Hier je crois que j'étais complètement dans les vappes car aujourd'hui, en retournant au centre commercial (il faut bien se nourrir dans la vie), j'ai fait de nouvelles découvertes.
Déjà vous ai-je dit que j'habitais au 8e ? Eh bien en fait, il faut savoir qu'ici un étage fait 14 marches, alors vivre au 8e est une notion plus que relative, de la terrasse (oui, il y a une terrasse) j'ai plutot l'impression d'etre au 6e. Bref autre détail bon à savoir : les interrupteurs sontsitués à portée de la main quand on est debout, soit à 50 centimètres du sol je dirais. Je pense que toutes ces différences sont liées à la taille moyenne locale. Les femmes ne dépassent pas 1,60 m, les hommes 1,75 m. Autant dire qu'ici Sarkozy se fondrait dans la population.
Bref revenons-en au mall. Pour y aller, souvenez-vous, je dois traverser deux rues. Eh bien j'ai eu beau chercher, pas de trace de passage pour piétons, ni de feu. Pas de trop gros risque cependant : les voitures, comme le commun de la population ici, ne sont pas pressées.
Nous voilà à présent dans les entrailles de la société de consommation. Aujourd'hui j'ai regardé un peu les boutiques, par curiosité. Il y a vraiment de tout, mais là où j'ai passé le plus de temps, c'était dans une librairie/disquaire. Les livres sont passablement chers (comme partout), mais je pense que quand j'aurai un peu plus de temps, je viendrai en acheter un, parmi les classiques locaux (Allende ou Llosa, je me renseignerai pour choisir).
Ah oui la chose importante que je me devais de reporter, c'est le personnel de sécurité du centre commercial : une équipe de paraplégiques situés tous les 20 mètres. Je ne comprends ni le pourquoi ni le comment, mais il fallait que je vous raconte ca !
Pour ceux que ca intéresse, j'ai mangé un burrito à 2 euros. Non que les fasts foods soient particulièrement bon marché sur place, mais plutot qu'ici, un burrito c'est comme une portion de frites en France (papas francesas en version locale), c'est un accompagnement du plat principal, souvent bien gras et frit...
C'est tout, pour le moment !
Qui suis-je ?
"Me tenant comme je suis, un pied dans un pays et l'autre en un autre, je trouve ma condition très heureuse, en ce qu'elle est libre." - R. Descartes
dimanche 28 février 2010
Let's go to the Mall
Il est temps de vous parler un peu de là où j'habite à présent. Ce sont ces immeubles rouges.
C'est un complexe de logements (pour exaptriés je suppose), ici on appelle ca une staff house. Le complexe est au centre de la ville, dans un quartier appelé Salitre, à 10 minutes en voiture de la base où je travaille. C'est un ensemble d'appartements séparé du reste du monde par des grilles de fer surmontées de barbelés électriques, et avec un accueil gardé 24h/24 par des gardiens. À l'intérieur, plusieurs immeubles disposés autour d'un jardinet avec plusieurs aires pour enfants. Et c'est là que l'on prend conscience d'etre sur une autre planète. J'y ai vu par exemple une fillette de 9 ans faire sans doute un travail scolaire avec grandes affiches, ciseaux et pc portable ; ou deux gamines jouer avec une trotinette à moteur : une espèce de trotinette normale, mais avec des roues tunées de tracteur et faisant un bruit d'avion. Bref welcome chez les expats..
Il y a aussi d'agréables surprises, comme ces petites cloches disposées sur pleins de balcons, ca doit etre un truc traditionnel, en tous cas c'est super agréable car dès qu'il y a un peu de vent, toutes les clochettes se muent en orchestre.
Mon appart est spacieux, et je ne sais pas encore si d'autres personnes y vivent, mais ca en a tout l'air. Je vous en dirai plus prochainement, une fois que j'aurai élucidé ce mystère !

Mais venons-en au fait : le Mall ou centre commercial. Il faut savoir que du salon, j'ai une vue imprenable sur le Gran Estación, le centre commercial du coin, et qu'il me suffit de traverser deux rues pour y etre.
Hier mon estomac criant famine, j'ai bravé tous les interdits et me suis rendue sur place, malgré les vertiges qui m'assaillaient (altitude oblige). En fait mon manager m'avait dit 'si tu as faim, vas là-bas, y a des trucs à manger'. Honnetement, moi je pensais que ce serait un truc du meme style que le Carrefour ou le Géant de Tunis : un batiment sur un étage avec un hyper-marché et quelques boutiques. En tous cas je ne m'attendais certainement pas à ca :

Non seulement il y a des trucs à manger, mais il y a aussi un hyper marché (il faut que je vous raconte l'hyper marché, mais chaque chose en son temps !), deux cinémas, des restos en pagaille : fast foods, mc do, pizzerias, sushis et j'en passe, plein de magasins, un manège pour enfants et surtout une foultitude de de monde partout. J'ai vraiment pas eu le temps de tout repérer, ma priorité étant de manger. J'ai donc foncé sur le supermarché.
Alors là maman, papa, tout le monde, rassurez-vous, ce n'est pas ici que je mourrai de faim ! Entre chips en tous genre, coca-cola en bouteille de 2,5 Litres et autres cochoneries en tous genres, on voit qu'on est en Amérique. Un autre truc fascinant est le rayon fruits : un arc-en-ciel de nouveautés pour moi, que je n'ai pas pu prendre en photo (j'avais juste sur moi mes clés et un peu de cash, de peur de me retrouver dans le Bronx) mais à la prochaine occasion je vous montre ca. J'ai joué la carte safe en ne prenant que des raisins et des pommes, mais je sens que je vais avoir du pain sur la planche si je veux tester toutes ces nouvelles saveurs ! Bref une autre coutume du coin, ce sont les point échantillons. Y en a partout. Pour gouter de nouveaux produits gratuitement, ou tester une marque de fer à friser. Et les gens semblent en raffoler...
C'est un complexe de logements (pour exaptriés je suppose), ici on appelle ca une staff house. Le complexe est au centre de la ville, dans un quartier appelé Salitre, à 10 minutes en voiture de la base où je travaille. C'est un ensemble d'appartements séparé du reste du monde par des grilles de fer surmontées de barbelés électriques, et avec un accueil gardé 24h/24 par des gardiens. À l'intérieur, plusieurs immeubles disposés autour d'un jardinet avec plusieurs aires pour enfants. Et c'est là que l'on prend conscience d'etre sur une autre planète. J'y ai vu par exemple une fillette de 9 ans faire sans doute un travail scolaire avec grandes affiches, ciseaux et pc portable ; ou deux gamines jouer avec une trotinette à moteur : une espèce de trotinette normale, mais avec des roues tunées de tracteur et faisant un bruit d'avion. Bref welcome chez les expats..Il y a aussi d'agréables surprises, comme ces petites cloches disposées sur pleins de balcons, ca doit etre un truc traditionnel, en tous cas c'est super agréable car dès qu'il y a un peu de vent, toutes les clochettes se muent en orchestre.
Mon appart est spacieux, et je ne sais pas encore si d'autres personnes y vivent, mais ca en a tout l'air. Je vous en dirai plus prochainement, une fois que j'aurai élucidé ce mystère !
Mais venons-en au fait : le Mall ou centre commercial. Il faut savoir que du salon, j'ai une vue imprenable sur le Gran Estación, le centre commercial du coin, et qu'il me suffit de traverser deux rues pour y etre.
Hier mon estomac criant famine, j'ai bravé tous les interdits et me suis rendue sur place, malgré les vertiges qui m'assaillaient (altitude oblige). En fait mon manager m'avait dit 'si tu as faim, vas là-bas, y a des trucs à manger'. Honnetement, moi je pensais que ce serait un truc du meme style que le Carrefour ou le Géant de Tunis : un batiment sur un étage avec un hyper-marché et quelques boutiques. En tous cas je ne m'attendais certainement pas à ca :

Non seulement il y a des trucs à manger, mais il y a aussi un hyper marché (il faut que je vous raconte l'hyper marché, mais chaque chose en son temps !), deux cinémas, des restos en pagaille : fast foods, mc do, pizzerias, sushis et j'en passe, plein de magasins, un manège pour enfants et surtout une foultitude de de monde partout. J'ai vraiment pas eu le temps de tout repérer, ma priorité étant de manger. J'ai donc foncé sur le supermarché.
Alors là maman, papa, tout le monde, rassurez-vous, ce n'est pas ici que je mourrai de faim ! Entre chips en tous genre, coca-cola en bouteille de 2,5 Litres et autres cochoneries en tous genres, on voit qu'on est en Amérique. Un autre truc fascinant est le rayon fruits : un arc-en-ciel de nouveautés pour moi, que je n'ai pas pu prendre en photo (j'avais juste sur moi mes clés et un peu de cash, de peur de me retrouver dans le Bronx) mais à la prochaine occasion je vous montre ca. J'ai joué la carte safe en ne prenant que des raisins et des pommes, mais je sens que je vais avoir du pain sur la planche si je veux tester toutes ces nouvelles saveurs ! Bref une autre coutume du coin, ce sont les point échantillons. Y en a partout. Pour gouter de nouveaux produits gratuitement, ou tester une marque de fer à friser. Et les gens semblent en raffoler...
samedi 27 février 2010
Where are you from?
Qui dit déménagement et nouvelles rencontres dit automatiquement faire connaissance. Je vous laisse imaginer mon désarroi face à cette question des plus banales 'd'où viens-tu ?' Logistiquement de France, alors on te demande si tu es Francaise. - Non - alors 'd'ou viens-tu ? Où es-tu née quoi' - et la tu te retrouves à expliquer le comment du pourquoi de la vie sur Terre. J'ai essayé toutes les configurations possibles de réponses, mais comme techniquement j'utilise le passeport rouge, mes parents vivent au pays (du passeport) vert et que j'ai étudié en France, je me retrouve toujours à un moment ou un autre en train d'expliquer aui je suis. Et je ne vous parle meme pas d'expliquer comment se prononce mon nom ! Mais je ne me plains pas. Surtout depuis que j'ai rencontré Egor, le camarade Russe ! Il vient d'un petit patelin en Sibérie, et a quitté le pays pour la première fois samedi pour venir au Brésil. Il a notre age, est marié et attend un heureux événement pour octobre. Jusque là tout va bien, tout le monde est content pour lui. Sauf que Egor, il comprend pas comment ca se fait que nous ne sommes pas mariés à notre age, qu'il serait peut-etre temps de s'activer. Egor en fait ne comprend pas grand chose. Il est très intelligent, ne vous méprenez pas. Ce que je veux dire c'est qu'il a énormément de mal à imaginer que d'autres puissent avoir une autre culture que lui, différentes valeurs. Il faut préciser qu'Egor a jeté sa télé par la fenetre (TRUE STORY, il a dit qu'il avait toujours revé de faire comme dans les films pour voir ce que ca fait une télé heurtant le plancher des vaches avec une accélération non nulle) il y a de cela quelques années et, fait peut-etre plus symptomatique, qu'il a passé ces deux dernières années en tant qu'officier pour son service militaire avec pour seule fenetre sur le monde la Radio Militaire Russe. Pour lui tout ce qui n'est pas conforme à sa norme est moins bien, et c'est là qu'Egor devient énervant. Bref hamdoullah, et merci papa et maman, rien de plus à ajouter !Les autres élèves de la formation étaient tous super sympas, et comme nous étions peu (d'habitude il y a 35-50 personnes plutot), nous avons pu former un groupe bien soudé et apprendre à se connaitre. Nombreux parmi eux ont passé du temps ailleurs, France, Italie, Canada, Australie ou ailleurs, le temps d'un échange scolaire, d'un stage ou de vacances. Humour d'ingénieurs, communication dans un savant mélange d'anglais, espagnol et portugais. Ambiance vraiment cool et c'était dur de quitter tout ce beau monde, d'autant qu'étant la seule en completions, je n'ai aucune chance de les retrouver lors de ma school (qui est spécifique à chaque segment). Heureusement que je pourrai revoir régulièrement les six Colombiens qui sont eux aussi basés à Bogotá, mais vivent chez eux je crois. Tout le monde à Rio m'a dit le plus grand bien de Bogotá, qui passe pour etre la meilleure location de LAM, devant Rio de Janeiro, plus chère et plus risquée aussi : une des coordinatrices sur place s'est fait menacer il y a quelque temps par une personne armée à deux pas de la base.
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