946?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3427218238840606946/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/du-jour-au-lendemain.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3427218238840606946'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3427218238840606946'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/du-jour-au-lendemain.html' title='Du jour au lendemain'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNoa1LYYJXI/AAAAAAAAAmU/PbMvnUbdnYs/s72-c/P1020531.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5358192863628198388</id><published>2010-11-07T21:55:00.004+01:00</published><updated>2010-11-08T02:50:15.725+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>moustiques, pétrole et propagande</title><content type='html'>Je rentre d'un job, fatiguée et transformée en piqûre de moustique ambulante. Rien que sur ma main gauche (juste la main, ni le bras et l'avant-bras) je dénombre pas moins de six bosses disgracieuses, qui chatouillent et qui grattouillent, autant que les 23 autres piqûres disséminées sur le reste de l'épave qui me sert de corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais de shift de nuit, et j'accompagnais un coéquipier sur son job de promotion au grade supérieur, un petit avant goût de ce qui m'attend bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour passer le temps pendant les périodes où l'on doit rester en stand-by mais où il vaut mieux éviter de dormir pour ne pas sombrer, l'idée folle m'a prise de regarder un film, et pas n'importe lequel, The Hurt Locker, ce film se déroulant durant la guerre en Irak, qui a gagné l'oscar cette année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film m'a laissée la même impression que Munich il y a quelques années. Cet aigre-doux [Edit: &lt;i&gt;nauséabond&lt;/i&gt;, pour mieux vous donner une idée de mon avis qui n'est vraisemblablement pas bien passé à l'écrit] des films qui plaident une cause et en servent une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici l'on parle de guerre, et l'on suit donc des personnages de l'armée américaine postée en Irak. Ce sont des démineurs, dépeints, je vous le donne en mille, en valeureux soldats, un peu foufous mais au fond héroïques. Les Irakiens, eux, n'apparaissent que sous forme de silhouettes dans le désert qui mitraillent les soldats américains ; de badauds silencieux aussi tenaces que les mouches du désert et d'autant plus dangereux qu'ils sont proches d'une mosquée ;  ou de méchants garnements qui caillassent les tanks de l'US army. Les (nombreuses) répliques prononcées en arabe ne sont à aucun moment sous-titrées, si bien que si l'on ne comprend pas cette langue, on passe à côté de tout ce qui sera dit par les locaux durant le film, ce que je trouve incroyablement dommage (en particulier la scène où une dame chasse un GI de chez elle en le traitant de criminel, mais qui ressemble davantage à une scène d'hystérie sans les sous-titres).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul Irakien rendu attachant par le scénario est un gamin surnommé Bekham qui parle anglais, joue au foot, vend des DVD en tous genres aux GI et les escroque allègrement, et qui fume à même pas 13 ans. Le doute plane un moment sur son meurtre sanglant par des fabricants de bombes artisanales pour des raisons obscures. Charmant portrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref je suis curieuse de savoir en quoi ce film est anti-guerre, n'y ayant vu pour ma part qu'un apologue à la bravoure de certains citoyens américains et à l'animosité du peuple irakien, qui rappelons-le, s'est vu envahir par l'armée américaine en 2003, sans motif réel (hum hum) démontré à ce jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[pas d'image, car la guerre c'est mal]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5358192863628198388?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5358192863628198388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/moustiques-petrole-et-propagande.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5358192863628198388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5358192863628198388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/moustiques-petrole-et-propagande.html' title='moustiques, pétrole et propagande'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-4301032337894974838</id><published>2010-11-05T01:48:00.006+01:00</published><updated>2010-11-05T02:43:01.104+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tech'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>chrysalide</title><content type='html'>&lt;i&gt;Jeune, je ne savais rien&lt;/i&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Jeune, je n'comprenais rien&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Un beau jour j'ai changé tout d'un coup&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout a commencé en avril dernier. Fraîchement débarquée de mon école de super électricité, je découvrais un nouveau monde, celui de la haute technologie et des services pétroliers.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;À Clamart, au &lt;i&gt;tech center&lt;/i&gt; où j'effectuais mon stage, les immeubles étaient pimpants, les outils flambant neufs, fringants, sophistiqués, bourrés de gadgets technologiques, limite capables de faire ton café. Si tu avais besoin d'une licence pour un logiciel super pointu, qu'à cela ne tienne, tous les moyens étaient mis à ta disposition. Tout fonctionnait bien dans les labos, tu essayais bien les "cas critiques" du terrain, vas y que je lui balance une température de -50degC, s'il survit on est bon. Attends bouge la pression voir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'était pas le monde des bisounours, mais on était quand même loin de la réalité du terrain. À des milliers de kilomètres, &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comment, quand on prend les transports en commun pour aller bosser, qu'on ne se soucie même plus d'arriver en retard quand le RER B fait des siennes, on n'aura qu'à prendre la 4 à la place, et puis de toutes façons on n'a pas vraiment d'horaires fixes, on rentrera plus tard ce soir ; bref comment dans ces conditions peut-on imaginer les galères du terrain.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comment imaginer que le conducteur du camion, là-bas sur le terrain, va stopper sa course de 14 heures pour décès d'un membre de sa famille, et retarder le job de 6 heures. Comment imaginer que cet outil qui a mis 27 jours à arriver du centre de production, va avoir un filetage bousillé par 400 kilomètres de route cabossée et de vibrations continues d'amplitude variable et aléatoire, et que ce filetage nous obligera à attendre trois jours, le temps d'envoyer une réplique de rechange.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Jusqu'au climat, tous les détails comptent sur le terrain, pouvant nous retarder, nous arrêter ou nous nuire, car le moindre joint que l'on aurait oublié de vérifier peut mener à une catastrophe écologique à l'échelle de la planète.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Prendre conscience des conditions réelles, dans la vraie vie du terrain, celle où le sol est une mélasse de 1 mètre moins le quart de profondeur, où des vaches viennent dormir autour du rig, où des chiens (quand ce ne sont pas des jaguars) squattent allègrement parce qu'ils sont nourris des restes alimentaires des employés, voici l'un des objets du programme Tech and Field. En arrivant, je restais béate face aux conditions presque préhistoriques, du moins en comparaison du centre technologique, dans lesquelles tout semblait se passer ici. Et à présent, ou plutôt il y a dix jours, j'expliquais à mon futur collègue venus d'Oxford pourquoi le logiciel qu'il nous proposait n'était que d'une utilité relative pour notre &lt;i&gt;location,&lt;/i&gt; alors que jusque mars j'habitais en Abstraction, là où règnent les axiomes et les récurrences...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNNhAWqr64I/AAAAAAAAAmM/PS29C4Wf9Hs/s1600/images.jpeg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 190px; height: 266px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNNhAWqr64I/AAAAAAAAAmM/PS29C4Wf9Hs/s400/images.jpeg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535875025680984962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme quoi les miracles existent !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-4301032337894974838?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/4301032337894974838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/chrysalide.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4301032337894974838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4301032337894974838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/11/chrysalide.html' title='chrysalide'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TNNhAWqr64I/AAAAAAAAAmM/PS29C4Wf9Hs/s72-c/images.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5973047903584966488</id><published>2010-10-28T02:49:00.006+02:00</published><updated>2010-10-28T04:04:27.189+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><title type='text'>Enclave toi-même !</title><content type='html'>Ça vous arrive à vous parfois de passer par une mode verbale ?&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Parce que moi en ce moment, toutes les 3 secondes j'ai envie de placer le mot "enclave" et je trouve ça un peu suspect.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je dis suspect parce qu'en les &lt;i&gt;N&lt;/i&gt; printemps qui constituent ma vie, j'ai déjà eu des crises uni-mot, à treize ans je prononçais plus de fois le mot "grave" que les mots "salut / présente / ciao / merci" réunis. Puis, quelques années ont passé, et quand bien même je m'étais promis de ne jamais tomber dans ce vice, je suis passée dans le camp de ceux qui remplacent indifféremment les expressions (liste non-exhaustive) : "par exemple / mettons / comme si / quel(le) plouc(asse) / imaginons / il(elle) veut nous faire gober que / dis-moi" par le double syllabes GENRE. Quelques mois plus tard, le mot zaama s'y substitua. Et ainsi de suite, régulièrement, au gré des saisons, passèrent par là les "enfin voilà quoi", les "à base de", les "rapport au fait que", et d'autres expressions tout aussi éphémères que ridicules, mais oui je suis un petit peu &lt;i&gt;word-fashion-addict &lt;/i&gt;sur les bords, je l'avoue.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Oui mais revenons à notre mouton, ou plutôt à notre brebis galeuse, pour vous exposer où le bât blesse.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bon ben déjà, clairement, en ce moment - ni jamais par le passé, et sans doute pas pour l'avenir non plus - je n'ai pas ouï dire que le mot enclave était particulièrement &lt;i&gt;hype&lt;/i&gt;. Et quand bien même il l'eût été, franchement, enfin honnêtement quoi, j'ai pas souvent l'occasion de parler français ces derniers jours. Donc de une, cette nouvelle mode me serait arrivée en retard, et de deux, mettons qu'elle soit arrivée, je n'aurais pas des masses d'occasions de placer ce mot dans le cadre d'une conversation francophone vu que là je ne parle cette langue que sur internet, à l'écrit donc...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais le problème est plus pernicieux que ça, puisque, alors même que je parle espagnol, j'ai ce mot, enclave, sur le bout de la langue.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;- ehh.. ehh &lt;/i&gt;(oui en Colombie on dit ehh pas euhh)&lt;i&gt;... es como... una enclavia ? sabes lo que es ?&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Maintenant en VF pour que tout le monde suive&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- euuuuuuh...... c'est comme... genre... enfin tu vois quoi.. &lt;i&gt;una enclavia&lt;/i&gt;, tu comprends ? ça existe en espagnol ça comme mot ? oui ? ça veut dire quoi, dis-moi, en espagnol ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Du coup j'ai eu droit à une bonne réponse de Normand à base de&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- moué, je vois le concept du mot en espagnol, mais je serais bien incapable de te donner le sens exact. Ça veut dire quoi en français ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et là je me suis remué les méninges, retourné les neurones, et pif paf pouf, jeu set et match, un deux trois soleil, #jairéalisé que ben non en fait, je savais pas non plus.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;ET LÀ RÉSIDE TOUTE L'ÉNIGME QUI M'HABITE : pourquoi diable ai-je envie de balancer 412 fois par jour un mot dont j'ignore le sens exact. Ça m'a frappée comme ça d'un coup. J'ai bien essayé d'analyser, de voir dans quel contexte j'avais voulu utiliser ce mot les 411 fois précédentes, essayer de recouper les sens, voir si y avait pas au moins une idée générale commune, mais bien sûr les neurones de ma partition francophone ont eu le bon goût de faire grève pile à ce moment, et ça ne m'a pas trop étonnée je dois dire. Donc blanc, aucun moyen de savoir ce que j'avais voulu dire. Ben voyons.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors j'arrive à ce constat affligeant : non seulement je perds la mémoire (sémantique et vive), quoique à la limite, ça pourrait s'expliquer par l'enclave de ma situation ; mais en plus j'ai choisi un mot hideux pour jouer le rôle de &lt;i&gt;jocker&lt;/i&gt; dans mon jeu de mots de 32 cartes déjà bien vermoulu.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TMjZ0LmdszI/AAAAAAAAAmE/zCBcv9kn6B4/s1600/CORSAIR_RAM.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 225px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TMjZ0LmdszI/AAAAAAAAAmE/zCBcv9kn6B4/s400/CORSAIR_RAM.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5532911632715199282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5973047903584966488?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5973047903584966488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/enclave-toi-meme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5973047903584966488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5973047903584966488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/enclave-toi-meme.html' title='Enclave toi-même !'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TMjZ0LmdszI/AAAAAAAAAmE/zCBcv9kn6B4/s72-c/CORSAIR_RAM.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-307463372355711869</id><published>2010-10-24T04:31:00.009+02:00</published><updated>2010-10-24T07:17:01.652+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tech'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='abingdon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>La vie après le Field</title><content type='html'>Cette fin de semaine nous avons reçu la visite d'un collègue venu du Royaume-Uni pour nous former à un des logiciel que nous utilisons.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai eu la surprise de découvrir qu'il travaillait pile là où je serai envoyée, genre ce sera un de mes co-bureau à Abingdon !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il m'a donc donné un aperçu de la vie qui m'attend là-bas, les horaires de travail (normaux), les week-ends (inaltérables), la vie à Oxford (ville très cosmopolite), le climat (mauvais) - d'ailleurs il y fait déjà -3 degC présentement...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ça fait du bien de se reconnecter à une future vie normale, et ça me conforte beaucoup dans mon choix de retourner à terme en centre technologique, puisque parfois je suis prise de l'envie folle de rester sur le terrain au-delà de mon assignation initiale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce qui reste frustrant, c'est de ne pas savoir, ou plutôt de ne savoir qu'à six mois près, pour quand est mon retour au "monde réel". Le programme est supposé durer au plus dix-huit mois, mais il paraît que cela dépend des segments et qu'il serait étendu à vingt-quatre pour le mien. J'attends de vérifier cela lorsque j'irai rendre visite en personne à mon centre technologique, d'ici à janvier, et me prépare déjà mentalement au fait de devoir survivre sans vêtements chauds lors de ce court séjour !&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Entre temps, la visite de notre collègue fut l'occasion pour nous tous de découvrir un peu plus Barranca, et ses paysages, pour certains vraiment dépaysants. Je n'avais malheureusement pas mon appareil photo sur moi, donc il va falloir attendre que j'y retourne ou que je récupère les photos prises par les autres pour partager cela avec vous, en attendant voici un avant-goût des paysages le long du fleuve...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TMOhOjdcEPI/AAAAAAAAAl8/8wHBt_8VzYA/s1600/47403_465245544433_552159433_6471996_6783526_n.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 134px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TMOhOjdcEPI/AAAAAAAAAl8/8wHBt_8VzYA/s200/47403_465245544433_552159433_6471996_6783526_n.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5531442038750056690" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-307463372355711869?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/307463372355711869/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/la-vie-apres-le-field.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/307463372355711869'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/307463372355711869'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/la-vie-apres-le-field.html' title='La vie après le Field'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TMOhOjdcEPI/AAAAAAAAAl8/8wHBt_8VzYA/s72-c/47403_465245544433_552159433_6471996_6783526_n.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-8666339055925749250</id><published>2010-10-21T03:32:00.004+02:00</published><updated>2010-10-21T03:59:47.853+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='divers'/><title type='text'>Ça pourrait être vous</title><content type='html'>Depuis mon retour de congé il n'y a pas eu de jobs sur le terrain, alors nous travaillons (dur) à la base.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je me sens presque de retour à Bogota, avec pour seule envie, en rentrant le soir, de dormir. J'ai toujours autant de mal à me faire à ce que nous soyons en automne, et les jours passent bien vite.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La base a vu l'arrivée d'un nouveau membre, dans un autre segment, qui nous vient de Chine. Il ne parle pas espagnol et à peine anglais. Je n'ose imaginer ce qu'il doit traverser, le simple fait de communiquer étant pour lui un énorme challenge, et ne peux m'empêcher de repenser à mes premières semaines ici en Colombie. Il fait l'objet de blagues par les opérateurs de son segment, blagues qu'il ne peut même pas comprendre - rien de bien méchant, mais ça en dit long sur la nature humaine.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La barrière de la langue est un gros handicap, et l'on a tendance à juger les capacités de quelqu'un sur la manière dont il les communique. Nous l'avons tous fait au moins une fois : être blasé de devoir expliquer quelque chose à quelqu'un qui ne parle pas notre langue ; éviter de se mettre en binôme avec un étranger pour ne pas avoir à faire tout le boulot (suppose-t-on) et passer des heures à lui expliquer, tout autant de petits détails qui maintenant m'apparaissent bien différemment, à la lumière de ce que j'ai vécu et de ce que je vis encore parfois. Il m'a fallu passer pour une cruche des semaines durant, me sentir dépourvue, frustrée et impuissante de ne pas savoir exprimer ce que je voulais dire, pour me rendre à l'évidence et cesser de juger les gens par leur vocabulaire. L'important c'est que le message passe, non ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors je vous dirai ceci, mes amis : quand un touriste vous demande son chemin, quand quelqu'un vous parle en langue étrangère, ne tournez pas le dos : ça pourrait être vous, ou votre ami, livré à lui-même, seul, en terre lointaine.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TL-di4fuxrI/AAAAAAAAAl0/OmCLfnSY52M/s1600/180px-Chine_panneau%2Bcirculation-temps-r%C3%A9el.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 180px; height: 147px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TL-di4fuxrI/AAAAAAAAAl0/OmCLfnSY52M/s200/180px-Chine_panneau%2Bcirculation-temps-r%C3%A9el.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5530312090040846002" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-8666339055925749250?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/8666339055925749250/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/ca-pourrait-etre-vous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/8666339055925749250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/8666339055925749250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/ca-pourrait-etre-vous.html' title='Ça pourrait être vous'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TL-di4fuxrI/AAAAAAAAAl0/OmCLfnSY52M/s72-c/180px-Chine_panneau%2Bcirculation-temps-r%C3%A9el.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-6825551962010003140</id><published>2010-10-15T23:04:00.002+02:00</published><updated>2010-10-17T06:03:23.629+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><title type='text'>Pensées d'un vendredi d'automne</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TLkoz7mfELI/AAAAAAAAAlY/sIEyvs3FQOk/s1600/images.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TLkoz7mfELI/AAAAAAAAAlY/sIEyvs3FQOk/s200/images.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5528494890211545266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les feuilles mortes qui s'amassent au sol, cuivre et or, salies par la pluie, puis s'envolent au gré des bourrasques du vent.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le vent qui caresse le visage, bouffée de fraicheur revigorante ou gifle glaçante prémisse de l'hiver qui s'insinue.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;S'insinuer, comme la nuit, qui point un peu plus tôt chaque jour, s'installe confortablement, sans se faire prier, et languit en silence.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Silence de ces longues nuits, froides. Sous la couette il fait bon, et le matin il fait dur de se lever avant le jour.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'automne c'est l'été qui s'achève, emportant avec lui son soleil, ses vacances, ses rêves et ses promesses, cédant la place aux saisons tristes, mornes et monotones.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pourtant j'aimais l'automne partie de moi ce froid mon enfance ce gris mon Eden. Et puis c'était le prétexte parfait pour ne pas sortir du lit, pour dormir, manger, déprimer, en somme être en harmonie avec la nature. Point de ça pour moi cette année, je devrai trouver d'autres prétextes à ma paresse saisonnière ou enseigner à mon horloge interne le concept uni-saison.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ici l'été a pris le pas, il fait toujours aussi beau et chaud et humide et jour et lumineux et pluvieux. L'année est un continuel été, les mois se suivent et se ressemblent.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors je pense à l'automne, à défaut de le vivre. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-6825551962010003140?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/6825551962010003140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/pensees-dun-vendredi-dautomne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6825551962010003140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6825551962010003140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/pensees-dun-vendredi-dautomne.html' title='Pensées d&apos;un vendredi d&apos;automne'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TLkoz7mfELI/AAAAAAAAAlY/sIEyvs3FQOk/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2132862876234220336</id><published>2010-10-09T16:55:00.000+02:00</published><updated>2010-10-10T00:19:32.453+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><title type='text'>Un soupçon d'ici (3)</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  color: rgb(38, 29, 57); line-height: 18px; font-family:Verdana, Geneva, sans-serif;font-size:13px;"&gt;[suite de ce &lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/un-soupcon-dici-2.html"&gt;message&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  color: rgb(38, 29, 57); line-height: 18px; font-family:Verdana, Geneva, sans-serif;font-size:13px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;Au menu de ce soir, des patacones, plat à base de bananes plantain écrasées et frites, surmontées de viande ou de poulet, de fromage fondu et de ketchup-mayonnaise. Un plat à la hauteur des canons diététiques, gustatifs et décoratifs locaux. Car ici la présentation des mets a autant d'importance que leur teneur en lipides et protides, les principales sources de saveurs selon la coutume locale. Les plats doivent être bien décorés, colorés et festifs, comme les maisons... et les gens, du reste. La maîtresse de maison en est l'exemple parfait. Elle porte d'énormes créoles d'argent aux oreilles, fait commun ici, où les bijoux ont tendance à être king-size quand ils ne sont pas bling-bling. Elle est vêtue relativement sobrement, haut blanc et short en jean, et ses pieds portent cette marque de fabrique typique des manucures en salon de beauté, une french manucure standardisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se fait un plaisir de disposer méticuleusement les patacones sur un lit de laitue, "batavia" me confie-t-elle comme on transmet une recette de grand-mère, religieusement, solennellement, et en murmurant presque au creux de l'oreille, "et non lechuga comme beaucoup croient à tort" poursuit-elle. Elle remet les sauces dans le frigo high-tech sur-dimensionné qui constitue, avec la pile de briques, l'autre élément de séparation de la cuisine avec la pièce principale. Réflexe d'ingénieur, je me demande comment ce qui s'apparente en première approximation à une masure de bidonville sans eau courante peut ainsi alimenter en électricité un frigo, plusieurs lampes et un PC, pour découvrir au niveau du mur de l'entrée ce qui doit être le compteur électrique. Je me demande en dernière instance pourquoi se poser tant de questions, et m'arrête net de penser. Au lieu de cela, je vis le moment présent, ce dîner simple mais tellement riche...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2132862876234220336?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2132862876234220336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/un-soupcon-dici-3.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2132862876234220336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2132862876234220336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/un-soupcon-dici-3.html' title='Un soupçon d&apos;ici (3)'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3746718610630726449</id><published>2010-10-08T22:59:00.000+02:00</published><updated>2010-10-10T01:27:45.943+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='san francisco'/><title type='text'>De Berkeley/San Francisco, je retiendrai...</title><content type='html'>la nourriture bio, les SDF, les feux pour les piétons qui clignotent avant de passer au rouge, le faon et sa mère croisés au bord de la route, la maison au jardin kitsch, les annonciateurs de fin du monde dans la rue, les gens qui te sourient quand leur regard croise le tien, les prix affichés qui ne comptent jamais la TVA, les collines, le raton-laveur, la junk-food, le golden gate, le climat méditerranéen, l'immense terrain de sport de l'université, le tri sélectif des ordures, le chien qui portait un tutu, la table de ping-pong au milieu du salon de la colocation, l'océan Pacifique, les gens qui envahissent les cafés avec leurs MacBooks pour réviser leurs partiels, les styles vestimentaires bobo extravagants, les restos bio, les fruits secs improbables qu'on achète au supermarché du coin, le BART (équivalent local du RER), les vendeuses qui te demandent comment tu vas, le réflexe Amex plutôt que Visa, le brouillard, les belles voitures, les bus électriques, les billets de 1$, la couleur du ciel au coucher du soleil, le financial district de SF vu en arrivant de Berkeley par bus sur le pont.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TK_ttyJgkxI/AAAAAAAAAlQ/FS7FHL7jd1w/s1600/P1020149.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TK_ttyJgkxI/AAAAAAAAAlQ/FS7FHL7jd1w/s200/P1020149.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5525896638618440466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Merci encore Rémi de m' avoir accueillie !&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3746718610630726449?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3746718610630726449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/de-berkeleysan-francisco-je-retiendrai.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3746718610630726449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3746718610630726449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/de-berkeleysan-francisco-je-retiendrai.html' title='De Berkeley/San Francisco, je retiendrai...'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TK_ttyJgkxI/AAAAAAAAAlQ/FS7FHL7jd1w/s72-c/P1020149.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-6081110750011972862</id><published>2010-10-06T04:26:00.004+02:00</published><updated>2010-10-10T00:21:11.560+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='usa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><title type='text'>Welcome to America</title><content type='html'>Je vais tacher de mon mieux de vous faire revivre comme si vous y étiez ma première visite du pays de l'oncle Jack. Les détails seront peut-être dans le désordre et certains accents circonflexes feront défaut en attendant que je maitrise ce nouveau clavier.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je suis arrivée sur le continent Nord-Américain par Miami. Exit les voitures de luxe et les immeubles sur l'océan, j´ai eu à peine le temps de récupérer ma correspondance aérienne. Entre temps j´ai fait connaissance avec les services d´immigration à l'entrée du territoire, ceux qui prennent tes empreintes digitales, les dix, plus une photo de toi, et qui te demandent ce que tu viens faire aux Etats-Unis, et t´envoient te faire fouiller les bagages quand tu viens de Colombie. Le bon coté est que tout du long ils te parlent espagnol, comme s´ils savaient d'avance que tu viens d´Amérique Latine...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Puis je suis arrivée en Californie, dans un terminal qui ressemble à tous ces terminaux de vols internes que l'on voit dans les films et les séries, et j'ai pris un RER sauce américaine avant de débarquer à Berkeley.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ai-je regardé trop de films et de séries américaines ? Suis-je un pur produit de la mondialisation, élevée au Coca et au Mc Do, écoutant du Rock et portant du Levi's ? Toujours est-il que je n'ai pas eu de surprise particulière ici, si ce n´est quelques détails sur lesquels je reviendrai. Une fois la barrière de la langue franchie, tout fonctionne à peu près comme je m'y attendais. Les gens roulent à droite, les Escalators aussi et la voie rapide est celle de gauche. Dans les transports en commun, on laisse descendre les passagers avant de monter. Bref rien de bien dépaysant dans cette culture américaine que je ne connaissais qu´à la télé. Mais San Francisco et Berkeley, c'est une autre histoire !!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-6081110750011972862?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/6081110750011972862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/welcome-to-america.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6081110750011972862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6081110750011972862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/welcome-to-america.html' title='Welcome to America'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3616472774608424752</id><published>2010-10-02T20:25:00.004+02:00</published><updated>2010-10-02T20:29:21.413+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='san francisco'/><title type='text'>Good Morning San Francisco</title><content type='html'>Un court message pour confirmer que je suis bien arrivée à San Francisco, où je rends visite à un de mes anciens colocs qui a bien voulu m'accueillir malgré ma demande très tardive !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus précisément il réside à Berkeley, avec deux autres étudiants. Berkeley c'est le nom de la grande université, mais aussi de la ville qui l'accueille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref je n'ai qu'un accès restreint à Internet, donc je vous laisse, mais tout va bien et il fait beau !! plus de texte et d'images à mon retour !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3616472774608424752?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3616472774608424752/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/good-morning-san-francisco.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3616472774608424752'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3616472774608424752'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/good-morning-san-francisco.html' title='Good Morning San Francisco'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5670331752551330431</id><published>2010-09-30T15:43:00.002+02:00</published><updated>2010-09-30T15:45:40.717+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bogota'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='avion'/><title type='text'>Update</title><content type='html'>Un ptit coucou de l aeroport de Bogota.&lt;br /&gt;Je suis arrivee ici hier, il faisait moche, comme souvent ici (temps gris et pluie), mais dans quelques heures le climat devrait etre bien different ! Vous ne savez pas encore ou je vais. Bon je peux (presque vous le dire) : la mon avion s envole pour Miami. Et ce n est pas ma destination finale !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bisous bisous et a bientot !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5670331752551330431?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5670331752551330431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/update.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5670331752551330431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5670331752551330431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/update.html' title='Update'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-8324562087086483683</id><published>2010-09-29T05:35:00.005+02:00</published><updated>2010-09-29T14:57:08.566+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='off'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='avion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Congé !</title><content type='html'>J'interromps mon récit sans fin pour revenir à des choses plus concrètes : je suis "envoyée en congé".&lt;br /&gt;Peut-être ai-je omis de le mentionner, notre rotation a changé ici et je bénéficie maintenant de 7 jours de congé tous les 21 jours travaillés (avant c'était 6 jours pour 24). Ces jours, on ne peut pas vraiment les choisir, ils dépendent de l'activité, et aussi d'un ordre de rotation. Bref là j'ai appris lundi que demain c'est mon tour, même si je savais depuis un moment  que mes congés étaient imminents (sans jusque là avoir de date fixe cependant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gros souci c'est de trouver que faire de ce temps libre, et avec qui ! Ça peut paraître absurde, mais quand on y réfléchit, être en terre étrangère en vacances seul, c'est pas spécialement ce qu'il y a de plus sympa. J'ai sondé les gens autour pour voir qui serait susceptible d'être aussi en congé, pour aller voir à quoi ressemble les Caraïbes, ou autre chose. Mais comme on travaille tous dans la même boîte, on est soumis aux mêmes aléas des congés, et je ne sais toujours pas qui serait en mesure de se joindre à un tel périple !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref tout ça pour dire qu'en cette fin d'après-midi j'ai arrêté de tergiverser, pris une décision, sondé les intéressés, et acheté mes billets d'avion. Demain après-midi, je retourne à Bogotà, et pour la suite, vous verrez bien, inchallah ;-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TKK48XIm8iI/AAAAAAAAAlI/qz_tBjr99i8/s1600/billet-avion.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TKK48XIm8iI/AAAAAAAAAlI/qz_tBjr99i8/s320/billet-avion.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5522179440251433506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-8324562087086483683?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/8324562087086483683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/conge.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/8324562087086483683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/8324562087086483683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/conge.html' title='Congé !'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TKK48XIm8iI/AAAAAAAAAlI/qz_tBjr99i8/s72-c/billet-avion.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2498489578929485664</id><published>2010-09-26T03:21:00.009+02:00</published><updated>2010-10-16T07:42:59.534+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><title type='text'>Un soupçon d'ici (2)</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  color: rgb(38, 29, 57); line-height: 18px; font-family:Verdana, Geneva, sans-serif;font-size:13px;"&gt;[suite de ce &lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/un-soupcon-dici-1.html"&gt;message&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"   style="  color: rgb(38, 29, 57); line-height: 18px; font-family:Verdana, Geneva, sans-serif;font-size:13px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;En entendant le nom de notre hôte de ce soir, les passants nous indiquent sans hésiter une direction. Un GPS n'en aurait pas fait autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;span style="font-style: italic;"&gt;casa&lt;/span&gt; de notre ami est petite, mais cossue. C'est la maison de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mama&lt;/span&gt;, un  savant mélange de passé et de présent, de moderne et de désuet, un  joyeux gourbi plein de couleurs et de convivialité, qui ne doit d'être  confortable et toujours debout qu'au climat clément de la région.&lt;br /&gt;Les murs sont en briques rouges, de l'extérieur comme de  l'intérieur, semblables au jour où ils ont été bâtis. D'ailleurs les briques qui serviront  sans doute à achever la construction sont disposées dans deux coins de la pièce principale, en piles plutôt larges et à hauteur de coude, formant des meubles de fortune. Une tôle ondulée fait office de toit. Aux murs sont accrochés des photos  d'enfants, deux casques de moto et le gilet orange fluo serti du numéro  d'immatriculation du bolide qui va de pair, un casque de vélo, un miroir  rectangulaire un peu usé, que l'on dirait sorti d'un film en noir et  blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le meuble de fortune, en retrait, on distingue un mini PC  portable qui joue des tubes colombiens, et  une autre photo d'enfant, au  milieu d'un cadre aux finitions approximatives, en bambou, tel que ces  cadeaux que l'on nous fait confectionner à l'école primaire pour la fête des  mères, que notre maman garde toute sa vie plus pour nous faire plaisir  que pour la valeur artistique ajoutée à la décoration de son intérieur.  Trônent aussi des objets aléatoires tels qu'un bloc note, quelques  crayons, et quatre gros cylindres de bambou, percés de trous à diverses hauteurs,  comme s'il s'agissait d'instruments à vent. J'apprendrai plus tard  qu'il s'agit d'un prototype de chaise en bambou, dont notre hôte a  lui-même dessiné le modèle, car il a pour projet de monter sa boîte de  confection de meubles originaux en bambou. Il a déjà commencé avec  d'autres objets, expliquera-t-il en brandissant le cadre dont l'arrière a été coupé dans du carton, et qui reposait en fait sur la table non sur un pied, qui n'a pas encore été taillé, mais en équilibre sur deux tiges métalliques recouvertes de plastique vert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette  pile de briques fait triple emploi puisqu'elle marque également la séparation entre  la pièce principale et le coin cuisine. Sur une table siègent quelques  marmites, tandis que d'autres ustensiles pendent au mur : à côté de la  râpeuse kitsch vert fluo, la cuiller grand format en téflon et le  marteau pilon traditionnel en bois. Sur une autre table placée à angle  droit, a été installée la gazinière, une double-plaque électrique de  camping, sur laquelle deux poêles cuisent déjà le dîner de ce soir, une  en téflon et une sans manche, noire de graisse et pleine d'huile, cette  juxtaposition résumant parfaitement le mariage cavalier des tendances,  époques et moyens de ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;home sweet home&lt;/span&gt; colombien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne  cherchez pas l'évier, il est dehors, ainsi que les sanitaires et la  douche, dans la petite cour derrière la maison. C'est là que vit aussi la  poule domestique, chagrine depuis le suicide de sa sœur, par obésité volontaire. Le deuil ne l'empêche pas de manger cela dit, elle est d'ailleurs en bonne passe  de rejoindre sa frangine au paradis des cocottes, nous dit le maître des  lieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2010/10/un-soupcon-dici-3.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2498489578929485664?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2498489578929485664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/un-soupcon-dici-2.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2498489578929485664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2498489578929485664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/un-soupcon-dici-2.html' title='Un soupçon d&apos;ici (2)'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5979505262217306186</id><published>2010-09-25T06:40:00.008+02:00</published><updated>2010-10-09T07:07:24.820+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><title type='text'>Un soupçon d'ici (1)</title><content type='html'>&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Aujourd'hui je souhaite vous plonger dans ce pays qu'est la Colombie, juste le temps d'une escapade, histoire de partager avec vous un peu de cette culture qui m'entoure, de ce que je vois, perçois et ressens, à défaut de vous la faire découvrir en vrai (avis aux amateurs je devrais avoir la première semaine d'octobre de libre, si voulez la version 3D de ce post, c'est l'occasion !).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;D'abord fermez les yeux, et oubliez ce qui vous entoure. Le bureau, le boulot, le bruit des collègues autour, la maison, la grisaille. Exit.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout est noir à présent autour de vous et silencieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une musique se fraie un chemin jusque vos oreilles...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord les percussions et leur son rythmé et régulier. Pi-pa-poum-poum Pi-pa-poum-poum-paf (bis) Puis à cette toile de fond se mêlent tour à tour les trompettes et les cordes. La voix du chanteur retentit à son tour, sonnant comme un instrument de musique à part entière, qui lie le tout dans cet air de salsa qui semble venu tout droit du bord de mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mer il n'y en a point. Pourtant dans l'air règne cette langueur propre aux stations balnéaires, cette chaleur moite et presque salée. Seules l'odeur de l'iode et la brise marine manquent, et leur absence nous rappelle que nous sommes au milieu des terres. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tierra caliente&lt;/span&gt; on dit ici, pour se référer au climat, puisqu'il n'y a pas vraiment de saisons auxquelles se rattacher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ouvre les yeux, dans un taxi local, sans compteur mais avec un indicateur de vitesse, avec ceinture de sécurité à l'arrière mais sans point pour la boucler. Il passe devant quelques boutiques : une épicerie digne de mes souvenirs balnéaires tunisiens, avec des bouées et des dauphins gonflables en devanture ; quelques restaurants où l'on peut distinguer le ketchup et la mayonnaise sur les tables des clients, non dans les bouteilles aux formes traditionnelles, mais dans ces pochettes molles typiques ici, ces recharges économiques et supposément écologiques, pareilles à une brique de lait dont on aurait déplié les rebords pour en retirer le volume, dans une matière entre aluminium et plastique et dont le bouchon se visse dans le coin. On voit d'autres restaurants maintenant, avec de grandes poêles occupées à frire veau, vache, cochon, couvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJ65-Zwpe7I/AAAAAAAAAk4/02CXey4KHnM/s1600/salsa-con-mayonesa.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 163px; height: 207px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJ65-Zwpe7I/AAAAAAAAAk4/02CXey4KHnM/s320/salsa-con-mayonesa.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5521054674920766386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;On tourne dans une petite rue, on s'éloigne de la grande artère et des devantures, pour se retrouver au milieu des riverains, qui annexent allègrement la rue à leurs domiciles. Pas sûrs de l'adresse exacte, nous voilà interrogeant les passants, qui n'y comprennent rien, soit pas plus que nous, à cette histoire de transversales, diagonales, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;carreras&lt;/span&gt; et autres numéros des rues de leur quartier, construit au petit bonheur la chance, vraisemblablement sans plan ni cadastre. "Vous cherchez qui ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/un-soupcon-dici-2.html"&gt;à suivre&lt;/a&gt;]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5979505262217306186?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5979505262217306186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/un-soupcon-dici-1.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5979505262217306186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5979505262217306186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/un-soupcon-dici-1.html' title='Un soupçon d&apos;ici (1)'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJ65-Zwpe7I/AAAAAAAAAk4/02CXey4KHnM/s72-c/salsa-con-mayonesa.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2592057455636218905</id><published>2010-09-22T18:50:00.004+02:00</published><updated>2010-09-23T03:17:59.280+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='completions'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Un an déjà !</title><content type='html'>Il y a un an jour pour jour, j'étais assise devant un PC, à Paris, en train de rédiger le premier article de ce blog que vous lisez. Je rentrais du Royaume-Uni où je venais de passer mon dernier entretien pour le métier que j'exerce aujourd'hui ! Dehors il pleuvait, c'était le début de l'automne et du temps gris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rêvais d'avoir un casque pour Noël, de partir loin, j'appréhendais les nuits blanches et les responsabilités, je ne savais de ce métier que ce que m'en avaient dit les gens qui l'exerçaient que j'avais rencontrés : beaucoup de boulot, peu de sommeil, mais un nombre de films au compteur imbattable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je suis devant un autre PC, en Colombie. Dehors il fait chaud, et il pleut de moins en moins, on entre peu à peu dans la saison sèche je crois, et j'en suis à mon dixième mois de beau temps consécutif, je le sens de l'intérieur, et je crois que ça se voit à l'extérieur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je travaille depuis à peine plus de sept mois, je pense quand même déjà pouvoir faire la part des choses, et ce qui est sûr, c'est que l'on ne m'avait pas menti ! Du boulot il y en a, même si je trouve que je ne vais pas sur le terrain autant que je le souhaiterais (mais ça, ça dépend de l'activité). Du sommeil, quand je suis sur le terrain, j'en manque, même si le reste du temps je peux dormir correctement - bien que le réveil à 6h30 soit quelque chose qui psychologiquement me fait énormément souffrir. Enfin je n'ai pas vu beaucoup de films ici, et encore moins lorsque je suis sur le terrain. Je suppose que cela dépend du segment dans lequel on travaille, car mes amis qui forent, eux, passent en effet leur vie à regarder des films (pendant qu'ils forent justement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du reste être une fille sur le terrain est singulièrement plus facile qu'on ne me l'avait dit. Cela, j'en suis sûre, dépend aussi du pays où l'on est et de l'équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJqqXDal0PI/AAAAAAAAAkw/GX0ao3tvn9I/s1600/P1010758.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 180px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJqqXDal0PI/AAAAAAAAAkw/GX0ao3tvn9I/s320/P1010758.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5519911606326513906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je pense donc pouvoir affirmer, un an plus tard, que je ne regrette pas mon choix, et je remercie qui de droit d'avoir exaucé mon vœu. En plus je pense avoir eu beaucoup de chance, que ce soit le segment au sein duquel je travaille, le pays où je vis, ou l'équipe avec laquelle je partage mes journées. Toujours est-il que je suis heureuse le matin en me levant, et pleine de gratitude tous les soirs en me couchant.&lt;br /&gt;Je n'ai pas eu mon casque blanc pour Noël dernier, mais il semble que ce soit prévu pour cet hiver. Si tout se passe bien il fera beau, et je serai sur le terrain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joyeux anniversaire S Comme...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2592057455636218905?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2592057455636218905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/un-deja.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2592057455636218905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2592057455636218905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/un-deja.html' title='Un an déjà !'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJqqXDal0PI/AAAAAAAAAkw/GX0ao3tvn9I/s72-c/P1010758.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3081525290533265433</id><published>2010-09-18T02:41:00.007+02:00</published><updated>2010-09-20T03:17:00.313+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><title type='text'>Going social</title><content type='html'>Quand je suis arrivée à Barranca, dans ma tête je m'échouais dans la ville la plus paumée du monde habité, et rien ne me donnait envie de partager ma frange de temps libre, déjà trop mince à mon goût - puisque je n'ai pas de weekend, avec des collègues de la base. Et pour une raison que je ne saurais m'expliquer, tout me poussait à m'isoler, et à parler ou sourire le moins possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exit donc la personne que vous connaissiez en Tunisie ou en France, ici à Barranca j'étais plus terne que l'ombre de moi-même. Je portais en permanence ce masque que peu d'entre vous connaissent, qui m'accompagnait à l'époque  dans les transports en commun en Tunisie (ou dans la rue, passée une certaine heure) :  yeux rivés au sol, traits fermés, yeux froncés. Je m'efforçais de passer le plus inaperçu possible, de me déplacer furtivement et de ne saluer personne. Alors que j'étais souvent celle qui organisait les sorties, et qui proposait régulièrement des événements socio-culturels dans ma vie précédente, ici je m'appliquais à refuser systématiquement les invitations de ma colocataire, en créant le premier précédent la veille de mon départ pour la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;school&lt;/span&gt;, en juin dernier (&lt;a href="http://esse-comme.blogspot.com/2010/06/colombiana.html"&gt;souvenez-vous&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or depuis mon retour&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt; ici, je me fais peu à peu à l'idée que Barranca est mon assignation géographique, et ne rêve plus spécialement de retourner à Bogota, même si je serais ravie de le faire, pour retrouver mes colocataires, qui ont fait l'acquisition d'une wii après mon départ, et retrouver cette belle ville et les amis que j'y ai laissés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'intègre donc peu à peu à la vie en société ici, ce qui laisse entendre que j'ai adouci mon comportement ; cela m'a d'ailleurs valu cette récente confidence sur ma manière d'être, comme quoie j'étais "féroce" auparavant, même si je préfère croire que j'étais "juste" farouche (ce qui n'est déjà pas anodin) et que du reste je le demeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJaGwP1f63I/AAAAAAAAAko/Gn29u0lzlFQ/s1600/feroce-278113.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 265px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJaGwP1f63I/AAAAAAAAAko/Gn29u0lzlFQ/s400/feroce-278113.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5518746556831886194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, je fais des efforts. Maintenant je salue les gens que je croise à la base, même si je ne les connais pas, et même si du coup je dois les saluer une bonne quinzaine de fois par jour à présent, vu que (cf. article précédent) j'ai la mémoire vive de Dori du monde de Nemo. Autre pas en avant,  je déjeune et discute avec des gens autres que ceux strictement de mon segment. Non que j'étais sectaire, mais avant l'occasion ne s'était présentée que très rarement. Maintenant je m'efforce d'assister aux événements mondains de la vie de la base, et me suis même laissée enrôler dans l'équipe de volley ball !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref je redeviens moi même, c'est plutôt bon signe non ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3081525290533265433?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3081525290533265433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/going-social.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3081525290533265433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3081525290533265433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/going-social.html' title='Going social'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJaGwP1f63I/AAAAAAAAAko/Gn29u0lzlFQ/s72-c/feroce-278113.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7445837504483764362</id><published>2010-09-15T04:09:00.007+02:00</published><updated>2010-09-18T02:29:04.664+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><title type='text'>Quatre</title><content type='html'>C'est le nombre de cases de mémoire vive qu'il me reste. Parce que depuis que je dois communiquer en espagnol en temps réel, mon cerveau a réquisitionné de force tous mes clusters inactifs (et les autres) pour leur assigner des nouveaux mots, et a empiété sur la ram.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors maintenant impossible pour moi de retenir aucune combinaison de plus de quatre éléments ni, fait plus notable, aucun numéro de plus de quatre chiffres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le code d'entrée d'un immeuble : raté. C'est pas très grave, ici il n'existe pas de codes d'entrée, tout marche aux vigiles flanqués à l'entrée des immeubles qui reconnaissent les visages des locataires et surtout des intrus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon numéro de carte de séjour : encore raté. Là c'est un peu plus gênant, même si on dirait pas comme ça, mais en fait ici le numéro de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cédula&lt;/span&gt;, ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cédula extranjera &lt;/span&gt;pour nous&lt;span style="font-style: italic;"&gt;,&lt;/span&gt; est comme un sésame qu'on te demande trois cent douze fois par jour. À la caisse du supermarché comme au restau ou lors d'une formation de survie aux incendies, ce numéro de six chiffres est la réponse à tous les problèmes de la vie quotidienne, et croyez-moi, si vous avez le malheur d'utiliser votre carte comme antisèche, non seulement ça se verra mais en plus ce sera du plus mauvais effet sur votre crédibilité. Imaginez ce que vous penseriez de quelqu'un qui regarde sa carte d'identité pour vous donner sa date de naissance... Eh bien ici c'est pareil pour le numéro "d'immatriculation" de chaque individu. Donc non seulement j'ai l'air d'une étrangère un peu cruche sur les bords (ou sourde, ou les deux), mais en plus j'ai l'air d'avoir usurpé l'identité d'une autre. Jolie réputation !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon numéro de téléphone : GROS FAIIIIIIL.&lt;br /&gt;Pour les Colombiens, il existe un numéro plus important que tous les numéros de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cédula&lt;/span&gt; réunis, il s'agit de celui qui fait que l'on a une vie sociale, le numéro de téléphone portable, voire les numéros, car ici il n'est pas improbable d'avoir autant de portables qu'il existe d'opérateurs, pour bénéficier de toutes les offres alléchantes du marché et surconsommer à souhait. Le téléphone est comme je le disais une condition &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sine qua non&lt;/span&gt; à la vie en société sur place. Il règne ici une paresse de la planification telle que le portable apparaît comme la seule option viable. On fait quoi ce soir ? Je t'appelle. Trucson est à l'étage ? Attends je l'appelle. J'ai faim - Viens on appelle pour se faire livrer. Si j'ai un problème sur le puits je t'appelle.&lt;br /&gt;Ça c'est le "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;caller side&lt;/span&gt;", pas fondamentalement différent en Europe, quoique : ici, les gens ont banni l'usage des textos, par paresse ou incommodité, je ne sais pas trop, disons plutôt par coutume locale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ici il y a aussi le "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;called side&lt;/span&gt;", déjà plus banal pour ma partition Tunisienne, et franchement incongru pour l'Européenne qui sommeille en moi. Il s'agit de cette tendance (je pencherais plutôt pour le terme "manie") à systématiquement répondre au téléphone, en toutes circonstances, comme s'il s'agissait d'une question de vie ou de mort.&lt;br /&gt;Dit comme ça, ça peut paraître normal, de répondre au téléphone quand il sonne. Oui, j'en conviens.&lt;br /&gt;Mais alors que d'autres s'abstiendraient, les Colombiens répondent quand même :&lt;br /&gt;- quand ils sont en pleine activité physique, genre une main en train de visser un écrou et l'autre en train de maintenir l'outil auquel on visse l'écrou. Pour ceux qui n'arrivent pas à visualiser le téléphone, un indice : les colombiens n'utilisent pas de kit main libre, et ont l'épaule droite franchement excentrée.&lt;br /&gt;- quand ils sont en pleine réunion exceptionnelle avec toute leur hiérarchie (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;n&lt;/span&gt;+&lt;span style="font-style: italic;"&gt;i&lt;/span&gt; avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;i&lt;/span&gt; variant entre 1 et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;N&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;N&lt;/span&gt; étant supérieur strictement à 2)&lt;br /&gt;- quand ils sont sur la route. Lors d'une réunion de sécurité, le gars qui faisait une sensibilisation sur les dangers d'appeler au volant implorait presque l'audience de s'arrêter pour recevoir des appels. Et les gens de se plaindre que ce n'est pas toujours possible de s'arrêter, et que parfois ça dérange plus qu'autre chose ; j'ai timidement tenté de proposer l'alternative où on ne s'arrête ni ne décélère "les gars, juste, répondez pas, ça MARCHE !" mais le son a pas voulu sortir de ma gorge pour des raisons encore obscures.&lt;br /&gt;- quand ils sont aux petit coin. Sans commentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJPJTwjEpNI/AAAAAAAAAkg/GdOR1HcYa_Q/s1600/perro%2520celular.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 286px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJPJTwjEpNI/AAAAAAAAAkg/GdOR1HcYa_Q/s400/perro%2520celular.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5517975309745693906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7445837504483764362?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7445837504483764362/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/quatre.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7445837504483764362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7445837504483764362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/quatre.html' title='Quatre'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TJPJTwjEpNI/AAAAAAAAAkg/GdOR1HcYa_Q/s72-c/perro%2520celular.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5451848721011159871</id><published>2010-09-13T02:27:00.006+02:00</published><updated>2010-09-13T16:23:07.119+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Nouvelle routine</title><content type='html'>Mon quotidien en ce moment s'est sensiblement modifié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis mon retour, je passe plus de temps sur le terrain, où l'activité a repris. J'en suis à 1 job par semaine soit 3-4 jours sur puits par semaine. Ils ne sont pas très loin, ce qui me permet de faire la navette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai le pot de toujours tomber sur le même "rig", comprendre par là les installations fixes (derrick, containers et autres équipements d'alimentation) et  le "rig crew", c'est-à-dire mes potos, ceux qui font entrer les tuyaux dans le puits et qui régulièrement me racontent leur vie, surtout que maintenant ils me croisent fréquemment ! Ah oui, j'omets de préciser que ce rig est réputé être le meilleur d'Amérique du Sud, genre les gars te descendent 34 tubes par heure avec des pointes à 56 les bons jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc le même rig à chaque fois, et maintenant du coup je ne confonds plus le container du company-man et celui de la cafet (nb il n'y a pas de nourriture dans la cafet, c'est juste un container avec la clim des chaises et des tables). Y a quand même un truc qui évolue à chaque fois, c'est la population canine. Leur mode de reproduction relève de la mitose selon moi parce qu'ils étaient 2 y a deux mois, 4 y a une semaine, et sont maintenant 27,4. La partie décimale est pour le ptit chien-rat qui court et aboie partout, et la partie entière, pour la meute d'autres énormes cerbères qui sont "inoffensifs", me rabâche-t-on... Oui sauf que le chien-rat passe sont temps à les exciter en essayant de les mordre ou de jouer à saute-moutons sans leur demander avant, puis il les lâche sur moi et ça donne lieu à des scènes d'humiliation personnelle à propos desquelles je ne m'épancherai pas davantage ici, sous les yeux incrédules de mes "potos" qui au lieu de chasser les clebards crient de loin "t'inquiète ils sont inoffensifs". Je suis toujours intimement convaincue que les chiens sont des mangeurs de femmes et pour preuve : où sont passées les autres membres du sexe faible sur ce foutu rig ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a les siestes-éclair dans le pick-up. La bouche ouverte, des lunettes de soleil en guise de masque anti-projo, la tête renversée parce qu'il n'y a pas de coussin, les pieds tordus, les bras tordus, le cou tordu, les ronflements intempestifs du coéquipier, le bruit du moteur, la clim' à fond qui te congèle parce que le sang coule naturellement à 34 degC dans tes veines (c'est d'ailleurs pourquoi tu ne transpires jamais), l'odeur de la nourriture qui envahit peu à peu le pick-up, les boîtes en cartons qui traînent un peu partout, les pochettes de jus et autres paquets de chips.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TI2HwqlE51I/AAAAAAAAAkM/qXD71kIc78s/s1600/P1010820.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 287px; height: 215px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TI2HwqlE51I/AAAAAAAAAkM/qXD71kIc78s/s200/P1010820.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5516214388731995986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Qui dit sieste-éclair dit longues nuits de travail, et dit surtout sommeil retardé,  voire annulé, comme les RER B les jours de grève. Alors l'humeur elle aussi est comme les jours de grève, au début. Mais avec le temps, à la fatigue mentale s'ajoute la lassitude physique, celle qui fait que tu sens le poids de tes bras, que tu ris de tout et de rien, que tu n'as plus ni la force de marcher, ni celle de manger, ni parfois même de dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce je vais aller compter les moutons !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5451848721011159871?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5451848721011159871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/nouvelle-routine.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5451848721011159871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5451848721011159871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/nouvelle-routine.html' title='Nouvelle routine'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TI2HwqlE51I/AAAAAAAAAkM/qXD71kIc78s/s72-c/P1010820.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-335949643906415192</id><published>2010-09-07T18:28:00.002+02:00</published><updated>2010-09-14T04:36:07.581+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><title type='text'>Quand la musique est bonne</title><content type='html'>J'ai sans doute déjà parlé du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vallenato&lt;/span&gt;, ce doux son d'accordéon mené par une voix mi-crécelle mi-hippopotame-en-rut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est jamais de trop d'en remettre une couche. D'autant que mes coéquipiers se sont mis en tête de jouer les mécènes. Une petite explication s'impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vallenato&lt;/span&gt;, c'est LE style musical par excellence en Colombie. Cette musique, bien que venant de la côte, enchante aussi bien &lt;span style="font-style: italic;"&gt;paisas&lt;/span&gt; (les gens du terroir) que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;costeños&lt;/span&gt; (ceux des régions côtières des Caraïbes) avec des chansons à texte, sans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;s&lt;/span&gt;, parce que je ne suis pas sûre qu'il change d'une chanson à l'autre. Les chanteurs sont plutôt connus localement, mais ne roulent pas sur l'or pour autant. Ils sont organisés en troupes, qui peuvent être invitées aux événements sociaux de la vie quotidienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour par exemple, plus précisément la dernière fois que j'étais allée sur un puits en juin, mes coéquipiers ont payé une troupe, pour venir, vers minuit, exécuter un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;live&lt;/span&gt;, à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;staff house&lt;/span&gt;, de ce que nous écoutions en boucle à l'atelier. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;True Story&lt;/span&gt; [même si la photo n'est pas contractuelle].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TIW35kgk6DI/AAAAAAAAAkE/VjoZMZXX500/s1600/GRUPO+VALLENATO.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TIW35kgk6DI/AAAAAAAAAkE/VjoZMZXX500/s400/GRUPO+VALLENATO.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5514015518465779762" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Aujourd'hui ces mêmes coéquipiers vont plus loin. Leur nouveau projet et de soutenir financièrement une troupe. Moi ça m'a pas spécialement parlé, alors j'ai demandé des détails. Ils m'ont répondu ce qui suit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le principe est simple : tu leur donnes des sous et eux ils te dédient une chanson. Dit comme ça, oui ça paraît simple. Moi dans ma tête tu leur donnes de quoi s'acheter un sandwich et avant de chanter au mariage de Jaime et Rosis ils disent merci à bibi et ils enchaînent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait non. Le principe, certes simple, est quand même plus évolué, n'oublions pas que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vallenato&lt;/span&gt; c'est la musique du pays. Donc en fait l'hommage il se fait en studio, au moment d'enregistrer la chanson, plus précisément pendant la chanson, généralement au tout début, en guise d'intro. L'hommage devient alors indélébile, le mécène rentre dans l'histoire du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vallenato&lt;/span&gt;, et pour peu que la chanson ait du succès, il est propulsé star nationale par alliance, pour l'éternité.&lt;br /&gt;Forcément, le chèque gracieusement offert par le mécène doit être à la hauteur de la récompense. Il s'agit généralement de plusieurs centaines de milliers de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pesos&lt;/span&gt;, soit plusieurs centaines d'euros quand même...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là mes coéquipiers sont partis sur une base de 500$ pour faire dire "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;al equipo de complicación de barrraaaaaanca&lt;/span&gt;" ce qui veut dire en gros "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;big up à la team Complicayshieun live from Barranca wesh wesh&lt;/span&gt;" [parce que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;complishieun&lt;/span&gt;, le nom de notre segment, ça sonnait trop dur à faire répéter par le chanteur.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin bref, pour vous faire patienter en attendant l’œuvre qu'on aura financée [qu'ils auront, moi j'ai dit que je payerais seulement en échange de la reconversion du chanteur en berger muet en charge de lamas péruviens], je vous renvoie vers le &lt;a href="http://www.elvallenato.com/top15/"&gt;top 15&lt;/a&gt; local, histoire de vous mettre au goût du jour !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-335949643906415192?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/335949643906415192/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/quand-la-musique-est-bonne.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/335949643906415192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/335949643906415192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/quand-la-musique-est-bonne.html' title='Quand la musique est bonne'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TIW35kgk6DI/AAAAAAAAAkE/VjoZMZXX500/s72-c/GRUPO+VALLENATO.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-8675241590497278047</id><published>2010-09-06T14:19:00.006+02:00</published><updated>2011-01-10T03:53:56.477+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='colombie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><title type='text'>Eso es Kolombia</title><content type='html'>Les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt; ont la vie dure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flash-back, fin Août, à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais avec des connaissances, en train de répondre aux questions typiques que l'on me pose quand on apprend que je vis en Colombie : Ingrid, drogue et kidnapping. Hé ho relax, la Colombie c'est tranquilou, pépère, chevere que je réponds, exagérant à souhait pour les faire taire parce que sinon je sentais qu'on allait entrer dans un débat en cul-de-sac du genre "Twix ou Snickers". Je leur ai dit que je ne m'étais jamais sentie menacée dans la rue, ou tout du moins jamais plus qu'ailleurs sur la planète. Car, pour ceux qui l'ignorent encore, je suis une flippée de la vie, et je m'imagine déjà la tête fracassée contre le bitume baignant dans un mélange de cervelle, de sang et de bouts de chair avec quelques éclats d'os parsemés ici et là, chaque fois que quelqu'un qui marche dans l'autre direction sur le trottoir met la main à la poche. Ah oui et je suis une grande fan de Dexter, ça alimente mon imagination...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors retour au monde réel, et là, en réponse à ça, j'ai eu droit à une belle pèche : "A oué ? b1 ptet k c paske tu fè pa etrangR lol xptdr"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gars, ni une ni deux, il me lâche ça texto, enfin à l'oral - mais j'ai cru bon de le retranscrire en mode T9-kikoo-lol parce que ça a tendance à mieux faire passer la bêtise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mec, t'as cru que les Colombiens avaient des têtes d'arabes ?! Ou alors peut-être que Colombie, Chili, Arabie, Tunisie, tout ça ça se finit en -I donc les gens doivent se ressembler, pareil ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref et quand je lui ai dit que non, les Colombiens n'avaient pas plus des têtes d'Arabes que des têtes d'incas, genre le sorcier dans Les Sept Boules de cristal, il est tombé des nues. Quand j'ai ajouté qu'il y avait d'ailleurs pas mal de gens très blancs de peau, et pas mal de blonds, là il a cru que je me foutais de lui... Et pourtant non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TIWVH5W1SAI/AAAAAAAAAj8/1or1pPkoBnc/s1600/393422.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 282px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TIWVH5W1SAI/AAAAAAAAAj8/1or1pPkoBnc/s400/393422.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5513977281673250818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;De la même façon, les Africains ne sont pas tous noirs, comme mes compadres colombiens se plaisent à le croire. Aujourd'hui encore j'ai eu droit à des yeux ronds d'un collègue incrédule quant à mon africanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt; ont la vie dure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Benetton...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-8675241590497278047?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/8675241590497278047/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/eso-es-kolombia.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/8675241590497278047'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/8675241590497278047'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/eso-es-kolombia.html' title='Eso es Kolombia'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TIWVH5W1SAI/AAAAAAAAAj8/1or1pPkoBnc/s72-c/393422.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-7327313191729622928</id><published>2010-09-05T02:43:00.005+02:00</published><updated>2010-09-05T03:36:40.352+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><title type='text'>Des souris et des hommes</title><content type='html'>Je crois que y a des souris qui vivent ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TILwCpDXUcI/AAAAAAAAAj0/-D1Qy0tYMiE/s1600/17471917.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TILwCpDXUcI/AAAAAAAAAj0/-D1Qy0tYMiE/s200/17471917.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5513232822025277890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Des souris, ma HANTISE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon je les ai pas encore entendu couiner, mais j'ai des preuves solides. Et puis ce n'est pas de petites souris genre inoffensives dont il s'agit, même si, si vous voulez mon avis, les souris ne sont jamais inoffensives, non, mais plutôt d'espèces de monstres voraces qui ont dû muter des suites de contaminations diverses à force de boire l'eau du Rio Magdalena, qui comme chacun sait, recueille allègrement les déchets de la raffinerie du coin depuis des temps immémoriaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons-en aux souris, et aux preuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord il y a eu le frigo. Chaque fois que j'y entrepose des trucs, ben ils disparaissent. Mais genre brusquement, clairement comme si une famille de souris les avaient bouffés. Des tranches de poulet, une brique de lait, du pain. Oui vous devez croire que je suis folle de mettre mon pain au frais. Eh bien figurez-vous que déjà je ne le laissais plus dehors à cause des fourmis qui rôdaient. Là j'arrive à cours d'imagination,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a plus troublant. Je crois qu'elles crèvent la dalle ces souris, genre sous-nutrition, parce qu'en une après-midi, elles se sont tapé une pile de fringues posées sur mon lit. Genre une pile de 15 fringues quand même, et PROPRE, attention elles allaient pas s'intoxiquer en mangeant des habits venant droit d'un puits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'ai un peu pitié, je pense à leur acheter un énorme fromage, histoire de les réhabiliter dans le monde des souris qui ne s'en prennent pas à des vêtements 73% acrylique - 17% nylon, y a de quoi y laisser sa rate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou alors y aller à la Full Metal Jacket et les massacrer toutes, une à une, et les regarder mourir dans une agonie aussi lente que sanglante. Après tout s'il faut choisir entre une horde de souris affamée et une pile de mes T-shirts dont chacun recèle une précieuse histoire, je ne vais pas longtemps hésiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou, dernière option... En fait non, il n'y a pas d'autre option. Je vais bouffer des miettes et des fourmis, et me vêtir de mon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;coverall&lt;/span&gt; noir de boue, en attendant de fomenter un plan solide, et de me racheter à manger, à boire et à porter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-7327313191729622928?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/7327313191729622928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/linvasion.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7327313191729622928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/7327313191729622928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/linvasion.html' title='Des souris et des hommes'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TILwCpDXUcI/AAAAAAAAAj0/-D1Qy0tYMiE/s72-c/17471917.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-1730950154099419142</id><published>2010-09-04T04:05:00.003+02:00</published><updated>2010-09-04T04:26:02.337+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>Message à caractère informatif</title><content type='html'>Juste une petite note pour vous signaler que je suis toujours vivante, que j'ai fini mon job mais y ai perdu le peu d'horloge interne qu'il me restait, à coup de siestes de 30 minutes sur un siège passager de camionnette. Je n'ai plus de notion du jour ni de la nuit, et ai faim en permanence. Mais je suis bien vivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est difficile de se couper du monde à nouveau, je me rends compte à présent que la dernière fois je m'en étais accommodée. Là il faut tout recommencer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce je vais aller faire une sieste. Choubidous les boudinous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-1730950154099419142?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/1730950154099419142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/message-caractere-informatif.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1730950154099419142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1730950154099419142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/09/message-caractere-informatif.html' title='Message à caractère informatif'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2853295185109124715</id><published>2010-08-31T20:44:00.001+02:00</published><updated>2010-09-01T04:34:33.434+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='barranca'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='field'/><title type='text'>La reprise</title><content type='html'>Après des heures à poireauter dans des aéroports, après des heures à essayer de dormir dans des avions, après des heures à traîner des énormes valises, je suis de retour à Barranca.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville me paraît moins chaude, j'ai l'impression qu'on est en automne en quelque sorte, les gens ne transpirent plus comme des bêtes tout autour ; je dis les gens car je ne transpire pas moi, jamais, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;simple fact&lt;/span&gt;, j'ai limite envie d'enfiler une petite laine pour sortir et je n'ai plus besoin de choisir entre la chaleur ou le tapage nocturne de la clim' pour dormir puisque j'aurais presque besoin d'une couette. Pour info on est à 30 degC et 75% d'humidité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est du retour en Amérique latine, la transition est rude. Google me nargue en étant repassé en espagnol, tandis que j'ai calé quelque part entre le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;franpagnol&lt;/span&gt; et le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;spanglish&lt;/span&gt;. J'ai eu envie de pleurer en entendant les premières notes de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vallenato&lt;/span&gt; à l'atelier (c'est d'autant plus dur après un weekend de festival de rock), mais heureusement les avocats locaux sont là pour me redonner l'espoir de vivre, enfin quand j'aurai mis la main dessus au supermarché !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'appart' s'est vidé, nous ne sommes plus que deux à y vivre, j'ai à présent une chambre pour moi toute seule, avec armoire (ce n'étais pas le cas avant). J'ai retrouvé ma douche &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cold-water-only&lt;/span&gt; et compte bientôt exiger l'eau chaude à mes chefs : prendre une douche froide par 30degC c'est un truc à me refiler la crève d'emblée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de mon absence l'activité s'est densifiée et je pars dès demain pour un puits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tout de suite, il me reste encore à me ré-acclimater à mon fuseau horaire, alias "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;no man's land&lt;/span&gt;" et à dormir, après une longue journée de reprise passée debout à travailler à l'atelier. Souriez, c'est la rentrée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TH22rpooBOI/AAAAAAAAAjk/JgQocLq-XZQ/s1600/bonne-rentree-1.gif"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px; height: 142px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TH22rpooBOI/AAAAAAAAAjk/JgQocLq-XZQ/s200/bonne-rentree-1.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5511762379998233826" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2853295185109124715?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2853295185109124715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/la-reprise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2853295185109124715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2853295185109124715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/la-reprise.html' title='La reprise'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TH22rpooBOI/AAAAAAAAAjk/JgQocLq-XZQ/s72-c/bonne-rentree-1.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5234609510533848385</id><published>2010-08-30T07:00:00.003+02:00</published><updated>2010-08-30T07:09:38.606+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='madrid'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='divers'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='avion'/><title type='text'>entre deux vols</title><content type='html'>Je suis dans ce grand hall d'aéroport, qui a le mérite d'être presque accueillant avec son haut plafond orange et sa vue panoramique sur un beau ciel bleu estival, mais ne dispose toutefois pas du wifi, ou plutôt si, mais à un prix que je ne veux pas payer le jugeant exorbitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pour m'occuper, trop fatiguée pour lire et pas assez pour m'assoupir, je regarde les gens autour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines personnes oublient parfois le sens de l'expression "espace public" et laissent, à mon plus grand amusement, transparaître un pan du "moi secret" coutumièrement dissimulé avec soin par chacun de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que des gens dorment profondément, en position fœtale, sur des sièges mi-nylon mi-métal, d'autres s'affairent à avaler un sandwich &lt;span style="font-style: italic;"&gt;jamón-queso&lt;/span&gt;, plus comme s'il en relevait d'une question de vie ou de mort que pour savourer un mets des plus communs en terre ibérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça me fait penser à cet épisode d'hier soir, dans le métro parisien. Autre décor, autre population, même constat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ligne 10, plus remplie que d'habitude, du coup moins intimiste à mon goût, mais c'est une autre histoire. Le métro avance, de sa cadence mesurée, au rythme des ouvertures de portes et coups de klaxon de leur fermeture, éclairant les passagers de ses traditionnels néons blancs jaunasses transformant le plus travaillé des bronzages en un vulgaire teint blafard maladif. Les usagers sont là, assis amorphes, repensant à la plage et à l'été qui s'achève, ou préparant dans leur tête la liste des courses du soir, ou juste là physiquement, ayant éteint leurs neurones par économie d'énergie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est à Mabillon, et le klaxon retentit, marquant la fermeture imminente des portes. Personne n'y prête aucune attention, c'est à peine s'il nous fait encore mal aux tympans ce bruit pourtant franchement hideux, et dont l'auteur - on m'a raconté qu'il y avait un labo qui inventait tous les sons qu'on entend en train ou en métro - devait être un sadique psychopathe. Et comme l'écho de ce son est sur le point de tomber sous notre seuil auditif, une dame surgit de l'escalier du quai. Elle aussi, pendant qu'elle descendait cet escalier, elle a entendu cette sirène, mais au lieu de céder à l'appel de la prudence et de capituler en se disant qu'elle avait loupé le métro, ses instincts primaires en ont décidé autrement, la poussant dans un sprint guépardien, entre cet escalier pourtant à angle droit avec le passage menant au wagon et la porte, béante, menaçant de se refermer brutalement d'une seconde à l'autre. Je le vois dans la flamme qui a surgi dans ses yeux, cette femme veut à tous prix rentrer dans le métro. Plus rien ne compte tout autour, et sa course se transforme en une lutte épique contre le temps. Elle défie le conducteur du métro, les portes métalliques, et ce sous les (rares) regards des voyageurs de la rame.&lt;br /&gt;Elle bondit dedans, manque de se casser la gueule contre la fenêtre de la porte d'en face, rapport à toute la force cinétique qui l'habite encore et qu'elle n'a pas encore commencé de dissiper sous forme d'effet joule, pour le plaisir olfactif à venir de ses voisins de sièges, mais elle s'en fout, elle est dedans. Elle a réussi son coup, elle y est, grand pied de nez non pas seulement au métro, mais à la vie, à l'humanité tout entière, à l'univers. Elle a réussi et elle l'affiche à travers un énorme sourire, de ceux qu'on ne peut réprimer, comme si elle avait des crampes au niveau des zygomatiques. Bref la gêne de s'être montrée sous un jour peu flatteur, celle liée au fait qu'elle respire à présent comme une machine à vapeur pour retrouver son souffle, celle de s'être vautrée et d'avoir manqué de se retrouver à quatre pattes, et celle de transpirer comme un bœuf après cet effort herculéen, toutes ces gênes cumulées n'y changent rien : elle est dedans et ne reverra plus jamais les gens autour !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5234609510533848385?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5234609510533848385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/entre-deux-vols.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5234609510533848385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5234609510533848385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/entre-deux-vols.html' title='entre deux vols'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2500346263584077741</id><published>2010-08-29T02:00:00.000+02:00</published><updated>2010-08-29T04:19:19.308+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='avion'/><title type='text'>Trois petits tours et puis s'en vont</title><content type='html'>Voilà les vacances s'achèvent et c'est déjà l'heure de la rentrée des classes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais toujours impatiente de la rentrée des classes, pour découvrir les nouvelles têtes, les nouveaux profs. Là disons que de la nouveauté il ne devrait pas y en avoir beaucoup, même si l'activité semble en plein essor à Barranca.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne brûlons pas les étapes et savourons ce dernier jour de congé. D'ailleurs aujourd'hui amis, musique, soleil et bonne humeur étaient de la partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/THnB47re-7I/AAAAAAAAAjc/kGPn-eK9q3o/s1600/P1010712.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 150px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/THnB47re-7I/AAAAAAAAAjc/kGPn-eK9q3o/s200/P1010712.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5510648802901425074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je réalise que beaucoup s'y sont perdus dans les méandres de ma trajectoire estivale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bref résumé :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Fin juin, ma formation a débuté à Abu Dhabi, pour s'achever début août.&lt;br /&gt;De là j'ai eu droit à trois semaines de vacances. Après un long week-end passé à Paris je me suis envolée quinze jours pour revoir mes proches à Tunis puis suis revenue à Paris ce jeudi. Et c'est déjà fini...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quitte à me répéter (pour certains), je partage un bout de la chanson qui me trotte en tête depuis que j'ai découvert la musique des Naive New Beaters (pas plus tard que cet après-midi), particulièrement à-propos...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Each town that I go&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Go, it's time to go&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2500346263584077741?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2500346263584077741/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/trois-petits-tours-et-puis-sen-vont.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2500346263584077741'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2500346263584077741'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/trois-petits-tours-et-puis-sen-vont.html' title='Trois petits tours et puis s&apos;en vont'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/THnB47re-7I/AAAAAAAAAjc/kGPn-eK9q3o/s72-c/P1010712.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-6735979160909093541</id><published>2010-08-23T06:18:00.007+02:00</published><updated>2010-08-23T07:38:44.409+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><title type='text'>Noces de mi-coton</title><content type='html'>Ça y est, j'ai passé le cap des six mois en tant que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;field engineer&lt;/span&gt; ! Et pourtant je suis ici à me la couler douce à Tunis, qui l'eût cru...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine prochaine je repars pour le Nouveau Monde commencer l'acte II de cette aventure. Mais avant faisons le bilan de cette première partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense pouvoir affirmer que je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer ces six premiers mois. Il m'est arrivé de me sentir seule, davantage du fait d'un décalage horaire vraiment pas pratique que du fait humain puisque je vis en colocation et travaille en équipe. Esseulée serait peut-être le terme qui convient pour décrire cet état que j'ai connu parfois, où l'on sent que personne ne nous donne signe de vie, que l'on vit dans une autre dimension et que l'on n'en sortira peut-être plus jamais, en tous cas on ne sait ni quand ni comment...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je suis partie, mon enthousiasme était voilé d'un soupçon d'appréhension. Pas parce que je partais dans un pays où je ne maîtrisais ni la langue ni les us, non, bizarrement ça je ne m'en souciais pas le moins du monde, parce que sinon j'aurais pris la peine de réviser ma conjugaison et mon vocabulaire plutôt que de regarder des films des années 60. Non cette appréhension était plutôt due aux gens que je laissais derrière moi, à tous mes proches et amis qui allaient poursuivre le cours de leurs existences sans plus que je ne fasse partie de leur quotidien. Ils allaient évoluer, passer à autre chose, changer, et moi j'allais être le témoin impuissant de ces métamorphoses, loin de tous, oubliée, croyant que j'allais rester celle que j'étais et que quand je reviendrais, je serais au même point qu'à mon départ et n'aurais plus aucun repère ni balise, ni dans cette future ville anglaise où il me faudra m'installer, ni chez mes proches retrouvés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui je sais, ça tournait au scénario catastrophe dans ma tête et en plus c'était purement égocentrique. Enfin bon je mets au défi quiconque s'apprête à s'en aller vers l'inconnu pour une durée indéterminée et un retour vers un autre inconnu de penser à la beauté du geste et à son prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et avec ce premier retour six mois après mon départ, un constat s'impose : j'avais tort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes amis n'ont pas profité de mon absence pour déménager, changer de tête et de personnalité. Ils sont restés eux mêmes. Bien sûr ils ont évolué : certains se sont mariés, d'autres ont changé d'emploi ou en ont trouvé un, mais pas de changement drastique, propre à changer nos rapports, qui fasse qu'on ne rie plus des mêmes choses ou que l'on ne trouve plus rien à se dire. Ma famille elle non plus n'a pas attendu mon départ pour vider ma chambre et la transformer en séjour, puisque ça fait un moment qu'ils l'avaient fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quant à moi, eh bien mine de rien j'ai changé. Plus que je ne l'imaginais, mais plus aussi je pense que ceux que j'ai laissés. Je ne saurais pas expliquer en détail en quoi j'ai changé, mais parfois j'écoute une conversation, souvent sur un voisin, ou une connaissance d'école, et je me dis qu'avant j'y aurais pris part, mais là elle ne m'intéresse pas, elle me semble à des années lumières de moi. Et tandis que les gens autour parlent, je me fais cette réflexion et prends conscience que je m'éloigne, pas à pas, inévitablement. Partir loin m'a fait me focaliser sur mes priorités, me concentrer sur les gens que je veux garder pour toujours dans mon cœur. Les voisins et les connaissances peuvent aller au diable, ils ne m'intéressent plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou alors, autre situation. Parfois j'aimerais sortir un mot qui ferait rire pile dans ce contexte. Mais il est en espagnol et ferait rire en Colombie, pas ici, ou alors il faudrait expliquer ce mot, qui bien sûr n'a aucun équivalent en français ou en arabe, alors pourquoi parler. Et en me faisant cette réflexion pendant qu'autour les autres continuent la conversation sans se douter de mon monologue intérieur, je me sens soudainement ailleurs, loin des miens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/THIIpdZ2tEI/AAAAAAAAAjI/fEIlaB3f4a8/s1600/L%27Etranger.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 395px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/THIIpdZ2tEI/AAAAAAAAAjI/fEIlaB3f4a8/s400/L%27Etranger.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508474802588267586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Voici donc tout le problème de l'Étranger. Réussir à s'adapter à l'environnement local de telle sorte que l'on cesse d'être traité d'étranger, c'est ce que l'on s'échine à faire, par défi, par facilité aussi pour certains. Combien d'étrangers m'ont dit se sentir Colombiens et envisagent d'y faire leur vie ? Tirer un trait sur le passé et tout recommencer, voilà leur mantra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi je ne veux tirer de trait sur aucun passé. Mon passé c'est ma richesse, et je le cultive, sans pour non plus vouloir tirer un trait sur l'avenir, qui sera un jour un autre joyau de mon trésor. Alors il faut s'adapter, sans pour autant perdre sa spécificité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à mesure que l'on réussit le tour de force, on s'éloigne de ce qu'on était, et de ceux qui étaient ainsi. Inexorablement, se différencier des siens un peu plus chaque jour ; nager vers le grand large sans savoir si une berge nous attend en face ou si l'on pourra revenir au moins vers notre rivage un jour ; courir le risque de ne plus rencontrer personne qui nous comprenne de manière complète, voici les appréhensions qui m'accompagnent alors que je me prépare une fois de plus à fermer une valise que je n'ai pas défaite depuis fin novembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avenir nous le dira...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-6735979160909093541?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/6735979160909093541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/noces-de-mi-coton.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6735979160909093541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/6735979160909093541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/noces-de-mi-coton.html' title='Noces de mi-coton'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/THIIpdZ2tEI/AAAAAAAAAjI/fEIlaB3f4a8/s72-c/L%27Etranger.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-8911854540859354903</id><published>2010-08-21T21:57:00.005+02:00</published><updated>2010-08-22T03:09:12.704+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='divers'/><title type='text'>Les matinales</title><content type='html'>Y a un truc qui m'agace la nuit (au petit matin serait plus correct, étant restée calée sur GMT -5). Un ptit machin qui fait du bruit.&lt;br /&gt;Petit mais alors tout tout rikiki mais du boucan il en fait comme un géant.&lt;br /&gt;Là-haut dès qu'il se réveille il tape, il cogne, il s'agite pour se sentir exister, pour attirer l'attention, et pour se faire nourrir, impotent qu'il est...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a essayé de faire comme s'il n'existait pas, de le traiter avec dédain. Dédain, des clous ! Le seul résultat c'est d'horribles cernes et une migraine qui t'empoisonne le reste de la journée, en plus de la faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Changement de stratégie, on a tenté de l'épouvanter, et là on y est pas allé de main morte. Si les fantômes existent, leurs manifestations, c'est une panacée à côté des coups de chaise assénés au plafond dans un accès de folie par Hildegarde, cette créature de nature si douce d'ordinaire - sauf quand on l'empêche de dormir, dont j'ai la joie de partager la chambre.&lt;br /&gt;Le bruit cesse. Le sommeil nous gagne. On y croit, Hildegarde semble même s'échauffer la luette. Fausse alerte, le parasite à l'étage reprend de plus belle, accompagnant ses percussions d'un orchestre bucco-nasal... Si au moins c'était un chien, il hurlerait pas à la mort comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion, Sartre avait presque raison : l'enfer, c'est les enfants des autres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/THB4X749baI/AAAAAAAAAjA/hYooxzoWOEI/s1600/grincheux.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 360px; height: 360px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/THB4X749baI/AAAAAAAAAjA/hYooxzoWOEI/s400/grincheux.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508034696883039650" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-8911854540859354903?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/8911854540859354903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/les-matinales.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/8911854540859354903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/8911854540859354903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/les-matinales.html' title='Les matinales'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/THB4X749baI/AAAAAAAAAjA/hYooxzoWOEI/s72-c/grincheux.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-1258362670747895617</id><published>2010-08-18T23:06:00.001+02:00</published><updated>2010-08-19T04:20:08.841+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='souvenirs'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='divers'/><title type='text'>quand je serai grande, je serai...</title><content type='html'>En ce moment je réfléchis pas mal (pas de mauvaise blague, je vous ai à l’œil) à ces petits détails de la vie qui modifient le cours de notre existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, on ne s'en rend pas tout de suite compte, mais des années plus tard, on y repense, en essayant d'analyser ce qui fait qu'on est soi-même et pas le voisin, ce qui a engendré nos tics, névroses et autres tocs, ou au contraire a permis de nous les épargner...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons clairs, je ne vais pas commencer à divulguer ces quelques petits défauts, de toute manière trop rares pour faire l'objet d'un post entier bien qu'ils contribuent  pour beaucoup à mon charme. Allons à l'essentiel et à ma profession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois avoir suffisamment mentionné que je travaillais sur des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rigs&lt;/span&gt; en chaussures de sécurité, casque de chantier et bleu de travail tout sale. La question de départ s'impose d'elle-même : quel peut être ce traumatisme qui a transformé la petite fille que j'étais en camionneuse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Récit d'un "destin"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;D'aussi loin que je me souvienne, mes parents, par sens pratique, avaient l'habitude de me faire couper les cheveux coupe "garçonne". Le "e" à garçon, c'est ma mère qui l'a ajouté, c'était supposé me convaincre que c'était quand même féminin. Mon père, lui, essaya plutôt de me prendre par les sentiments en me persuadant qu'il trouvait ça très joli, très féminin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis je suis entrée à l'école primaire, les cheveux à peine plus longs, ne dépassant jamais le "carré sauvage", coupe alors au top de sa popularité, qui a aussi eu au passage le mérite de me sauver du "carré Mireille" qui me poursuivait depuis la fin des années 80 (avec preuves à l'appui). Avec l'école primaire, ma mère décida d'introduire les pantalons jean dans ma garde-robe. Croyez-moi j'ai lutté. Quelque chose au fond de moi me faisait détester cette toile de lin bleu ainsi que ce vêtement abominable qu'est le pantalon, que Katharine avait eu le malheur de rendre à la mode cinquante ans plus tôt en osant prétendre qu'il était plus confortable. Mais quand a-t-on vu qu'un pantalon était plus confortable qu'une jupe, voire qu'une ROBE ?! messieurs, essayez, vous adopterez, tout le monde arabe s'y est déjà mis... Tout à l'inverse, après quelques années de combat acharné, je me suis moi-même fait au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;blue jean&lt;/span&gt; qui ne m'a presque plus jamais quittée depuis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux épisodes peuvent expliquer un penchant pour les domaines/matières traditionnellement réservés aux garçons, mais ils cachent la partie immergée de l'iceberg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet élément je l'avais oublié, et me le suis rappelé hier, par la force combinée de toute la fratrie (qui va encore m'en vouloir d'avoir tout raconté sur ce blog, en insistant sur cette phrase) qu'il m'est donné de fréquenter pendant mes congés. Dans un exercice conjugué de nos mémoires respectives, nous avons exhumé un souvenir du dédale de notre enfance : ma poupée. Fait surprenant, ce n'était pas une Barbie. On avait le vague souvenir que c'était la sœur de Barbie, mais on en avait oublié le prénom. Spiky ? Skippy ? Non, c'était Skipper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma poupée Skipper, enterrée vivante sous les décombres des jouets de notre enfance quelque part dans le débarras, avait tout compte fait la même place dans ma mémoire, jusque hier soir. Elle était plus petite que Barbie et complètement plus jeune ou bien moins formée en tous cas, elle portait du plat contrairement à sa grande sœur,  avait les cheveux moins lisses, la peau moins claire et les traits moins fins. Bref dans mon référentiel de l'époque, c'était "Barbie Pareil mais en Moins Bien", mais je l'adorais malgré tout, car elle était plus faible, moins connue, et moins gâtée par la nature (c'est mon petit côté Mère Teresa), et puis c'était Skipper, la Petite Sœur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGyRfFvRTpI/AAAAAAAAAi4/dvpndbrNJsc/s1600/8032_35.JPG"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 225px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGyRfFvRTpI/AAAAAAAAAi4/dvpndbrNJsc/s400/8032_35.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5506936407669690002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Et ce détail rend le tableau limpide. Que peut-on présager d'une enfant qui à six ans trouve que Barbie se la pète trop et entretient son capital varices à se pavaner comme ça sur la pointe des pieds, qu'elle se maquille à la truelle et ferait mieux de s'occuper de sa sœur au lieu de jouer la majorette ? Non mais je vous le demande... Dès les premières années de ma vie, mon destin était scellé, même si je l'ignorais jusque l'été dernier !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-1258362670747895617?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/1258362670747895617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/quand-je-serai-plus-grande-je-serai.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1258362670747895617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1258362670747895617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/quand-je-serai-plus-grande-je-serai.html' title='quand je serai grande, je serai...'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGyRfFvRTpI/AAAAAAAAAi4/dvpndbrNJsc/s72-c/8032_35.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3741748246337690136</id><published>2010-08-17T23:14:00.001+02:00</published><updated>2010-08-18T01:07:44.334+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='school'/><title type='text'>L'Arabie - séance de rattrapage (3)</title><content type='html'>Par la force des choses, chacun a tendance à rester avec les gens qu'il  connaît déjà, du coup je me suis retrouvée naturellement avec des gens  d'Amérique Latine pendant ma &lt;span style="font-style: italic;"&gt;school&lt;/span&gt;, et d'être catégorisée chilienne, bien que j'ignore à quoi m'a été due cette étiquette.&lt;br /&gt;Pourtant avec le temps j'ai eu l'occasion de rencontrer des gens du monde arabe aussi, si si !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais d'abord très curieuse de rencontrer des Libyens, sans doute à  cause de la réputation qu'ils ont en Tunisie. Car il faut savoir que la  Libye est à la Tunisie ce que la Belgique est à la France, je n'en dirai  pas plus pour ne pas jouer les arroseurs arrosés, mais vous saisissez  l'idée. Il faut savoir aussi que le dirigeant libyen est un personnage  récurrent des blagues tunisiennes, et je voulais confronter les mythes à  la réalité, dans ma quête perpétuelle de la Vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien j'en ai eu pour mon argent ! Loin de moi l'idée saugrenue de  généraliser, sur un sujet aussi délicat que celui de la réputation du pays du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_vert_%28Kadhafi%29"&gt;Livre Vert&lt;/a&gt;,  histoire de ne pas me mettre à dos mes propres concitoyens,  mais en tous cas les ressortissants libyens que j'ai rencontrés n'ont  rien à envier à leur voisins Tunisiens. Ils ont la même tête, plus ou  moins le même accent, une lucidité politique confondante et par-dessus  le marché ils rient des mêmes blagues sur leur pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGsVip7I-3I/AAAAAAAAAiw/r0u0jSqhWDo/s1600/libye.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 274px; height: 182px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGsVip7I-3I/AAAAAAAAAiw/r0u0jSqhWDo/s400/libye.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5506518654504205170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Puis j'ai rencontré des Koweïtiens aussi.Il y a une chose à savoir sur eux. Deux en fait : la première est qu'ils adorent leur pays ; la seconde est qu'ils se qualifient de peuple joyeux. Ils adorent témoigner de leur joie, en chantant, où qu'ils soient - dans la rue, à la cantine, en plein dans un taxis où ils adorent taper la discut' au chauffeur et lui demander (de manière insistante si besoin est) de mettre de la musique orientale, quand bien même le chauffeur ne parle pas arabe et préfère la musique style Bollywood - et, fait notable, en applaudissant. Si les applaudissements étaient une épreuve olympique, on tiendrait notre champion : il se dit que les Koweïtiens se rassemblent en groupes de percussions, lors de leurs fêtes ou parfois dans la rue, pour donner lieu à des explosions de liesse applaudissantes. Où est la vérité ? je vous laisse vous faire votre propre opinion !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis les Émiratis...&lt;br /&gt;Combien de légendes urbaines existent à propos des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Men in White&lt;/span&gt; et leur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Women in Black&lt;/span&gt;. Il paraît qu'ils sont payés pour vivre. On dit même que les hommes peuvent épouser plusieurs femmes, qu'ils reçoivent une rente dès lors qu'ils épousent une Émirati pour première épouse, et d'autres récompenses pour chaque nouvel enfant. Ou est la vérité ? je ne le saurai peut-être jamais... Tout ce qui est sûr, c'est que nulle part je ne les ai vus travailler, si ce n'est aux contrôles d'immigration de l'aéroport, j'en viens même à me demander s'ils existent pour de vrai, n'en ayant rencontré qu'un seul exemplaire, que je soupçonne même de contre-façon, vu qu'il était habillé en civil.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3741748246337690136?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3741748246337690136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/larabie-seance-de-rattrapage-3.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3741748246337690136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3741748246337690136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/larabie-seance-de-rattrapage-3.html' title='L&apos;Arabie - séance de rattrapage (3)'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGsVip7I-3I/AAAAAAAAAiw/r0u0jSqhWDo/s72-c/libye.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-3853873495828947758</id><published>2010-08-14T16:51:00.000+02:00</published><updated>2010-08-14T18:01:44.105+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lecture'/><title type='text'>Ça balance !</title><content type='html'>Aujourd'hui je vais vous parler d'une de mes grandes passions dans la vie, qui permet de marier deux de mes passe-temps favoris : la lecture, et regarder l'écran de mon PC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention mise en abyyyyyyyme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGa9MV_xdiI/AAAAAAAAAiY/b8HXEpq-1tA/s1600/abyme01.gif"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 314px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGa9MV_xdiI/AAAAAAAAAiY/b8HXEpq-1tA/s400/abyme01.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505295614267717154" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lire des blogs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;C'est comme lire le journal, y a des nouvelles tous les jours, sauf que pas toujours. Du coup on essaie de trouver plusieurs blogs et on prie très fort pour que les auteurs se recoupent dans la parution de leur prose, parce que se retrouver avec 15 nouveaux posts un jour et plus rien pour 15 jours, c'est super frustrant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment je suis tombée sur ces blogs ?&lt;br /&gt;Alors d'abord il y a la solution de facilité, c'est quand tes potes [vont à l'étranger et du coup] décident de raconter leurs joies et bobos de la vie quotidienne sur la place du marché public d'Internet. Perso j'ai du mal avec tant d'exhibitionnisme, mais que voulez-vous cette génération Pepsi, elle a plus aucune gêne, ça en devient pathétique, tout fout le camp, c'était mieux avant...&lt;br /&gt;Ahem.&lt;br /&gt;Je disais que c'est la solution de facilité car bien souvent l'adresse est offerte avec l'amitié, comme la surprise au milieu du Kinder. Bon, tout pareil que cette surprise, elle est plus ou moins intéressante, ce sont les aléas du direct. Il faut juste bien choisir ses amis, de préférence des écrivains à succès, et prolixes, c'est toujours plus pratique que les carpes qui refont surface tous les 29 février pour écrire de "plates" excuses sur leur longue absence. Ça balaaaaance. Mais je m'en fous, mise en abyme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;is the answer&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution pas de facilité, c'est quand je vais à la chasse aux blogs, et qu'au bout d'autant de clics de souris aléatoires et fortuits me faisant naviguer d'un blog à l'autre qu'il n'y a de votants pour sauver les ploucos de Secret Story, je tombe sur une perle. Une perle, c'est un blog que j'ai envie de garder précieusement, amoureusement presque, pour me servir tous les jours de l'ambroisie qui en découle et en abreuver ma soif de nouvelles neuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon en ce moment, je sais pas pourquoi, je fais une fixette sur les Ingénieurs Terrain travaillant dans le pétrole. Peut-être est-ce lié à cette tendance perverse que chacun a, d'aller voir chez le voisin comment ça se passe, et se sentir mieux rien qu'en se gargarisant de ne pas être son prochain : avant je regardais Delarue et me sentais mieux juste comme ça, affalée sur le canap à avaler de la presque-télé-réalité, maintenant je piste les FE qui se lamentent dans leur blog de ne pas avoir mangé de "vrai" fromage américain (tout est dans cet oxymore) depuis leur départ d'Éden, il y a trois semaines, et que c'est vraiment trop dur la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;life&lt;/span&gt;, et je me sens tout de suite mieux. Ça balaaaaance. Mais je m'en fous, mise en abyme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;is the answer&lt;/span&gt;! [tiens j'ai déjà lu ça quelque part]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là tout le monde trépide d'impatience et veut des Noms ! Ou plutôt des adresses, puisque de nos jours les blogueurs semblent tenir quelque peu à leur anonymat, ou à leur dignité peut-être ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors on B.A.L.A.N.C.E.&lt;br /&gt;Déjà je tiens à mentionner que je ne balance aucun blog dont je connaitrais personnellement l'auteur, je ne vous livre ici qu'une infime part du gibier de mes chasses. Soyez prévenus aussi, tous ces blogs sont en anglais, fait déplorable au demeurant, qui prive un pan de mon auditoire de textes parfois particulièrement bons, souvent drôles, rarement rasants et toujours personnels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://thisisthediaryoftylerjohnson.blogspot.com/"&gt;Mon chouchou&lt;/a&gt; : un américain qui s'est retrouvé par hasard au Texas, et qui en parle. C'est léger, spirituel, malheureusement les posts sont un peu trop rare à mon goût !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://beccasix.blogspot.com/"&gt;Ma nouvelle source d'inspiration&lt;/a&gt; : une américaine fraichement débarquée en Malaysie, dont l'estomac a du mal à s'adapter à la nourriture locale et les cheveux, à l'humidité ambiante. Une incursion dans la tête d'une demoiselle dont le prisme est tout à fait inédit pour moi, et dont l'acuité dans la description du monde qui l'entoure contraste parfois avec la teneur de certains de ses propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://rlwhitney.blogspot.com/"&gt;Mon Mickaël Vendetta à moi&lt;/a&gt; : une grande gueule américaine qui travaille aux US et raconte à quel point sa vie est géniale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.o-chateau.com/stuff-parisians-like/"&gt;Mon pêché mignon&lt;/a&gt; : ce remarquable blog, unique de la liste non tenu par un FE, écrit en anglais par un Français, décrit avec sarcasme les petites manies des Parisiens. Tout simplement génial !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tout, pour le moment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-3853873495828947758?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/3853873495828947758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/ca-balance.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3853873495828947758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/3853873495828947758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/ca-balance.html' title='Ça balance !'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGa9MV_xdiI/AAAAAAAAAiY/b8HXEpq-1tA/s72-c/abyme01.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2049544964223719715</id><published>2010-08-13T18:53:00.005+02:00</published><updated>2010-08-13T19:27:39.851+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='school'/><title type='text'>Myanmar, à tes souhaits - séance de rattrapage (2)</title><content type='html'>Il est des pays d'Afrique que Pedro le Vénézuelien - promis c'est la dernière fois que je cite mon compère au nom imaginaire - a connu à Abu Dhabi (Il a découvert le Gabon en 2010 comme Colomb, son pays, en 1492). J'ai eu un soubresaut similaire la première fois que j'ai entendu le mot Myanmar. Replaçons-nous en situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Généralement à la cantine, lieu propice aux rencontres des camarades de camarades, par application directe de la transitivité des relations d'ordre, il m'a été donné de discuter avec des voisins de table. Les sujets de conversation, dans le désert, sont, comme l'eau, hautement tarissables. On évite communément le sujet du prénom, parce que d'une, souvent ça fâche de devoir répéter trente-six fois son nom à quelqu'un qui l'écorchera de toutes façons, et de deux ça évite l'hypocrisie de prétendre que l'on se souviendra dudit prénom la prochaine fois que l'on croisera le sus-nommé à la cantine. Le thème de la météo fait long feu, bien qu'il continue de revenir régulièrement, sans doute parce qu'il fait aussi l'unanimité : Ah il fait chaud - Ouais carrément, même qu'il paraît que ça va encore chauffer davantage - Ah ouais ? ahh ok.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGV_Xx2vSQI/AAAAAAAAAiI/Acs0mGt-274/s1600/9782226144416.jpg"&gt;&lt;img style="float: right; margin: 0pt 0pt 10px 10px; cursor: pointer; width: 220px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGV_Xx2vSQI/AAAAAAAAAiI/Acs0mGt-274/s400/9782226144416.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504946166026946818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Donc voilà venu le moment où tu demandes à la personne d'où elle vient, par politesse, pour broder un peu. MYANMAR. Tu penses très fort répondre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;bless you&lt;/span&gt;, mais tu sens que ça ferait un bide, ils comprennent pas toujours mon humour ici, allez savoir pourquoi. Retour sur ce 7 lettres qui doit faire gagner masse de points au Scrabble (c).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit blocage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En deux-tiers de secondes il y a tout un raisonnement qui défile dans ta tête pour comprendre ce qui se passe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première option, Myanmar est un endroit aux US, parce que tu as remarqué que les américains ont systématiquement cette tendance à répondre par le nom de la ville où ils travaillent, comme si le pays allait de soi. "Tyler" qu'ils te répondent la bouche en coeur, avant de préciser "Texas", quand un bon gros "US" t'aurait carrément rassasiée, tu fais dans la politesse, pas un sondage Ifop..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la première option tombe à l'eau, déjà parce que la précision de l'État n'est pas venue, et puis aussi parce que le gars qui vient de dire ça a quand même un accent et une tête pas franchement américains, sans vouloir faire de délit de faciès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième option donc, triste et honteuse : je ne connais pas ma géographie et quand on a appris le nom des pays du monde, j'ai dû somnoler à la lettre M.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je saute alors du coq à l'âne pour sauver la face et parle cantine, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rebound topic&lt;/span&gt; par excellence quand y a un blanc, qui a l'avantage de mettre tout le monde d'accord "Haaan Myanmar, intéressant.. Sinon aujourd'hui c'était presque bon la nourriture, tu trouves pas ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de courir dans ma chambre sonder Wikipedia mon ami, qui m'apprend que ma géographie survivra, mais que mon anglais, lui peut aller se coucher : Myanmar, c'est la Birmanie en anglais. Leçon d'humilité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2049544964223719715?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2049544964223719715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/myanmar-tes-souhaits-seance-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2049544964223719715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2049544964223719715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/myanmar-tes-souhaits-seance-de.html' title='Myanmar, à tes souhaits - séance de rattrapage (2)'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGV_Xx2vSQI/AAAAAAAAAiI/Acs0mGt-274/s72-c/9782226144416.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-2414163894011096954</id><published>2010-08-13T03:34:00.006+02:00</published><updated>2010-08-13T04:24:14.017+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='school'/><title type='text'>From Russia With Love - séance de rattrapage (1)</title><content type='html'>Je vous ai dit que lors de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;school&lt;/span&gt;,  j'avais rencontré des gens de partout dans le monde, mais je ne vous ai  parlé que du Vénezuelien et du Chinois de ma classe, ce qui n'est pas  rendre justice à la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu quand même car je me suis  principalement liée d'amitié avec des Sud-Américains, que ce soit des  Brésiliens (que j'avais pour la plupart rencontré lors de ma formation  initiale à Rio), des Vénézueliens - souvent plus tolérants que  l'échantillon de ma classe, ou des Colombiens pour faire dans la  facilité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vrai pour dépeindre grossièrement le tableau, il y  avait aussi pas mal de Russes, des Australiens, des Arabes et des  Asiatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle escale de notre tour du monde de revue des clichés, back to USSR...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Russes sont reconnaissables en cela qu'ils se  connaissent tous et forment des sortes de gang (je ne tomberai pas dans la facilité du terme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mafia&lt;/span&gt;) ressemblent tous au méchant dans Rocky 4,  avec un regard moins méchant cela dit. Rencontrer tant de Russes permet à  loisir de mesurer l'impact du lavage de cerveau orchestré ces cinquante  dernières années par le monde occidental, guidé par les les États-Unis, envers la puissance bolchévique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'inconscient collectif, la Russie est un bout de banquise à  l'abandon, où les gens boivent de la vodka pour oublier leur déchéance, et parlent avec  une grosse voix en roulant les r.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, de ce que j'en ai vu, il est vrai qu'ils roulent les r  et qu'ils ont une sacrée tendance à avoir la voix grave, mais (faut-il  s'en rassurer ?) eux aussi sont un pur produit de la mondialisation,  portent du Levi's et des Nike (sauf pour ceux chaussés d'un look &lt;span style="font-style: italic;"&gt;casual&lt;/span&gt; sandales+chaussettes autant disgracieux que répandu parmi la communauté russe présente à MLC et ce sans distinction de sexe) et regardent des séries américaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon  le colonel d'Egor, notre Sibérien expatrié au Mexique, où colonel se  rapporte à son chef à l'époque de son service militaire, la  génération Pepsi a ravagé la Russie... Heureusement pour les clichés,  hormis Egor, ils sont toujours aussi fans de vodka !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGSmlFEo4bI/AAAAAAAAAiA/f6vlkMaJBpc/s1600/6307.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 249px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGSmlFEo4bI/AAAAAAAAAiA/f6vlkMaJBpc/s400/6307.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5504707800500593074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-2414163894011096954?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/2414163894011096954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/from-russia-with-love-seance-de.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2414163894011096954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/2414163894011096954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/from-russia-with-love-seance-de.html' title='From Russia With Love - séance de rattrapage (1)'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGSmlFEo4bI/AAAAAAAAAiA/f6vlkMaJBpc/s72-c/6307.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-1155996549408899805</id><published>2010-08-12T15:08:00.003+02:00</published><updated>2010-08-12T15:37:30.373+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='geek'/><title type='text'>Peau Neuve</title><content type='html'>À près d'un an de blog, à bientôt six mois de Tech and Field, je profite de mes congés pour faire évoluer un peu la tête de ce blog comme je changerais la disposition des meubles de ma chambre, si j'en avais une, histoire de varier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est frais, neuf, blanc et bleu, j'espère que ça vous plaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref sur cet intermède inutile, parlons vacances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l'on vive en Europe, en Amérique, en Asie ou ailleurs, tout le monde prend ses vacances en juillet / août. J'ai pu constater ça en apprenant récemment que ma manager en Colombie était en congé, tout pareil que mon instructeur d'Abu Dhabi (vous savez, j'étais à l'école en Asie il y a moins d'une semaine), et que tous les amis que je n'ai pas vus à Paris...&lt;br /&gt;Pour ce qui est des gens vivant en Europe, à la limite, je peux comprendre, ce sont les seuls mois d'été de l'année, encore que personnellement je préfèrerais avoir deux mois d'été en Europe puis des vacances en hiver au soleil plutôt que de griller mes vacances inutilement en été et devoir subir l'hiver, mon boss et le métro le reste de l'année, mais cela n'engage que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche pour les gens chez qui il fait chaud toute l'année, et qui n'ont pas d'enfant (d'ailleurs, scoop : les vacances d'été ne sont pas partout en juillet/août), pourquoi les dates de 5-20 août reviennent-elles dans toutes les bouches ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup quand on se retrouve comme moi, à avoir des vacances à cette période, sans l'avoir vraiment choisi, eh ben on rate beaucoup de ses amis, partis gambader comme trois quart des travailleurs, partout ailleurs que là où ils devraient être, non mais !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-1155996549408899805?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/1155996549408899805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/peau-neuve.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1155996549408899805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/1155996549408899805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/peau-neuve.html' title='Peau Neuve'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-4076920119529360169</id><published>2010-08-10T13:04:00.004+02:00</published><updated>2010-08-10T15:32:46.964+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paris'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tunis'/><title type='text'>Retour aux sources</title><content type='html'>Salut les champinous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai quitté ma villégiature émirati pour l'Europe, le temps d'un superbe weekend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 5h, Paris...&lt;br /&gt;La sonnerie familièrement discordante du RER résonne dans mes oreilles  tandis que j'essaie d'organiser mes valises et mes pieds dans le  compartiment de ce wagon vide qui m'emporte déjà vers un frais matin  parisien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas m'en aller, je voudrais pouvoir m'imaginer que je ne suis  jamais partie, que j'habite ici, que je passe mes weekends à flâner au  luco, mes soirées à hanter les cinémas d'art et d'essai du quartier  latin, mes journées à déambuler dans les rues de la capitale. Les nuages  maussades, la pluie triste et les riverains bougons ont déserté la  ville qui chante leur départ et célèbre leur absence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors j'ai couru et j'ai marché, j'ai profité de la ville, de mon quartier, sans trop m'éloigner. Une terrasse de café, une pièce de théâtre, un ciné. Pas de Paris Plage pour moi, mais j'ai noté que je m'étais tout de même désintoxiquée les neurones. À présent je m'arrête de marcher quand je prends un escalator, je marche lentement et, comble du comble, m'arrête pour contempler les bâtiments, pour prendre une photo, ou juste pour admirer la vue et profiter de l'instant. Je transcende Paris, prends le bon et laisse l'hiver et le métro bondé à ses habitants, maintenant je prends des ticket T, comme Touriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin du weekend, on boucle la valise, aéroport, avion, retour à mon quotidien, je falsifie ma montre une fois encore pour remonter le temps. Une heure seulement, il y a du progrès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et me voilà en Afrique.&lt;br /&gt;C'est fou comme la mémoire humaine peut être malicieuse. Je suis de  retour chez mes parents, et voilà que mes neurones me font le coup de  l'amnésie partielle. C'est comme ça à tous les coups, dès que j'atterris  sur un territoire connu, j'oublie d'où je viens, le passé proche, et  tous les souvenirs accumulés depuis la dernière fois où j'y étais et je  recommence là où je m'étais arrêtée, comme si de rien n'était.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je  suis partie en hiver, c'est l'été à présent, ellipse climatique bien  banale dans un pays où il n'y a que deux saisons effectives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je  suis de retour et en famille, et prête à savourer mes premiers congés,  qui prennent la même saveur que tous mes étés, procurant un fil  conducteur dans la discontinuité, très confortable et fort agréable à  vrai dire, pour cette première année d'exil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGEjicVn6nI/AAAAAAAAAhs/ry8p5Ftwv-w/s1600/jasmin-blanc.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 291px;" src="http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGEjicVn6nI/AAAAAAAAAhs/ry8p5Ftwv-w/s400/jasmin-blanc.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503719294252870258" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mais cessons de rédiger et allons en profiter !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-4076920119529360169?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/4076920119529360169/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/retour-aux-sources.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4076920119529360169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4076920119529360169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/retour-aux-sources.html' title='Retour aux sources'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TGEjicVn6nI/AAAAAAAAAhs/ry8p5Ftwv-w/s72-c/jasmin-blanc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-4284325722546584321</id><published>2010-08-02T18:57:00.004+02:00</published><updated>2010-08-02T19:17:34.364+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='abu dhabi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='school'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='avion'/><title type='text'>Guess Who's Back!</title><content type='html'>Les boudinous, j'ai décidé de quitter les Émirats. Comme ça. Ça faisait un moment que ça me trottait, le désert c'était pas trop mon truc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que voilà, moi j'ai tout de suite su que je m'en irais, et dès le début je soupçonnais que ce serait pour bientôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc jeudi minuit, bye bye l'Asie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(oui bon je sais en vrai c'est la fin de ma school, mais je me plais à croire que je m'en vais par l'action de ma propre volonté, alors faites juste l'effort de ne pas me contredire.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour des posts plus charnus il faudra attendre que tous les grains de sable logés entre mes deux oreilles daignent se faire reconduire à la frontière, et j'ai bon espoir (et une confiance aveugle en les services d'immigration de Besson).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-4284325722546584321?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/4284325722546584321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/guess-whos-back.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4284325722546584321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/4284325722546584321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/08/guess-whos-back.html' title='Guess Who&apos;s Back!'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-5012741157872757601</id><published>2010-07-31T23:00:00.008+02:00</published><updated>2010-08-01T07:04:22.630+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humeur'/><title type='text'>Mademoiselle a fait S</title><content type='html'>Alors voilà, j'ai rebondi plusieurs fois récemment sur un bijou du web, dont je ne divulguerai pas le lien parce que je suis convaincue que leurs auteurs se gonflent l'ego en en comptant l'audimat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce site est un pseudo blog genre ultra travaillé, un truc où tu dois payer un CDI juste pour le design et les petits croquis de filles super trop stylées disséminées ici et là sur le site. En revanche il semble que tout le budget soit passé sur la forme, parce que pour ce qui est du fond, je ne sais pas d'où sort la cruche qui a écrit tout ça, mais si elle a vraiment fait Centrale comme elle le répète, ben c'est pas super flatteur pour l'école. Ou peut-être suis-je jalouse, comme son frère à elle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non sérieusement, j'en ai appris des choses moi, sur ce blog vantant les mérites de Centrale. La première raison pour laquelle j'aurais dû y aller plutôt qu'à sa voisine de concours,  c'est parce que par la suite j'aurais juste eu "trop la classe" en le  disant, et aussi parce qu'il y a plus de quatre fois plus de garçons que  de filles. Ça c'est de la motivation, là du coup je sens que j'ai raté ma vocation...&lt;br /&gt;Je me demande si c'est une vraie élève qui écrit ces articles, parce que moi, si une fille de mon école écrit ça, je la lynche sévère. Je ne peux me résoudre à le croire en fait. Ça ressemble plus à une équipe d'agence de com' du genre de celles qui font ces brochures publicitaires où les photos témoignent systématiquement de la parité et de la diversité ethnique, et où seuls des gens physiquement intelligents et sans bouton ni dent de travers sont représentés... Le genre de jeune cadre dynamique (là je reviens à l'agence de com') qui parle en franglais avec plein d'acronymes, roule en vespa, en scout' ou en mini, et fonde toute sa crédibilité pro sur les apparences, allant de la coiffure au style vestimentaire.&lt;br /&gt;Ou alors c'est juste une centralienne, vraiment très cruche, et dans ce cas moi je VEUX la rencontrer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[mode encore plus gros préjugés enclenché]&lt;br /&gt;parce que déjà dans ma tête quand on écrit tant d'inepties à la phrase, on est forcé de faire des grosses fautes d'orthographe, et puis aussi on peut pas être complètement superficiel comme elle l'est et savoir créer un site web, c'est complètement incompatible ! Alors de là à intégrer centrale !&lt;br /&gt;[fin des préjugés]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà de mon côté, j'ai fait une autre école, et si vous voulez tout savoir les "futées", chez nous y a pleins de geek à boutons ! Et puis y a des filles moches, à moustache, et aux cheveux gras aussi. Dire que t'es superélectricienne, ça te garantit, au mieux, d'être de corvée de changer les ampoules de tous les gens qui te connaissent, et au pire, ... vous préférez pas savoir. Après trois ans de formation, je travaille en bleu de travail, j'ai de la graisse noire sous les ongles en fin de journée, et bien sûr je porte un casque de chantier et des chaussures de sécurité. (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;but deep inside I am still a girl&lt;/span&gt; &lt;3 lol kiss kiss)  Une chose est sûre, chez nous tous ont choisi leur école pour sa formation, ou son classement, ou ses débouchés, ou sa situation géographique, ou sa vie associative, bref des raisons concrètes et tangibles...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TFSZklt-s8I/AAAAAAAAAhk/8vg6aR8OCTI/s1600/pinky_pumped_up_girly_girl_tshirt-p235081834667264486q6xn_400.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 252px; height: 252px;" src="http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TFSZklt-s8I/AAAAAAAAAhk/8vg6aR8OCTI/s400/pinky_pumped_up_girly_girl_tshirt-p235081834667264486q6xn_400.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5500189898805523394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/226636662849254132-5012741157872757601?l=esse-comme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://esse-comme.blogspot.com/feeds/5012741157872757601/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/07/mademoiselle-fait-s.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5012741157872757601'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/226636662849254132/posts/default/5012741157872757601'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://esse-comme.blogspot.com/2010/07/mademoiselle-fait-s.html' title='Mademoiselle a fait S'/><author><name>K</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07552053875329711272</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/__a3OgNNs4R0/TFSZklt-s8I/AAAAAAAAAhk/8vg6aR8OCTI/s72-c/pinky_pumped_up_girly_girl_tshirt-p235081834667264486q6xn_400.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-226636662849254132.post-8797533590240518343</id><published>2010-07-27T10:43:00.005+02:00</published><updated>2010-07-27T18:41:24.133+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie courante'/><title type='text'>Pause</title><content type='html'>Le tour du monde attendra, je fais une pause.&lt;br /&gt;Les soirs ici il n'y a pas grand chose à faire : je n'ai pas apporté de bouquins et la connexion internet est trop lente pour mater des séries . Du coup je dois me rabattre sur la panoplie de films que j'ai à ma disposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon répertoire, il y a un choix fou : film en noir et blanc des années 50 ou film en noir et blanc des années 60...&lt;br /&gt;Ça c'est parce que, quand j'ai créé ce répertoire, j'étais au chômage et qu'il fallait remplir mes longues journées mornes par des passe-temps qui activeraient mes neurones. C'était
