Je suis arrivée hier vers 17h20 à Barrancabermeja, la ville de tous les superlatifs, après avoir bossé à la base de Bogota toute la matinée. Sur place, on m'a menée directement à la base locale.
Ma journée de boulot s'est achevée à 21h, puis j'ai découvert mon nouveau chez moi, et croyez moi si toute l'humidité de mon corps n'avait pas déjà été évacuée via mes glandes sudoripares, mes yeux auraient été abondamment irrigués, longtemps.
La ville me fait beaucoup penser aux villes balnéaires paumées de Tunisie, en plein mois d'août. Il y fait chaud, ici il fait super humide en plus. Et puis il fait chaud. Et les maisons sont vaguement vides, mais on s'en fout en Tunisie, ce sont des maisons de vacances et on passe le plus clair de son temps à la plage. Ici c'est pareil, sauf que je ne suis ni en vacances ni à la plage.
Je suis en colloc avec deux demoiselles. Étant la dernière arrivée j'ai donc la chambre pourrie, sans salle de bain, sans réelle armoire, sans vrais matelas (c.f. le paragraphe où je parle des maisons de vacance en Tunisie). Y a la clim dans les chambres, c'est toujours ça. Mais juste dans les chambres. Ah et y a pas de wifi et le modem est dans le salon, donc il faut choisir entre confort ou internet.
Voilà. Pour vous donner une idée de la chaleur qu'il fait, les chiens passent leur vie occupés à mourir au sol. Ah et le plus marrant dans tout ça, c'est le travail à la base : notre atelier est en plein air ! Bref faut que je file, j'ai sauna cet aprem...
Bientôt des photos, mais pour le moment je boycotte ma vie.
Qui suis-je ?
"Me tenant comme je suis, un pied dans un pays et l'autre en un autre, je trouve ma condition très heureuse, en ce qu'elle est libre." - R. Descartes
vendredi 30 avril 2010
jeudi 29 avril 2010
Barrancabermeja - Un nom de rêve pour une ville de rêve
Ça y est : l'épée de Damoclès qui pesait sur ma nuque s'est abattue dessus, explosant ma jugulaire sans crier gare.
Je savais que dans ce métier il fallait être mobile et s'attendre à bouger à tout moment. Je savais aussi qu'une autre location me pendait au nez depuis mon arrivée à Bogota, je vous en avais déjà parlé, Barranca (le nickname de la ville au nom le plus pourri du monde), ce petit patelin où il fait 45oC et 98% d'humidité, toute l'année.
Eh ben demain c'est le départ. Je l'ai appris aujourd'hui à 17h30. Ça fait plaisir ! Donc là je fais mes valises, ça fait plaisir ça aussi. Bientôt les photos de la ville au climat le plus pourri du monde, et en attendant, un cri de détresse que j'avais vu ici en ville..
Je savais que dans ce métier il fallait être mobile et s'attendre à bouger à tout moment. Je savais aussi qu'une autre location me pendait au nez depuis mon arrivée à Bogota, je vous en avais déjà parlé, Barranca (le nickname de la ville au nom le plus pourri du monde), ce petit patelin où il fait 45oC et 98% d'humidité, toute l'année.
Eh ben demain c'est le départ. Je l'ai appris aujourd'hui à 17h30. Ça fait plaisir ! Donc là je fais mes valises, ça fait plaisir ça aussi. Bientôt les photos de la ville au climat le plus pourri du monde, et en attendant, un cri de détresse que j'avais vu ici en ville..
mercredi 28 avril 2010
Les clones
Vous avez déjà eu cette impression, de revivre un moment déjà vécu ? Je suppose que oui, et personnellement je ne suis pas convaincue de l'explication scientifique répandue selon laquelle notre cerveau analyse l'image avant le reste ou je ne sais quoi.
Mais je ne suis pas vraiment là pour parler de ça, mais d'un phénomène similaire : avoir l'impression de déjà connaître quelqu'un qu'on vient à peine de rencontrer. En gros tu débarques quelque part, tu rencontres quelqu'un, et pour une raison obscure d'abord, cette personne te dit quelque chose et t'est étrangement familière ! J'ai connu cette impression pour la première fois en arrivant en France je crois. Y avait des gens qui m'étaient plus familiers que d'autres. Je ne les appréciais pas particulièrement davantage, c'était juste un fait, j'avais l'impression de les connaître et j'avais comme des automatismes comportementaux en leur présence.
Au bout d'un moment j'ai compris qu'en fait ces individus me faisaient penser à d'autres personnes (de Tunisie à l'époque) que je connaissais déjà, et que mon instinct reconnaissait cet étranger comme une personne familière avant que mon cerveau ne réalise que c'était parce qu'il me faisait penser à un ami. Je sais pas si c'est très clair.
L'essentiel c'est que depuis que j'ai réalisé ce truc, je me suis mise à reconnaître des clones en chacun. Parfois un grain de beauté peut suffire à susciter cet effet, même si le plus souvent c'est de clonage de caractère qu'il s'agit. Je ne parle pas de figures de littérature classique : le lèche-bottes, la belle gosse tout ça, mais bien de personnes ayant réellement existé dans ma vie : wouah Jojaiver me fait quand même drôlement penser à Yves-Pierrick (cherchez pas, ces prénoms sont purement le fruit de mon imagination, parce que déjà vous imaginez quand même pas que des gens avec des noms pareils pourraient être mes amis, no offense à tous les Jojaiver et Yves-Pierrick du monde). C'est encore plus fou quand la ressemblance est physique ou comportementale, et j'ai rencontré ici quelqu'un qui ressemblait comme un frère à un ami décédé, et ça ça fait vraiment bizarre...
Enfin bref je me demande si plus on grandit et plus on compartimente les gens dans ces boîtes d'équivalence. Est-ce la mort de la spontanéité et de la découverte et sommes nous voués à rencontrer sans cesse les mêmes personnes ? Bah oui parce que si je rencontre une personne qui me rappelle quelqu'un que j'aimais pas, je n'irai sans doute pas vers lui, et inversement proportionnel. Ou peut-être sommes-nous simplement plus à même en grandissant de se rendre compte de notre réseau de neurones (au sens scientifique du terme, cette espèce de boîte noire qui apprend des expériences), et que c'est simplement comme ça que le cerveau fonctionne, en essayant toujours de se raccrocher à quelque chose qu'il connaît pour ne pas être dans un environnement totalement neuf et hostile.
Enfin bref, je m'interroge quoi...
Mais je ne suis pas vraiment là pour parler de ça, mais d'un phénomène similaire : avoir l'impression de déjà connaître quelqu'un qu'on vient à peine de rencontrer. En gros tu débarques quelque part, tu rencontres quelqu'un, et pour une raison obscure d'abord, cette personne te dit quelque chose et t'est étrangement familière ! J'ai connu cette impression pour la première fois en arrivant en France je crois. Y avait des gens qui m'étaient plus familiers que d'autres. Je ne les appréciais pas particulièrement davantage, c'était juste un fait, j'avais l'impression de les connaître et j'avais comme des automatismes comportementaux en leur présence.
Au bout d'un moment j'ai compris qu'en fait ces individus me faisaient penser à d'autres personnes (de Tunisie à l'époque) que je connaissais déjà, et que mon instinct reconnaissait cet étranger comme une personne familière avant que mon cerveau ne réalise que c'était parce qu'il me faisait penser à un ami. Je sais pas si c'est très clair.
L'essentiel c'est que depuis que j'ai réalisé ce truc, je me suis mise à reconnaître des clones en chacun. Parfois un grain de beauté peut suffire à susciter cet effet, même si le plus souvent c'est de clonage de caractère qu'il s'agit. Je ne parle pas de figures de littérature classique : le lèche-bottes, la belle gosse tout ça, mais bien de personnes ayant réellement existé dans ma vie : wouah Jojaiver me fait quand même drôlement penser à Yves-Pierrick (cherchez pas, ces prénoms sont purement le fruit de mon imagination, parce que déjà vous imaginez quand même pas que des gens avec des noms pareils pourraient être mes amis, no offense à tous les Jojaiver et Yves-Pierrick du monde). C'est encore plus fou quand la ressemblance est physique ou comportementale, et j'ai rencontré ici quelqu'un qui ressemblait comme un frère à un ami décédé, et ça ça fait vraiment bizarre...
Enfin bref je me demande si plus on grandit et plus on compartimente les gens dans ces boîtes d'équivalence. Est-ce la mort de la spontanéité et de la découverte et sommes nous voués à rencontrer sans cesse les mêmes personnes ? Bah oui parce que si je rencontre une personne qui me rappelle quelqu'un que j'aimais pas, je n'irai sans doute pas vers lui, et inversement proportionnel. Ou peut-être sommes-nous simplement plus à même en grandissant de se rendre compte de notre réseau de neurones (au sens scientifique du terme, cette espèce de boîte noire qui apprend des expériences), et que c'est simplement comme ça que le cerveau fonctionne, en essayant toujours de se raccrocher à quelque chose qu'il connaît pour ne pas être dans un environnement totalement neuf et hostile.
Enfin bref, je m'interroge quoi...
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